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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 48 - Février 2006   
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RéCHAUFFEMENT CLIMATIQUE
Title  Les inconnues des océans

1,3 milliard de milliards de mètres cubes d'eau recouvrent les trois quarts de la planète Terre. Dans le processus actuel de réchauffement climatique qui s'affirme inéluctablement, la façon dont peut réagir l'immense masse liquide des océans joue un rôle, à tous égards, essentiel.

Les inconnues de l’océan
Stockant la chaleur bien mieux que les terres émergées, les masses d'eaux océaniques forment d'abord un formidable réservoir de l'énergie apportée par le rayonnement solaire. Ce milieu mobile et sans frontières agit ensuite, via les courants marins – en surface comme en profondeur –, comme un répartiteur de cette chaleur reçue par la planète. Au fil des ans, une science dite de l'océanographie dynamique s'est efforcée de traquer les itinéraires de cette circulation hypercomplexe. Elle montre aujourd'hui que, du Nord au Sud, d'Est en Ouest, un réseau global d'interconnexions est à l'œuvre suivant un processus cyclique que l'Américain Wallace Broeker rendit célèbre, il y a une vingtaine d'années, en le qualifiant de "tapis roulant océanique". La durée de ce singulier cycle sous-marin est estimée entre 1000 et 2000 années…

Au-delà de cette fonction de répartition, l'importance des océans dans la problématique climatique réside dans le jeu primordial qu'ils exercent dans le cycle du carbone. Ils absorbent et "neutralisent" une part importante de CO2 atmosphérique. En outre, les fonds sous-marins bio-produisent et stockent des quantités énormes de méthane, le second gaz à effet de serre responsable du réchauffement. Mais cette capacité à fonctionner comme un réservoir à carbone est évolutive et, le cas échéant, réversible. Dans une sorte d'effet de boucle provoqué par le réchauffement lui-même, le mouvement inverse de libération des gaz stockés pourrait conduire au scénario du pire en renforçant l'effet de serre.

On comprend donc pourquoi, dans l'intense mobilisation des recherches internationales sur la question du réchauffement climatique, le renforcement des connaissances sur les océans est un challenge majeur. L'acquisition du savoir sur ce milieu immense, fluctuant, plongé dans l'obscurité et franchement hostile à bien des égards, soulève des difficultés énormes pour mesurer et interpréter des données fiables et, en finale, produire des modèles. Mais elle est à la fois vitale et passionnante, car elle permet de pénétrer l'une des composantes les plus subtiles de la singulière "horlogerie écologique" de la planète bleue.

    
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