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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 45 - Mai 2005    
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 SOMMAIRE
 EDITORIAL
 La logique du "bond en avant"
 Profil du septième programme-cadre
 L’avant-poste oriental de l'Espace européen de la recherche
 La tradition agronomique
 Naissance d'une recherche dopée par l’Europe
 Out of Africa
 Les campylobactéries mises en examen
 Rendez-vous des mondes lointains
 Sortir de prison. S'en sortir?
 Les chercheurs au-devant de la scène
 COMMUNIQUER LA SCIENCE
 PUBLICATIONS
 AGENDA
 OPINION
 COURRIER
 APPELS A PROPOSITIONS

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Une charte pour les chercheurs

Une charte pour les chercheurs
Qui sont les chercheurs ? Des "spécialistes travaillant à la conception ou à la création de connaissances, de produits, de procédés, de méthodes et de systèmes nouveaux et à la gestion des projets concernés". Cette définition, communément admise, rassemble tous ceux qui, de différentes manières (du fondamental à l'appliqué, en passant par l'enseignement, l'innovation, etc.), sont occupés dans la R&D. Beaucoup d'entre eux, quelle que soit leur spécialité ou leur statut, partagent un sourd malaise, parfois ouvertement exprimé aux autorités dans différents pays européens. Ils soulignent les carrières et statuts fragiles, les contrats très temporaires, les faibles rétributions et la diminution des crédits dans divers domaines, l'obligation de se disperser dans des activités annexes de plus en plus envahissantes (gestion, recherche de fonds, activités de conseil, etc.). Tous ces maux, mis ensemble, contribuent au manque de vocations. Ce mal-être dans la profession de chercheur est antithétique par rapport à la priorité affirmée de l'Union en faveur de la société de la connaissance, des atouts du savoir, de l'innovation technologique, de l'importance des ressources humaines et de l'intelligence au cœur de la compétition mondiale.

Pour aider au dénouement de ces contradictions, la Commission a publié, en mars dernier, une recommandation visant au respect d'une nouvelle Charte européenne du chercheur et au code de conduite au sujet de leur recrutement. La charte se présente comme "un ensemble de principes généraux et de conditions de base qui spécifie les rôles, les responsabilités et les prérogatives des chercheurs et des employeurs et/ou bailleurs de fonds de la recherche". Elle concerne les perspectives et le développement de carrières "durables", l'encouragement et la facilitation de la mobilité fondée sur une politique cohérente, la mise en place de procédures de recrutement ouvertes, transparentes, égalitaires vis-à-vis notamment du genre et de l'origine ethnique. La Commission insiste également sur la couverture en matière de sécurité sociale – notamment les transferts de droits à la retraite, d'un pays ou d'un travail à l'autre, qui constituent souvent un casse-tête très handicapant pour la mobilité. Des articles consacrent l'importance de la liberté de recherche, des principes éthiques, de la responsabilité professionnelle. D'autres abordent les bonnes pratiques, les déroulements de carrière, la diffusion des résultats, l'engagement moral des scientifiques vis-à-vis de la société (notamment en portant leurs travaux à la connaissance du plus grand nombre).

Les recommandations adressées aux employeurs portent sur la reconnaissance de la profession et les salaires, la non discrimination, les conditions de travail (notamment la conciliation famille-carrière). La nécessité d'un "équilibre représentatif entre hommes et femmes à tous les niveaux du personnel, y compris celui des directeurs de thèse ou de stage et des gestionnaires" est particulièrement mise en avant. Sont également traitées les questions de formation à la recherche, à toutes les étapes de la carrière, de droits de propriété intellectuelle, la place de l'enseignement (par exemple dans les systèmes d'évaluation). Le code de conduite demande, enfin, la prise en compte des expériences de mobilité, de variations de carrière, etc.


La recherche dans le projet de Constitution de l'Union

La recherche dans le projet de Constitution de l'Union
Quoi de neuf pour la politique de recherche dans le nouveau Traité fondamental que les Etats membres sont appelés à ratifier? D'abord, une refonte et une clarification globales de la présentation des principes de base de cette compétence de l'Union, ensuite l'enrichissement d'un certain nombre de points.

