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| COMMUNIQUER LA SCIENCE |
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CER 2005, rendez-vous en novembre…Les journalistes "traitent-ils" correctement (de) la science ? Les chercheurs doivent-ils descendre dans la rue? Jusqu'où peut-on vulgariser? Que se passe-t-il dans les coulisses des musées? Quel avenir pour l'édition scientifique? Comment imaginer la science à la radio, la télévision, sur Internet, à l'école? Les cafés scientifiques permettent-ils de vrais débats? Quelles différences entre communication et information? Les chercheurs boudent-ils le public? Le public est-il indifférent à la recherche?
La prochaine rencontre CER (Communiquer la recherche européenne) ne craint pas les questions directes et les discussions ouvertes. L'approche avait déjà connu un réel succès lors de son "baptême", en 2004. Cette seconde édition aura lieu, à Bruxelles, les 14 et 15 novembre prochains. Elle permettra aux acteurs de la science et de la communication de dialoguer à travers des débats, des exposés, la présentation de success stories, au cours de rencontres plus informelles ou de sessions de travail plus ciblées.
La recherche européenne sera le thème d'une exposition centrée sur différents types de communication scientifique. Par ailleurs, un Forum des participants offrira à ceux-ci l'occasion de concrétiser leurs propres initiatives (tables rondes, ateliers, événements sociaux, etc.). Des points presse rythmeront ces deux journées. Une présentation du septième programme-cadre de recherche (2007-2013) clôturera la rencontre.
Musées - "Les centres de sciences sont appréciés pour leur faculté d'intéresser les jeunes à travers des activités ludiques, à tel point que notre activité est considérée uniquement de ce point de vue. Pourtant, des centaines de scientifiques travaillent directement pour la recherche dans bon nombre de nos institutions. D'autre part, nos activités ont bien souvent des répercussions importantes dans la presse et nous sommes directement responsables de certains événements média. Les musées et centres de sciences sont bien plus que des plaines de jeux. Ils sont de vrais partenaires potentiels pour communiquer la recherche." Walter Staveloz - Ecsite (European network of science centers and museums)
Ailleurs - "La présentation de la science dans la rue est une manière de la montrer, loin des institutions et des musées, et d'engager le dialogue sur un "terrain neutre", là où se trouvent les gens. Les rues piétonnes, les centres commerciaux, et pourquoi pas les prisons, sont des espaces populaires où les scientifiques peuvent rencontrer une nouvelle audience." Mikkel Bohm - Euscea (European science events association)
Partager - "La société de la connaissance ne se créera pas d'elle-même. Ceux qui possèdent le savoir doivent partager leur vision de la compréhension de la nature et des activités humaines, autrement ils se retrouveront isolés dans une tour d'ivoire, sans moyen d'interaction avec la société." Jens Degett - Euroscience
Ecoles - "Les initiatives qui s'adressent aux élèves, aux étudiants et aux enseignants, peuvent motiver les jeunes à embrasser une carrière scientifique. Le succès de Physics on Stage, réalisé par EIROforum, a clairement montré les bénéfices apportés par la rencontre de différents acteurs de la science et de l'éducation, à travers un dialogue transnational." Silke Schumacher - EMBL (European Molecular Biology Laboratory)
Radio - "Est-ce que les ondes, ou d'autres technologies audio, sont un espace privilégié pour forger des relations entre la science et la société? Qu'est-ce qui fait une "bonne" histoire de science pour la radio? Est-ce que la langue est un réel obstacle à la communication de la recherche européenne? Notre projet vise à analyser la place que la science occupe dans les émissions et évaluer leur impact sur le public." Elisabetta Tola - Scirab (Science in Radio Broadcasting)
Télévision - "Pourquoi devrait-il y avoir plus de programmes sur la science à la télévision? Parce que la science et la recherche ont une fonction publique et sociale. Elles sont importantes pour chacun d'entre nous, pour nos sociétés, notre bien-être, notre développement économique et le progrès technologique. Et parce que la science et la recherche présentent tout à la fois des bénéfices et des risques. Nous devons donc être informés." Laura Longobardi - UER (Union européenne de radio-télévision)
Culture - "Nous sommes passés de la société industrielle à celle du savoir dans laquelle l'accès à l'information et à la culture est essentiel. Mais notre système éducatif et nos médias manquent de réflexion intellectuelle et de capacité de mise en contexte. Nous avons besoin de davantage d'éducation et d'esprit critique, mais nos médias propagent une fast-thinking way of life. Comment Internet et les autres nouvelles technologies de l'information changeront-elles la façon traditionnelle de diffuser les nouvelles scientifiques? Pourrons-nous communiquer la science avec des SMS?" Vladimir de Semir - Président du PCST (International Network on Public Communication of Science and Technology)
Nano en questions | Nano Ring © Ghim Wei Ho-Mark Welland | Un cheveu mesure environ 80 000 nanomètres de large. Un nanomètre équivaut à un millionième de millimètre. Cette échelle de l'infiniment petit est utilisée aujourd'hui dans de nombreuses technologies concernant les domaines de la médecine, la physique, la chimie, l'ingénierie. Les "nanos" pourraient permettre, notamment, des avancées dans les thérapies contre le cancer ou l'accroissement de la puissance et de la vitesse des processeurs électroniques. Un sondage européen et l'organisation, à Londres, d'un débat entre scientifiques et citoyens démontrent la volonté des spécialistes d'écouter et d'informer sur cet univers du minuscule.
