Avis juridique important
   
Contact   |   Recherche   
RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 49 - Mai 2006   
Top
 ACCUEIL
 SOMMAIRE
 EDITORIAL
 Sécurité : la recherche dans les starting-blocks
 ITER s’installe à Cadarache
 Le tracé méconnu de nos frontières
 Sur la piste du phénomène humain
 Ene Ergma, entre la Terre et les étoiles
 Les énigmes des algues bleues
 L'encyclopédie virtuelle des poissons
 COMMUNIQUER LA SCIENCE
 PUBLICATIONS
 AGENDA
 APPELS A PROPOSITIONS

Télécharger le pdf de en fr
BREVES Version imprimable

  PLUS DE PRÉCISIONS  
  RDT info? Votre opinion nous intéresse...

En répondant à quelques questions, vous pouvez nous donner votre avis et nous aider à améliorer RDT info, qui a décidé de prendre un coup de jeune et un nouvel élan après avoir passé le cap de son prochain cinquantième numéro ...
 

Embo : scientifiques, créez vos labos…

Embo : scientifiques, créez vos labos…
L'Embo (The European Molecular Biology Organisation) lance une nouvelle forme de soutien permettant à des scientifiques talentueux de développer leurs recherches dans des conditions optimales en Europe. L'EMBO Strategic Development Installation Grants les aidera à mettre sur pied leur propre laboratoire dans une institution scientifique appartenant à l'un des 25 pays membres de l'EMBC (European Molecular Biology Conference(1). Cette nouvelle aide, d'un montant annuel de 50 000 € pendant cinq ans, est donnée directement aux lauréats. "Nous espérons que cette formule aidera à stimuler la recherche dans les pays participants et contribuera ultérieurement au dynamisme de la science européenne, entraînant ainsi le développement économique et social", estimait Frank Gannon, directeur exécutif de l'Embo, lors du lancement de cette initiative.

La sélection des candidats, hautement compétitive, tiendra compte de leur excellence scientifique. Les six premiers lauréats s'installeront dans des pays d'Europe centrale.

(1) L'EMBC soutient les actions de l'Embo à long terme et promeut une approche transnationale des sciences du vivant.

Programme Habitat – Pour des villes viables

Programme Habitat – Pour des villes viables
"Notre désir partagé pour une meilleure croissance économique, plus de justice sociale, une amélioration de la santé et de la biodiversité ainsi qu'un renforcement de la protection du climat dépendra largement de notre aptitude à gérer nos villes et leur urbanisation. Pas une cité, et donc pas une société, ne peut déclarer être durable si une proportion importante de sa population vit dans la pauvreté, est installée dans des logements précaires, sans accès à l'eau courante, sans systèmes sanitaires, sans éducation ni soins de santé", rappelait Anna Tibaijuka, directrice exécutive du programme Habitat de l'ONU. Elle en appelait alors aux chefs d'Etat et de gouvernement réunis lors de la neuvième session spéciale du Governing Council and Global Ministerial Forum du programme environnement des Nations unies (UNEP), à Dubai, en février dernier.

Le programme Habitat a l'ambition d'assurer à un maximum de personnes un logement et une vie quotidienne décents d'ici 2020. La Commission européenne a signé un protocole d'accord avec ce programme pour développer les travaux de recherche s'inscrivant dans cet objectif, tels notamment ceux qui portent, dans une perspective à long terme, sur l'urbanisme, la gestion de l'eau, l'amélioration des systèmes sanitaires ou l'occupation des sols. Ces travaux sont d'autant plus cruciaux que, d'ici 2050, la planète devrait compter 6 milliards de citadins. Actuellement, près de 80% des habitants de l'Union vivent dans des villes et le développement de ces zones urbaines implique des mesures spécifiques, particulièrement drastiques, afin que ces espaces (sur)peuplés puissent répondre aux impératifs économiques, sociaux, culturels, et environnementaux qui les concernent.

