Avis juridique important
   
Contact   |   Recherche   
RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 44 - Février 2005   
Top
 ACCUEIL
 SOMMAIRE
 EDITORIAL
 Le chercheur et la société ou la double vie d'un physicien-citoyen
 Les “Nobel” en équipe de l’Europe
 Coup de pouce aux jeunes pousses
 Quel est le propre de l'homme?
 Les dessous de la violence
 Autour du 112
 COMMUNIQUER LA SCIENCE
 BREVES
 PUBLICATIONS
 AGENDA
 APPELS A PROPOSITIONS

Télécharger le pdf de en fr


POLOGNE
Title  Transfert et mobilité

Le Centre de transfert de technologie de l’université Technologique de Cracovie va bien au-delà de ce que suggère son appellation. Son champ d'intérêt se porte sur toute la Pologne du Sud. Et il fait également partie du réseau européen des Centres Relais Innovation (CRI).

Tomasz Maczuga, directeur du Centre de Transfert de Technologie de l’Université technologique de Cracovie.
Tomasz Maczuga, directeur du Centre de Transfert de Technologie de l’Université technologique de Cracovie.
"Nous sommes un des plus importants des dix points de contact régionaux polonais, avec environ 1 500 participants par an aux initiatives organisées pour faire connaître les programmes européens", précise Tomasz Maczuga, directeur du Centre de transfert de technologie de l’université technologique de Cracovie. Cet organisme est né, en 2000, de la fusion de deux structures : le point de contact régional pour les programmes de recherche européens et le Centre Relais Innovation (CRI) de Pologne du Sud. Il est donc membre du réseau des quelque 70 centres européens qui cherchent à mettre en relation des offres et des demandes de technologie, sous diverses formes – acquisition de licence, développement conjoint, etc. – et à mutualiser le transfert de technologie en Europe. Pour cet ingénieur, à la tête d'une équipe d'une quinzaine de personnes, le fait d'avoir réuni deux types de mission en un seul centre "est une excellente chose, car les entreprises qui recherchent des collaborations européennes sont souvent celles qui ont besoin de transfert de technologie."  

Ceux qui viennent ici sont des acteurs publics du secteur de la recherche et du développement, ou des PME qui ont besoin de technologie que l’on pourrait qualifier d’intermédiaires. "Celles qui font appel à nous travaillent dans les technologies de l’information, l’automatique et la robotique, et, dans une moindre mesure, de l’ingénierie de l’environnement. Nous avons également quelques clients dans le secteur de la plasturgie. Les biotechnologies restent peu développées."

Le premier des services offerts est de permettre l'accès à la base du CRI, qui contient plus de 2 000 offres de technologie. Trois juristes spécialisés proposent des conseils en propriété intellectuelle. Différentes formations sont mises sur pied – notamment, depuis 2001, un cours qui rencontre un grand succès et qui consiste à utiliser efficacement Cordis, le site de l'Union européenne. "Enfin, nous aidons nos clients à trouver des partenaires ou des contacts pour leurs projets européens. C’est une tâche de go between très importante qui permet à de nombreux chefs d'entreprise de rencontrer de nouveaux partenaires avec lesquels, bien souvent, il est possible de conclure des affaires."

Question de culture
Et les universités, dans un pays qui est réputé pour la qualité de ses ingénieurs, se préoccupent-elles des retombées de leurs recherches? "Une plaisanterie, qui court par ici, résume bien la situation. Savez-vous pourquoi les universités polonaises n’ont pas l’esprit d’entreprise ? Parce que les professeurs d’université l’ont…" Autrement dit, s’il existe encore des rigidités du côté des universités, elles sont largement compensées par les multiples initiatives de leurs enseignants. On peut citer quelques beaux succès, comme Comarch, une entreprise de services en technologie de l’information, fondée par un professeur de l’Académie des Mines et de la Métallurgie et qui compte 800 salariés.

"Plus généralement, la question du transfert de technologie est aujourd’hui culturelle, plus que juridique ou politique. Nous possédons la législation et les institutions nécessaires, mais il reste du chemin à parcourir du côté des mentalités", poursuit Tomasz Maczuga. "Pendant les quarante années de régime socialiste, nous n’étions pas habitués à penser en termes de propriété. Il faut donc un certain temps d’adaptation aux chercheurs polonais pour raisonner en fonction de notions telles que brevet, accord de confidentialité ou propriété intellectuelle. Tout simplement parce qu’ils n’ont pas nécessairement le réflexe de se demander à qui appartient le fruit de leur recherche."


Version imprimable

Dossier 1 2 3 4 5
  Une tradition millénaire
  La physique dans tous ses états
  Dans les coulisses du développement technologique
  La nouvelle renaissance de l’Institut Nencki
  Transfert et mobilité

  PLUS DE PRÉCISIONS  
  Bio et start-ups

La Faculté de biotechnologie de Cracovie est la seule institution universitaire des neuf centres d’excellence polonais définis à l’issue du premier appel d’offres de la Commission, en 1999. Installée dans des bâtiments flambants neufs, au sud-ouest de Cracovie, ...
 

  POUR EN SAVOIR PLUS  
 
  •  

      CONTACTS  
     
  •  


       
      Top
    Dossier 1 2 3 4 5
      Bio et start-ups

    La Faculté de biotechnologie de Cracovie est la seule institution universitaire des neuf centres d’excellence polonais définis à l’issue du premier appel d’offres de la Commission, en 1999. Installée dans des bâtiments flambants neufs, au sud-ouest de Cracovie, la Faculté est devenue financièrement indépendante de l’Université Jagellion, l’une des plus prestigieuses et la plus ancienne du pays. Elle emploie 68 professeurs et accueille quelque 6 000 étudiants qui suivent des cursus de biophysique et de biotechnologie. Ses laboratoires accueillent également une école doctorale de 65 étudiants, dont la moitié participe aux programmes Eramus."Il y a quelques années, 80% de nos jeunes docteurs partaient à l’étranger. Ce chiffre est retombé à 60%, se félicite le biophysicien Kazimierz Stzalka, doyen de la Faculté. Celui-ci envisage la création d’un incubateur de jeunes entreprises pour doper une industrie des biotechnologies encore embryonnaire en Pologne.

    POUR EN SAVOIR PLUS

    CONTACTS