Le concept d'Espace européen de la recherche (EER) est défini comme le véritable socle sur lequel sont réaffirmés les objectifs : circulation de connaissances, développement de la compétitivité globale et industrielle, réponse aux besoins de recherche soulevés par l'ensemble des politiques de l'Union. Les actions continuent toutes à être intégrées dans les programmes-cadres pluriannuels – adoptés par une loi de co-décision entre le Conseil et le Parlement européen – où sont clairement établis les objectifs et les moyens, mais avec suffisamment de flexibilité en fonction de l'évolution des situations. Cet instrument pivot de la politique de recherche englobe la coopération dans la mise en œuvre de programmes spécifiques, l'ouverture internationale, la diffusion et la valorisation des résultats, la formation et la mobilité des chercheurs.

Dans l'article III-250, outre le renforcement de la cohérence et de la coopération au niveau de l'EER, l'action de la Commission peut se traduire dans le lancement et la participation à des initiatives de coordination et de mise en cohérence entre les politiques de l'Union et des Etats membres, avec un droit de regard assuré au Parlement européen. Un autre article (III-252) stipule la possibilité d'ouvrir une participation financière de l'Union à des programmes complémentaires entrepris par certains Etats membres. Enfin, l'article III-253 prévoit la création d'entreprises communes.

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    Les nouvelles dispositions de la Constitution sont traitées dans la Partie III ("Les politiques et le fonctionnement de l'Union") – chapitre III ("Politiques dans d'autres domaines). La recherche est reprise sous la section 9 de ce dernier, des articles III-248 à 253. Les articles 254 et 255 de cette section définissent les principes de la politique spatiale.


Communiquer la recherche européenne (CER)

Communiquer la recherche européenne (CER)
La première édition du CER, en 2004, connut un franc succès. 500 personnes y participèrent, notamment 120 journalistes appartenant à 28 pays. Scientifiques, chercheurs, professionnels de différents médias et de la sphère de la communication eurent l'occasion de "croiser" leurs deux univers et d'en apprendre un peu plus l'un sur l'autre. Des exposés, des débats, la présentation d'expériences et de bonnes pratiques, ainsi que des rencontres informelles leur permirent, réciproquement, de mieux cerner les enjeux de la communication de la science. Ils dialoguèrent sur les moyens offerts à la recherche pour se présenter à différents publics, sans pour autant tomber dans une "vulgarisation" simplificatrice.

La seconde rencontre CER aura lieu les 14 et 15 novembre 2005. Le monde de la recherche et celui de la communication auront, à nouveau, l'occasion d'approfondir les thèmes essentiels sur lesquels leurs deux "métiers" peuvent trouver un terrain d'entente. Ils échangeront les meilleures pratiques, définiront en commun des stratégies, analyseront la manière de diffuser les résultats de la recherche vers le public en général et la presse en particulier. Des sessions parallèles se pencheront plus particulièrement sur les succès et les échecs de communication, les nouvelles tendances dans ce domaine, les relations entre la science et différents médias (TV, radio, presse écrite), le journalisme scientifique, la science à l'école, etc.

Cette manifestation permettra également de présenter une large "vitrine" de la recherche européenne, et ce par plusieurs biais : la présentation, durant la conférence, des avancées de la recherche européenne et des activités scientifiques en cours ; une exposition rassemblant des initiatives venant à la fois du monde de la communication et de celui de la recherche.

Au-delà de ces activités, les portes de l'imagination sont ouvertes. Un Forum des participants offre à ceux-ci l'occasion d'organiser leurs propres événements (tables rondes, ateliers, événements sociaux, etc.).

Ces deux journées se termineront par une présentation du septième programme-cadre de recherche, qui débutera en 2007.

  • En savoir plus
    Annonce, programme, inscriptions, forum des participants, etc.


