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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 44 - Février 2005   
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 Les “Nobel” en équipe de l’Europe
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POLOGNE
Title  La physique dans tous ses états

L'Institut de physique de l’Académie des sciences de Pologne rassemble trois centres d'excellence soutenus par l'Union. En 2001, il recevait le “ cristal de Bruxelles ”, un prix récompensant l’institution la plus engagée dans la coopération européenne. Rencontre avec Andrzej Suchocki, directeur adjoint en charge de la recherche.

Recherche au Celdis, un des centres d’excellence abrités par l’Institut de physique de l’Académie des sciences
Recherche au Celdis, un des centres d’excellence abrités par l’Institut de physique de l’Académie des sciences
Votre institut est spécialisé en physique de l'état solide et en physique des radiations. Il rassemble trois centres d'excellence européens. Au-delà de l'aura de ce label, quelles en sont les retombées pratiques?

Les centres d'excellence ont été très utiles pour l’Institut sur plusieurs plans. Financièrement d’abord, par le soutien direct qu’ils apportent et par les matching funds nationaux qu’ils impliquent. Les financements européens couvrent le tiers des dépenses de l’Institut. Sans eux, nous n’aurions pu survivre à la diminution ininterrompue des aides de l’Etat depuis la transition démocratique de 1989/1990.

Ensuite, ces centres ont permis de nous faire connaître, notamment par l’organisation de congrès et de séminaires. Ainsi, durant l’année 2003, nous avons pu recevoir 274 chercheurs étrangers et financer les voyages de 352 chercheurs de notre Institut, presque tous vers l’Europe.

Enfin, ils nous ont été très utiles pour développer la formation. Nous avons créé, avec d’autres instituts de l’Académie des sciences, une université privée qui est devenue un département de l’université Cardinal Stefan Wyszynski.

Pourquoi ce choix de développer tout particulièrement la formation doctorale ?

Il faut replacer cette décision dans le contexte de l’augmentation rapide des effectifs de l’enseignement supérieur en Pologne, après la transition démocratique. De nombreuses universités privées se sont créées, mais elles étaient surtout consacrées à l’enseignement et peu à la recherche. En tant qu’Institut de l’Académie des sciences, il nous a paru que développer une formation supérieure centrée sur la recherche était une de nos missions. En 1994, notre Institut ne comptait qu’une quinzaine de doctorants. Il y en a aujourd’hui plus de 60, dont nombre d’Ukrainiens, de Russes et de Vietnamiens, sur un effectif total de 310 personnes. Ce rajeunissement a, entre autres, contribué à l’augmentation du nombre de publications (597 en 2003, dont une dans Science et 11 dans Physical Review Letters), dont on connaît la valeur d'impact.

Quelles difficultés rencontrez-vous ?

D’abord, le niveau des barèmes – un professeur gagne environ 1 000 € par mois, soit deux fois le salaire moyen. Il est donc difficile d’attirer les jeunes vers les carrières scientifiques. Ceci dit, avec la montée du chômage depuis 2001, et la saturation des secteurs de la finance ou du commerce qui étaient auparavant très attractifs, les jeunes reviennent vers les laboratoires.

Un autre problème préoccupant est la faiblesse de l’industrie en Pologne, qui rend difficile la valorisation de nos recherches. Deux de nos activités commercialisables, la production de matériaux ultra-purs (manganèse et cadmium), ainsi que des services de calcul en transformation de Laplace, sont développées directement par l’Institut, faute de partenaire industriel. La question  est aggravée par le sous-financement général de la science polonaise. On estime souvent qu’en dessous de 0,7% du PIB, la science ne peut que s’auto-entretenir, sans participer au développement économique. Or, nous restons malheureusement en dessous de ce seuil.


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  Une tradition millénaire
  La physique dans tous ses états
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