Plus de 250 projets ont été financés à la fois par le programme-cadre de recherche de l'Union et le programme Habitat des Nations unies. Une base de données de ces projets permettra, au cours du second semestre 2006, d'accéder à leurs résultats, qui devraient intéresser en premier chef les responsables politiques.

En savoir plus

Faculty of 1000

Les spécialistes connaissaient Faculty of 1000 Biology, lancé en 2002. Ce service, conçu par Vitek Tracz, président du Science Navigation group, est animé par des experts, des chercheurs et des cliniciens du plus haut renom. Ceux-ci se partagent la tâche pour classer de manière indépendante les articles de leur spécialité, selon la valeur scientifique qu'ils leur confèrent et non pas en fonction du renom des revues dans lesquelles ils sont publiés. Les textes "sélectionnés" sont accompagnés de commentaires. Ils sont classés par "genre" (Novelfinding, Technical advance, Interesting hypothesis, Important confirmation, Controversal findings) et appréciés selon leur intérêt (Recommended, Must read, Exceptional).

Faculty of 1000 Medicine vient d'être lancé en 2006 sur le même modèle. 2 500 chercheurs et cliniciens y participent (même si le label conserve le célèbre chiffre 1 000). Qu'il s'agisse de biologie ou de médecine, cette sélection semble hautement appréciée par ceux qui tentent de s'y retrouver dans la fièvre des publications. Les souscriptions peuvent être individuelles ou institutionnelles. Leur coût varie, notamment avec un service gratuit pour les pays en développement.

2006 – Vive la mobilité…

Logo de l’année européenne de la mobilité.
L'année européenne de la mobilité a été lancée en février dernier. La bougeotte, les Européens? Pas vraiment. Seuls 2% de ceux qui sont en âge de travailler (la même proportion qu'il y a trente ans) vivent à l'étranger. 70% ne projettent pas de se déplacer dans un proche avenir. D'après le dernier sondage Eurobaromètre sur la question (24 000 citoyens sondés en septembre 2005), 53 % des citoyens interviewés appréciaient, en principe, "la liberté de voyager et de travailler dans l'Union". Quant à franchir le pas de s'installer ailleurs… L'éloignement familial et l'habitude d'un certain bonheur "connu" semblent les principaux freins à l'expatriation. 66% des Européens seraient néanmoins prêts à quitter leur région si la nécessité de travailler ailleurs s'imposait.

Les Européens du Nord (79% de Suédois et 72% de Danois) arrivent loin en tête pour affirmer que la mobilité professionnelle représente un atout (contre moins d'un tiers des répondants en Belgique, Allemagne, Estonie et Grèce). La mobilité professionnelle devient cependant une réalité de plus en plus incontournable et, selon différentes études, un changement d’emploi peut contribuer au développement de nouvelles compétences, accroître la satisfaction personnelle, améliorer la capacité d’insertion ou de réinsertion professionnelle.

Forte d'un budget de 10 millions d'euros, l'Année de la mobilité, organisée par l'Union, soutiendra des projets de sensibilisation, des manifestations et des actions concrètes favorisant les "déplacements" professionnels. Le plus pragmatique est l'ouverture du nouveau site Eures. Celui-ci propose quatre "sections" : emploi, CV en ligne, formation, vivre et travailler. On devrait pouvoir y surfer sur un million de propositions professionnelles, émanant de multiples services publics de l'emploi dans 28 pays européens. Près de 900 000 CV et quelque 60 000 employeurs y sont enregistrés.

La section "vivre et travailler" contient des détails sur différentes questions pratiques (recherche d'un logement ou d'une école, fiscalité, coût de la vie, soins de santé, législation sociale, équivalence des qualifications, etc). On y trouve également les coordonnées d'un réseau de sept cents conseillers chargés d'assister les candidats en matière de mobilité.