Infrastructures

Quelles nouvelles infrastructures pour la recherche européenne? Telle est la question posée par l'European Strategy Forum on Research Infrastructures (ESFRI), qui a présenté, début avril 2005, une liste de "23 opportunités" couvrant l'astronomie et l'astrophysique, les nanotechnologies, la physique de la matière, la biologie et la biomédecine, les applications de superordinateurs, l'environnement et les sciences sociales et humaines.  


La recherche, côté cour et jardin

L'association suédoise Vetenskap och Allimänhet (VA), visant à rapprocher les chercheurs du grand public, propose deux documents, téléchargeables en anglais, présentant les résultats d'enquêtes menées dans ce pays : How Researchers View Public and Science (2003) et How Teachers View Science (2004). Bien que géographiquement circonscrits à la Suède, ces rapports n'en sont pas moins révélateurs et pourraient inspirer de semblables enquêtes dans d'autres pays. On y relève notamment que peu de chercheurs pensent que leur travail intéresse réellement le grand public. Bonne nouvelle, en revanche : un professeur sur deux note l'intérêt croissant pour la science chez ses élèves…


Femmes et sciences

L'Unité Femmes et Sciences de la DG Recherche a présenté une nouvelle publication Women and Science: Excellence and Innovation - Gender Equality in Science. On y trouve un panorama de toutes les actions menées depuis 2001 sous l'égide de l'Union, ainsi que celles qui se préparent. De nombreuses statistiques sur la place des femmes dans la recherche de différents pays de l'Union y sont présentées. A noter : sur le budget de 20 millions € consacré par le sixième programme-cadre à l'action Femmes et sciences, la tranche 2005-2006 atteint 5,7 millions €. Deux millions € seront alloués à la plate-forme européenne des femmes scientifiques, dont l'objectif est d'organiser un réseau entre tous les acteurs(trices) et organisations travaillant à l'égalité entre les genres dans ce secteur. La Commission propose également la création d'un prix récompensant les meilleurs travaux sur la recherche sur le genre.


Armes biologiques

Deux scientifiques américains, Margaret Sommerville et Ronald Atlats, proposent un code éthique, en neuf points, pour la recherche dans le domaine des sciences du vivant. Leur souci principal est de limiter l'accès à des agents biologiques qui pourraient être utilisés dans des buts guerriers – et, bien sûr, pour des actes de bioterrorisme.

Référence : Science, 307, 1881


Ponts transatlantiques

Ponts transatlantiques
Une centaine de milliers de chercheurs européens sont établis aux Etats-Unis. Les pessimistes y voient un écrémage à sens unique de nos cerveaux. Une autre vision est de les considérer comme des têtes de pont susceptibles d'aider à l'établissement de coopérations intéressantes. Pour que ces exilés continuent d'être en relation avec l'Europe, la Commission a réalisé le système ERA-Link. Le réseau a d'abord enquêté aux USA auprès de deux mille chercheurs de 33 nationalités différentes (39% de post-doctorants, 28% de chercheurs confirmés, une majorité de biologistes et de physiciens) pour cerner leurs "rapports à l'Europe". Environ 13% d'entre eux sont membres d'un réseau international de science et technologie. Si plus de 50% ont expérimenté des collaborations sur place avec d'autres chercheurs européens, beaucoup  souhaitent resserrer ce type de liens ainsi qu'avec les organisations scientifiques de leur continent d'origine. Les financements et les opportunités de recherche en Europe les intéressent, notamment dans le cadre des programmes de l'Union.

Mais ils sont mal informés : 18,4% seulement ont entendu parler de l'Espace européen de la recherche et 13,7% du Portail de la mobilité pour les chercheurs. Si 51% d'entre eux gardent des relations avec leur pays d'origine, et savent comment y chercher du travail, il n'en va pas de même pour les opportunités offertes dans d'autres régions de l'Union. 90% souhaitent être au courant des possibilités de carrière dans l'ensemble des pays de l'UE.

ERA-Link va lancer un réseau-pilote couvrant toutes ces attentes. L'initiative a été présentée lors de la conférence de l'American Association for the Advancement of Science (AAAS) qui s'est tenue à Washington le 18 février dernier(1).