Nanoforum… Nanotechnologies et nanosciences (N&N), quel est leur impact? Où se situe l'Europe dans ce domaine? Faut-il ici, comme dans les recherches sur le vivant, des codes de bonne conduite et des garde-fous éthiques? Une vaste enquête en ligne (720 réponses, 32 pays européens) a été réalisée par l'organisation Nanoforum, en collaboration avec la Commission. Les interviewés étaient des chercheurs, des journalistes, des enseignants, des acteurs de l'industrie. Certaines réponses résonnaient comme des "oui" massifs. Les nanotechnologies auront un impact sur l'industrie européenne (90%) et les citoyens européens (80%) endéans les dix ans. L'Europe pourrait être confrontée à un manque de chercheurs dans ces spécialités qui exigent, en outre, des approches et des connaissances interdisciplinaires (90%). La coopération avec les pays développés (96%) – et également en développement (76%) – est importante et un code de bonne conduite international serait le bienvenu (87%). 79% des personnes sondées estiment, par ailleurs, que le financement de la R&D dans ce domaine devrait être fortement soutenu par le programme-cadre de recherche, d'autant que l'Europe est perçue comme "loin derrière" les Etats-Unis (76%).
L'enquête complète peut être consultée en ligne dans le rapport Outcome of the Open Consultation on the European Strategy for Nanotechnology, sur le site de Nanoforum.
… et Nanojury
 | Bucky Earth © Chris Ewels | Mais qui maîtrise vraiment ce nanomonde, et où nous entraîne-t-il? En 2003, le gouvernement britannique a commandé une étude sur le développement des nanotechnologies et sur les nouvelles questions éthiques, de sécurité, de santé, de société qui pourraient en découler et qui échapperaient aux législations en cours. Ce débat secoue le monde scientifique britannique, bien décidé à ouvrir ses recherches et ses défis au grand public. "Nous avons retenu les leçons d'autres domaines, comme les OGM, où la science, les applications et le public ont été disconnectés l'un de l'autre", estime Mark Welland, professeur de nanotechnologies à l'université de Cambridge, interviewé par le quotidien The Guardian.
Mark Welland est partie prenante du NanoJury qui sera lancé à Londres en septembre prochain. Pendant cinq semaines, un certain nombre d'experts écouteront les remarques, les craintes, les recommandations, les questions d'une vingtaine de non-spécialistes et discuteront avec eux, de manière informelle, des possibilités et de l'avenir des nanotechnologies. Ce public, qui a demandé à participer à ce débat citoyen, est a priori concerné par le sujet. Au-delà de la réflexion, ce dialogue entre public et scientifiques devrait peser sur l'approche même de la recherche. Pour Mark Welland, "au-delà de la réponse en définitive favorable ou défavorable du jury, la valeur de cette expérience est d'apprendre comment la science et la technologie doivent intégrer la compréhension qu'en a le public pour la définition d'un futur responsable."