Parmi les événements organisés, on annonce une importante conférence sur la mobilité, à Vienne, en juin prochain et une vaste Job Fair Europe, en septembre, ponctuée de salons de l'emploi dans une cinquantaine de villes européennes. Des campagnes d'information médiatiques diverses seront prévues, notamment dans les magazines gratuits distribués dans les métros européens. Un blog sera installé sur le site de l'Année européenne. Des activités particulières auront lieu dans les régions transfrontalières, etc. Bref, ça bouge du côté de la mobilité…

2ème Salon européen de la recherche & de l'innovation

Rassembler des chercheurs, des industriels, un public curieux, des jeunes susceptibles d'être intéressés par la science et la découverte… Présenter les cheminements qui vont des idées à leur développement, de leur développement à leur diffusion. En apprendre un peu plus sur le fonctionnement et la vie quotidienne des laboratoires. Trouver une série de "services" – tels que des conseils individuels permettant de peaufiner un CV ou d'élaborer un projet professionnel. Et, bien sûr, participer à des débats et assister à des conférences.

Le Salon a ciblé cette année 11 grandes thématiques, dont on a l'impression… qu'aucun domaine ne puisse leur échapper. Les sujets rivaliseront durant quatre jours, mêlant sciences dures et sciences douces, technologies et recherche fondamentale. Au programme : énergies; santé, médecine et biotechnologies; nouvelles technologies de l'information et de la communication et mathématiques; technologies qui affecteront le quotidien de demain; sciences de la Terre et de l'Univers; environnement et développement durable; sciences de la matière "inerte"; civilisations et sociétés; recherche et entreprises; carrières scientifiques; recherche et politique. D'autre part, un pôle "entreprises industrielles et services" est décliné en six secteurs d'activité: automobile; énergie; chimie; technologies de l'information et de la communication; santé-pharmacie.

"Le salon européen de la Recherche & de l'Innovation est une excellente illustration de ce que nous encourageons dans notre programme européen Science et Société", affirme Jean-Michel Baer, directeur de ce programme à la Direction Générale Recherche. "C'est la raison de notre présence à cet événement, au moment où la recherche est devenue l'une des priorités de l'Union avec le lancement du septième programme-cadre."

Le Salon se tiendra à Paris, Porte de Versailles, du 8 au 11 juin 2006.

R&D : des actes…

Un groupe de quatre experts(1) a été chargé par la Commission européenne, en décembre 2005, de donner son avis sur les moyens de promouvoir les performances de l'Union dans le domaine de la recherche et de l'innovation. Leur vision n'est pas réellement optimiste et les remèdes qu'ils proposent ne sont pas homéopathiques. Présidé par Esko Aho, ex-premier ministre finlandais, ce groupe restreint estime que, du discours aux moyens, le fossé est profond. On nous dit, en effet, depuis le Sommet de Lisbonne que l'Europe deviendra la société la plus compétitive du monde. Qui l'a réellement cru? Qui s'en donne les moyens? Dans leur rapport final, les experts demandent la création d'un véritable pacte pour la recherche et l'innovation, signé par les responsables politiques, industriels et sociaux pour affirmer solennellement leur engagement en la matière. Ils proposent une stratégie en quatre points : créer des marchés favorables à l'innovation; renforcer les ressources de R&D; accroître la mobilité structurelle; promouvoir une culture axée sur l'innovation.

Il ne s'agit pas ici de principes virtuels. Le rapport apporte des analyses précises de l'état des lieux et suggère surtout des "remèdes" possibles. Aux yeux des experts, par exemple, si les entreprises européennes n'investissent pas suffisamment dans la recherche et l'innovation, c'est tout simplement en raison de l'absence d'un marché favorable à la commercialisation des produits et des services nouveaux. Ce marché devrait pouvoir se créer à condition de s'en donner les moyens : prendre des mesures en vue d'harmoniser les réglementations, stimuler la demande par les marchés publics, mettre en place un régime de droits de propriété intellectuelle compétitif, promouvoir une culture centrée sur l'innovation… Pour le groupe "des quatre", un coordinateur indépendant devrait être chargé d'orchestrer l'action européenne de relance de la R&D dans les Etats membres.