(1) La recherche de l'Union avait été particulièrement présente lors de cet événement annuel, à travers différents symposiums communs entre l'UE et les Etats-Unis sur des questions d'intérêt partagé (évaluation de la recherche, communication de la science, promotion des carrières, prise de risques dans la recherche, etc.).


Le Canada et le Portail mobilité

Un autre exemple de lien virtuel par-dessus l'océan est concrétisé par le Portail de la mobilité pour les chercheurs concernant le Canada. Ce service en ligne doit permettre aux étudiants et chercheurs européens de connaître les opportunités qu'ils peuvent trouver dans ce pays et, faire de même pour les ressortissants canadiens. Le portail est une section du site de coopération scientifique créé par la Mission du Canada auprès de l'Union européenne lors du lancement du sixième programme-cadre.


Rapport Ormala : recherche de l'UE aux rayons X

On ne saurait trop recommander la lecture du rapport d'évaluation quinquennal (FYA Report), publié en février 2005. Ce document passe au crible les qualités et les problèmes de la mise en œuvre de la politique européenne de recherche de 1999 à 2003, ainsi que les leçons à en tirer dans le présent et le futur. Placés sous la présidence de Erkki Ormala, vice-président chargé de la stratégie technologique du groupe Nokia, treize experts d'horizons très divers ont accompli cet exercice, en menant un remarquable travail d'enquête, d'écoute de nombreux acteurs clés et de réflexion structurée. Ils ont véritablement passé au scanner les forces et faiblesses de l'Espace européen de la recherche dans le contexte des évolutions rapides des paysages socio-économiques, scientifiques et technologiques contemporains. Cette hauteur de vue est également accompagnée d'un examen pragmatique du fonctionnement de l'action de l'Union et débouche sur un décalogue de recommandations fondamentales d'un très haut intérêt. RDT info reviendra dans sa prochaine édition sur les analyses et les conclusions de ce rapport.

Le prix de l'eau

Chaque année, le Stockholm Water Prize récompense des institutions ou des individus qui ont fait progresser la question vitale de l'eau (recherche, gestion, etc). Ce prix, d'une valeur de 150 000 dollars est attribué, cette année, au Centre for Science and Environment (CSE). Cette organisation indienne non-gouvernementale, située à New Delhi, a travaillé intensivement à l'installation de réservoirs, systèmes de stockage, réserves pour l'irrigation, eau potable, etc.


Sinapse : inscrivez-vous dans les "pages jaunes" de l’expertise scientifique

"Il est essentiel que les connaissances scientifiques les plus pertinentes et les plus récentes soient portées à l'attention des décideurs, au niveau tant européen que national", déclarait Janez Potočnik, Commissaire européen chargé de la science et de la recherche, à propos du lancement du réseau Sinapse (Scientific INformAtion for Policy Support in Europe). Les choix politiques – en matière d'énergie, d'environnement, de santé publique, etc. –, nécessitent de pouvoir se fonder sur une bonne évaluation des connaissances, fournie par l'expertise scientifique. Initiée par la Commission, cette plate-forme de communication inédite est mise au service de la gouvernance, de la communauté scientifique elle-même, et également du public soucieux d'information.

Sinapse s’adresse principalement à toute personne ou organisation détenant une expertise pouvant être utile à la définition ou à la mise en œuvre des politiques (universités, académies des sciences, centres de recherche, scientifiques à titre individuel, etc.), mais également à tous ceux qui sont intéressés par l’utilisation de la science dans le processus de décision politique.

Sa fonction principale est d’offrir un index de plus en plus complet d’organisations et d’individus possédant une expertise politique et/ou scientifique ainsi que de faciliter la communication entre ceux-ci et les décideurs. Sinapse devrait ainsi permettre, d’une part, aux responsables politiques de consulter plus largement et, d’autre part, à un plus grand nombre d’acteurs qui le souhaitent d’exprimer leur opinion et de partager leur connaissance. L’objectif n’est pas de remplacer les mécanismes de conseil existants mais bien de les renforcer en leur donnant un moyen supplémentaire de collecter de l’information utile à leurs travaux.

