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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 44 - Février 2005   
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TERRE ET ESPACE
Title  Prévenir, prévoir et exploiter dans l'urgence

Les satellites d'observation sont équipés de senseurs passifs (systèmes optiques) et actifs (radar et laser) de plus en plus performants. L'avantage primordial de ces capteurs spatiaux est lié à la répétitivité et la régularité de leurs prises de vues et des données transmises. Leur emploi se situe aux deux étapes majeures de la maîtrise des problèmes et des situations de risque ou d'urgence : la prévision et la prévention.

La prévention vise à établir des diagnostics ou des scénarios des situations environnementales actuelles ou futures. Elle repose sur la prise de vues et la collecte de mesures, en particulier dans des zones à problèmes et à risques. Les données fournies par différents satellites doivent être évaluées, ce qui suppose d'importants échanges d'informations et la possibilité de les comparer entre elles (d'où la notion clé de "système des systèmes"). Le but est de cartographier de façon précise les caractéristiques spécifiques des diverses régions de la Terre à des échelles locales ou plus vastes, de mettre à jour régulièrement des systèmes d'information géographique, d'établir des modèles comparatifs à partir de situations identiques, de gérer les moyens qui doivent limiter la portée et la gravité des risques naturels et d'origine humaine (pollutions, incendies).

La prévision s'inscrit dans une perspective à court terme pouvant aller de vingt-quatre heures jusqu'à quelques jours. L'exemple le plus familier est celui des énormes progrès accomplis par la météorologie, grâce au "regard"  des satellites géostationnaires (à 35 800 km au-dessus de l'équateur) et polaires (entre 500 et 1 000 km en survolant les pôles). Les images et les données transmises – recoupées avec les informations des réseaux terrestres – alimentent les modèles informatiques pour discerner les changements, localiser l'origine d'un phénomène, suivre en permanence la manière dont il évolue.

Inondations de la vallée de la Saône (FR) en 2001: à gauche, la crue des rivières; au centre, l'inondation; à droite, les terres touchées par les eaux. © ESA
Inondations de la vallée de la Saône (FR) en 2001. à gauche, la crue des rivières; au centre, l'inondation; à droite, les terres touchées par les eaux.
© ESA


Que ce soit face à une tempête ou à un cyclone, à la progression de marées noires, de raz-de-marée, d'inondations ou de feux de forêts, l'observation satellitaire permet d'organiser les réactions et d'optimiser les interventions de sauvetage de vies humaines. Il faut, dans cette perspective, gérer un flux important de données qu'il s'agit de traiter en temps réel de manière à extraire l'information utile rapidement.

Du côté des séismes , par contre, la prévision est toujours au stade expérimental. Beaucoup de recherches sont menées pour qu'une captation par satellites puisse un jour donner des alertes, avant le déclenchement de tremblements de terre ou d'éruptions volcaniques. Ceci grâce à une "écoute" des craquements des roches dans les zones à fort taux de séismicité, à la mesure des flux de températures le long des côtes, ou encore à l'analyse des perturbations électromagnétiques autour de la Terre(1).

(1) Voir RDT info n°43, Les colères de la Terre.

    
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