Le groupe demande aussi des changements importants dans l'application du budget communautaire. Il recommande, notamment, un triplement de la proportion des crédits des Fonds structurels apportés à la recherche et l'innovation, pour les faire grimper à 20% et estime, par ailleurs, que l'innovation devrait apparaître dans tous les budgets administrés par la Commission. Il émet également plusieurs suggestions pour arrêter l'érosion impressionnante des investissement en capital-risque (946 millions € en 2004 contre 9,66 milliards en 2000…).

Sur le plan des ressources humaines, les experts sont partisans de la mobilité sectorielle et estiment qu'au cours d'une année, 10% des membres de la communauté de la recherche en Europe devraient franchir les frontières entre la science, l'industrie et le gouvernement.

(1) Composé de MM. Esko Aho, ex-premier ministre finlandais, Jozef Comu, ancien président d'Alcatel Telecom, Luke Georghiou (Manchester Business School) et Antoni Subirà (ISE – Barcelone).

Projet Tseur

Adriano Aguzzi, professeur à l'Institut de neuropathologie de l'Hôpital universitaire de Zurich (CH), coordonne le projet européen Tseur. Cette recherche porte sur les troubles neurodégénératifs résultant des maladies à prions. Il était interviewé dans la revue suisse Euresearch INFO. Voici quelques extraits de son témoignage.

"Une bonne recherche, aujourd'hui, est globale. Il n'est pas judicieux de comparer la recherche nationale et la recherche européenne. L'indice de référence devrait toujours être la recherche internationale. "

"La recherche européenne présente une certaine bureaucratie. Pour le reste, l'internationalisation, ce n'est que fun! Les contacts internationaux et la mobilité font partie des éléments qui rendent le métier de chercheur attrayant. Plus les années passent, plus la recherche européenne me convainc. Lorsque j'ai commencé à participer à des projets européens, il y a plus de dix ans, j'étais d'avis que la bureaucratie et ce regroupement artificiel de laboratoires étaient inutiles. J'y ai participé principalement pour des raisons de financement. Nous travaillons depuis plusieurs années à l'un des projets. Au départ, chaque laboratoire avait son propre calendrier, les acteurs avaient tendance à être concurrents plutôt qu'à coopérer. Certains laboratoires étaient de haute qualité, d'autres de qualité misérable. La situation a changé au cours des années, s'est améliorée, surtout au niveau de la coopération bilatérale. Les acteurs ont échangé des connaissances, les jeunes chercheurs ont pu travailler dans plusieurs laboratoires."

"Pour la qualité de la recherche, la mobilité est une obligation. Malheureusement, certains laboratoires entravent cette culture au lieu de la promouvoir. Pour moi, la mobilité dans mon laboratoire est très importante. Le grand problème, pour la plupart des pays, tient au fait qu'en général les chercheurs expatriés ne reviennent pas, ou qu'il n'existe pas de programmes nationaux d'encouragement à la mobilité. Par rapport aux autres pays européens, la Suisse a beaucoup fait et investi dans ce domaine, et elle peut être considérée comme un modèle à cet égard."



En savoir plus

Les bonnes pratiques de l'élevage

Les bonnes pratiques de l'élevage
Deux initiatives européennes doivent permettre d'améliorer la sélection et la reproduction des animaux d'élevage.