Différents outils de communication sont proposés : une bibliothèque d’avis et d’opinions scientifiques assurant une diffusion immédiate des documents postés aux membres intéressés par le domaine traité; un outil permettant aux services de la Commission de consulter les membres susceptibles de détenir l’expertise recherchée; un système d’alerte précoce et un module grâce auquel les membres peuvent créer des groupes de discussion et d’échange.

Sinapse est à présent dans sa phase d’enregistrement dont l’objectif est de progressivement créer la communauté d’intérêt la plus large possible. Plus de 200 organisations comptant parmi les principaux acteurs de la communauté scientifique sont actuellement déjà membres (ICSU – International Council for science, ESF European - Science Foundation, ALLEA - All European Academies, EUA - European Association of Universities, UNICA - Network of the Universities from the Capitals of Europe, National research/health councils, advisory bodies etc. - la liste complète est accessible sur le site dans le module « Yellow pages »). Le succès de ce type de réseau repose cependant sur son élargissement et tout scientifique/expert ou organisation voulant en faire partie est invité à le rejoindre et à stimuler l’enregistrement de ses contacts et réseaux pertinents.


Alerte rouge pour les écosystèmes !

Alerte rouge pour les écosystèmes
"L'activité humaine exerce une telle pression sur les fonctions naturelles de la planète que la capacité des écosystèmes à répondre aux demandes des générations futures ne peut plus être considérée comme acquise." L'avertissement est extrait du Rapport de synthèse sur l'évaluation des écosystèmes pour le millénaire, réalisé sous l'égide de l'Institute of Advanced Studies de l'université de l'ONU (Tokyo), qui a rassemblé 1 300 experts de 95 pays. Cette étude analyse tout particulièrement les services rendus par les écosystèmes jouant un rôle clé dans la durabilité de la biosphère, tels les océans, la savane, la forêt tropicale ou les pôles. Ces sous-ensembles naturels sont les générateurs essentiels de nos ressources en eau, en nourriture et en biodiversité et constituent indirectement des conditions nécessaires au bien-être de l'humanité.

On sait, par exemple, que la destruction de 35% des mangroves (ces forêts inondées particulières aux milieux tropicaux, qui constituent des écosystèmes très riches), a amplifié l'impact des tsunamis, qu'elles contribuent à amortir. L'inquiétude augmente par rapport aux "changements non linéaires" : à partir d'un certain seuil d'épuisement, un écosystème n'est plus seulement appauvri, mais il ne peut plus fonctionner. Ainsi, au niveau de la pêche, certaines espèces de poissons sont à ce point affaiblies qu'elles en deviennent inexploitables.

Quatre grandes conclusions se dégagent de cette étude :

  1. les hommes ont modifié les écosystèmes plus rapidement au cours des 50 dernières années que jamais dans leur histoire;
  2. les gains obtenus en termes de bien-être et développement économique l'ont été au détriment des autres "services" fournis par les écosystèmes;
  3. cette dégradation devrait s'aggraver et mettre en péril la réalisation des Objectifs du Millénaire pour le Développement;
  4. certains scénarios impliquant des changements de choix politiques significatifs pourraient renverser cette tendance.
Ce rapport n'est qu'une première étape d'une vaste recherche – d'une durée de quatre ans et disposant d’un budget de 21 millions de dollars – sur une évaluation approfondie de l'évolution des atteintes aux écosystèmes et leur impact sur le bien-être humain. D'autres rapports et volumes techniques sont à l'étude. L'initiative est due à un partenariat entre les organismes des Nations unies, les organisations scientifiques internationales et les organismes de développement, en consultation avec le secteur privé et la société civile.  Le Fonds pour l’environnement mondial (GEF), la Fondation des Nations unies, la David and Lucile Packard Foundation et la Banque mondiale comptent parmi ses principaux soutiens financiers.
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