Rejoindre le YEBN | | Quelques membres du YEBN lors de la Conférence Science et Société organisée à Bruxelles, en mars dernier, par la DG Recherche | L'idée a été lancée au salon Biotechnica, à Hanovre, en 2001. Objectif : créer des ponts entre tous ceux qui sont engagés dans les sciences du vivant. Depuis lors, le Young European Biotech Network (YEBN) est un espace virtuel truffé de données très concrètes, dont une grande partie est fournies par les membres du réseau : dernières découvertes et informations, liens utiles, renseignements bibliographiques, offres d'emploi… Faire partie de cette association, "découpée" en sections nationales, c'est pouvoir participer à des conférences, des expositions, des discussions de groupe, connaître d'autres passionnés… Très dynamiques, les YEBN se déplacent un peu partout où les biotechnologies peuvent être présentées ou discutées – ainsi se trouvaient-ils à la dernière Conférence Science et Société organisée par la DG Recherche et aux Journées de la biotechnologie à Lisbonne début juin. L'organisation, qui fonctionne avec des volontaires et sur ses propres fonds, est une filiale de l'EFB (European Federation of Biotechnology). Le réseau s'intéresse donc essentiellement aux sciences appliquées et aux possibilités de recherche dans l'industrie. Argument lancé aux membres potentiels: "Faire partie d'un réseau est d'une importance capitale, non seulement pour la carrière et pour l'information, mais aussi parfois pour le plaisir…" Sophie K sur les planches d'Avignon"Il serait tentant de dire que c'est du président de Harvard, Larry Summers, et de sa gaffe récente sur l'incapacité du cerveau féminin à faire des mathématiques, que nous est venue l'idée de consacrer un spectacle à Sophia Kovalesvskaïa", raconte Jean-François Peyret, co-auteur et metteur en scène du Cas de Sophie K, présenté cet été au célèbre Festival d'Avignon (FR). Mathématicienne, luttant en plein XIXème siècle pour l'égalité des femmes, Sophie doit se battre pour suivre des cours de mathématiques alors que les portes des universités lui sont fermées. Travaillant en dehors des auditoires avec des mathématiciens reconnus, elle se lance dans des recherches sur les intégrales abéliennes et publie une étude sur la rotation des corps autour d'un point fixe pour laquelle elle obtient le prix de l'Académie des sciences de Paris en 1888. Elle sera ensuite la première femme à obtenir une chaire de mathématiques dans une université – celle de Stockholm.
"Notre intérêt n'est pas seulement historique mais il nous importait aussi d'examiner l'héritage de Sophie et de savoir ce que les scientifiques d'aujourd'hui pouvaient en faire", poursuit Peyret. C'est pourquoi ce spectacle sera donné en présence de scientifiques – et avec leur concours pour en prolonger les interrogations.
Ce spectacle est soutenu par la DG Recherche et s'inscrit dans le cadre de l'action Researchers in Europe 2005.
Passionnés du ciel, à vos marquesLe Soleil, les planètes et la Lune, les astéroïdes, la naissance et la mort des étoiles, les galaxies… Cinq grands thèmes sont proposés aux astronomes amateurs désireux de participer au concours Skywatch. Les participants sont répartis en trois groupes : moins de 15 ans, 15-18 ans, adultes. Ils peuvent envoyer des projets individuels, ou développés par deux personnes (pas plus) avant le 30 septembre. Ce concours se déroule en trois étapes. Pour la première, les concurrents utilisent les données engrangées par les observatoires du réseau Skywatch pour élaborer un projet succinct sur le thème de leur choix (un exemple, traitant des galaxies, est accessible sur le site). Une première sélection choisit dix projets par groupes. Dans une deuxième phase, les participants affinent leur travail, en tenant notamment compte des paramètres mouvants (conditions climatiques, degré de visibilité des objets célestes) qui interfèrent dans les observations astronomiques. Les trente sélectionnés pourront, pour ce faire, demander la réalisation d'observations par le SkyWatch Network of Robotic Telescopes.
Le jury se basera sur les deux étapes de leurs travaux pour désigner trois lauréats. La récompense suprême, pour ces passionnés, se concrétisera par la possibilité d'avoir accès, pendant un an, aux installations du télescope de Liverpool (UK). La remise des prix aura lieu durant la semaine européenne de la science, du 21 au 25 novembre.
La nuit du 23 septembreCette nuit-là sera celle des chercheurs européens. Un peu partout, à travers le continent, ceux-ci iront à la rencontre du public dans la rue, dans les cafés de science, au théâtre ou dans les musées, au cinéma… Organisé par la DG Recherche dans le cadre de l'initiative Researchers in Europe 2005, ce temps fort a pour objectif de croiser les chemins des citoyens – surtout les jeunes – et des chercheurs, à travers des événements qui ont un petit air de fête. Peut-être tout simplement pour mieux dire que la recherche scientifique est une activité passionnante et que ceux qui la pratiquent ne ressemblent nullement à quelque tribu enfermée dans sa tour d'ivoire.
Cette nuit du 23 septembre s'inscrit dans une série d'événements, dont certains ont déjà commencé en juin et d'autres se dérouleront jusqu'à la fin du mois de novembre.
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