Tout d'abord, un code de bonnes pratiques a été élaboré dans le cadre du Code-Efabar. Bénéficiant d'un soutien européen de 300 000 €, celui-ci exploite les acquis de deux projets antérieurs, Farm Animal Breeding and Society (Fabre) et Sustainable European Farm animal Breeding and Reproduction (Sefabar). Ces deux recherches multidisciplinaires ont réuni des scientifiques, des éleveurs, des associations de consommateurs, des spécialistes de biotechnologie, des sociologues, des experts, des économistes, des spécialistes des questions éthiques d'une douzaine de pays. Ceux-ci ont uni leurs compétences pour trouver un consensus entre les besoins des entreprises d'élevage et les attentes de la société. Ils ont élaboré des scénarios acceptables pour la sélection et la reproduction "durable" des animaux.

Le Code-Efabar sera certifié officiellement par un organisme ad hoc et comprendra un volet formation. L'objectif de l'Union est que les entreprises, notamment les PME, adoptent ce code et obtiennent un certificat de conformité. Les principes appliqués doivent leur permettre d'atteindre tout à la fois des niveaux élevés de santé et de bien-être pour les animaux et des produits alimentaires sûrs et de bonne qualité.

D'autre part, la plate-forme technologique européenne Fabre-TP veut réunir différents acteurs – chercheurs, industriels, organisations de consommateurs, etc. – pour élaborer un scénario de la manière dont la sélection et la reproduction durable des animaux d'élevage se développeront à moyen et long termes (15-20 ans) et quels travaux de recherche doivent être réalisés dans cette optique.

Les recherches dans ce domaine ont été soutenues jusqu'ici à hauteur de plus de 25 millions € dans le sixième programme-cadre. Les projets aidés concernent notamment des technologies de pointe, comme la génomique, qui devraient avoir un impact important sur la sélection.

Septième programme-cadre : la dernière ligne droite

Jugée insuffisante par le Parlement européen (PE), la dotation financière du septième programme-cadre de recherche (PCR) proposée par la Conseil des Ministres en décembre 2005 a finalement été légèrement revue à la hausse (+ 300 millions €) dans le cadre du compromis intervenu entre le PE et la Présidence autrichienne du Conseil en avril 2006. A prix constants (base 2004), elle atteint ainsi 48 milliards d'euros (G€) pour la période 2007-2013. En prix courants incluant l'inflation prévisible durant ce septennat, ce montant se chiffrera en crédits effectifs de 54 G€. Ce budget est, certes, inférieur de 30% par rapport aux propositions initiales de la Commission, mais l'augmentation annuelle moyenne des dotations sera de 60% plus élevée que dans le programme 2002-2006.

Dès que ces chiffres auront été avalisés définitivement par le Conseil et le Parlement européen, la Commission présentera une version remaniée de ses propositions pour les priorités de recherche à atteindre dans le programme-cadre. Sous la houlette de la Présidence finlandaise, celles-ci doivent être discutées avec le Conseil et le PE durant la seconde moitié de 2006.

La hausse serait progressive, partant d'un budget annuel (en prix constants) de 5,17 G€ en 2007 pour atteindre 8,85 G€ en 2013(1), soit une croissance de 75% par rapport aux moyens actuels.

Today is the futurE
Le septième programme-cadre doit démarrer dès le début de l'an prochain, et son lancement sera marqué, le 7 mars 2007 à Bruxelles, par un grand Forum   intitulé Today is the futurE. Cet événement très diversifié mélangera la participation des plus hautes autorités de l'Union à de nombreux échanges intéressant la communauté des chercheurs, les décideurs économiques et politiques, les médias ou encore un public citoyen, incluant les jeunes. L'événement sera, à cet égard, doublé d'une vaste et attractive exposition publique sur la recherche européenne, qui sera installée jusqu'à la fin mars dans le prestigieux patrimoine industriel Tour et taxis de la capitale belge.

(1) Compte non tenu des 300 millions € ajoutés en avril 2006.

L'apport des fondations à la recherche

L'apport des fondations à la recherche
Etonnant? La science doit beaucoup aux fondations, ces héritières contemporaines des "œuvres de bienfaisance". Leur particularité et leur rôle sont souvent aussi peu connus que mal évalués. L'European Foundation Centre (EFC) estimait leur nombre à 62000 dans les 15 Etats membres en 2001 – elles doivent être, depuis lors, beaucoup plus nombreuses. Les fondations ne dépendent ni des gouvernements, ni des entreprises. Leur comité de direction, leurs méthodes de gestions et leurs sources de revenus varient d'une entité à l'autre, mais elles partagent un même objectif de "bien commun" (santé, éducation, recherche, culture, œuvres sociales, etc.). Leurs relations avec les pouvoirs publics, leur statut légal et fiscal, leurs conditions d'opération, diffèrent considérablement à travers l'Europe.

Un groupe d'experts mis en place par l'Union, auteur du récent rapport Giving More for Research in Europe, propose notamment de s'appuyer davantage sur ce type particulier de ressources privées, en suscitant plus de synergie entre les pouvoirs publics, les acteurs de la recherche et les gestionnaires des fondations, et en permettant à celles-ci de travailler dans un contexte mieux adapté. Dans cette optique, ils recommandent notamment:

  • des actions de sensibilisations, d'information, de mises en place de campagnes de donations sur des thèmes précis;
  • l'amélioration de l'environnement fiscal et législatif (régimes simplifiés, détaxations, etc.);
  • la création de mécanismes permettant d'augmenter les fonds, par exemple la promotion d'un "capital-risque philanthropique" au niveau européen et le recours aux fonds publics pour créer une nouvelle génération de fondations;
  • la promotion d'un environnement communautaire plus propice et l'encouragement à une gestion administrative transparente et responsable de ces organisations;
  • la mise sur pied d'un forum européen des fondations de recherche favorisant notamment les échanges d'expériences et bonnes pratiques.
Les conclusions du rapport ont été présentées et débattues lors d'une conférence qui a eu lieu, à Bruxelles, les 27 et 28 mars derniers.

L'inserm s'internationalise

L'inserm (Institut de santé publique et de recherche médicale français), basé à Paris, vient d'ouvrir une seconde antenne hors frontières à l'université de Glasgow. Cette untié est hébergée par le Wellcome Centre for Molecular Parasitology, qui mène des recherches complémentaires dans le domaine de la malaria. Une première expérience de ce type avait déjà été conduite avec succès à Heidelberg.

Propriété intellectuelle

L'IPR-Helpdesk, basé à l'université d'Alicante et soutenu par l'Union, est désormais opérationnel. Une help-line et un site très bien documenté permettent de tout savoir sur la délicate question de la propriété intellectuelle et des brevets. Le Helpdesk est accessible en anglais, espagnol, français, italien, allemand et polonais.

Librairie virtuelle

En novembre 2005, feu vert a été donné par les ministres européens de la culture pour lancer The European Digital Library. L'objectif est de rassembler tout le savoir écrit du monde (livres, magazines, journals, éditions virtuelles et papier) sur un portail reprenant les trésors engrangés dans 45 bibliothèques nationales. Mais de quoi s'agira-t-il exactement, qui va les utiliser, comment? Beaucoup de réponses se trouvent sur le site où il suffit de jeter un coup d'œil sur les dix questions les plus fréquemment posées sur ce projet… La Biliothèque vous incite également à envoyer vos avis et commentaires pour lui permettre de mieux répondre aux attentes de ses lecteurs virtuels.

Top
  RDT info? Votre opinion nous intéresse...

En répondant à quelques questions, vous pouvez nous donner votre avis et nous aider à améliorer RDT info, qui a décidé de prendre un coup de jeune et un nouvel élan après avoir passé le cap de son prochain cinquantième numéro (soit dix années d'existence...).

Il suffit de visiter la page d'accueil de la Direction Générale de la Recherche où vous pouvez directement cliquer sur le bref questionnaire électronique prévu à cet effet.

Merci d'avance pour votre précieuse participation.

POUR EN SAVOIR PLUS

CONTACTS