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RDT info logoMagazine de la recherche européenne N° 44 - Février 2005   
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TERRE ET ESPACE
Title  La planète en son miroir

Les images renvoyées, dès le 26 décembre dernier, par les satellites survolant les côtes meurtries du pourtour de l'Océan Indien, ont été le premier outil d’évaluation en urgence des zones les plus touchées par le tsunami. Ainsi l'Espace – et ses relais au sol – est devenu un instrument incontournable d'intervention et de prévention pour les habitants de cette "maison commune Terre" souvent éprouvée par des catastrophes naturelles.

Instantané pris sur la côte Est du Sri Lanka immédiatement après le tsunami du 26 décembre 2004 © NASA
Instantané pris sur la côte Est du Sri Lanka immédiatement après le tsunami du 26 décembre 2004
© NASA
Cette boule bleue, qui donne à lire le contour des continents, immenses îles ou presqu'îles au milieu des vastes océans, éveille toujours en nous une étrange fascination. C'est là, sur ce havre singulier d'un système solaire au sein d'une gigantesque galaxie nommée Voie lactée dans un Univers en singulière expansion, que nous, 6,4 milliards d'humains, et l'ensemble du monde vivant et physique qui nous entoure, habitons.

Certes, les décennies passant, nous nous habituons aux visions fréquentes qui nous sont offertes de notre planète. Mais le regard que nous portons sur les images de notre globe n'est jamais blasé. Pouvoir regarder la Terre de haut… Du géographe grec Ptolémée au géophysicien allemand Alfred Wegener, en passant par les intrépides découvreurs des continents des XVème et XVIème siècles, qui aurait cru à une telle possibilité ?

Il convient de bien prendre conscience aujourd'hui de l'immense révolution scientifique et technologique que représente l'observation spatiale de la Terre. Grâce à elle, l'humanité dispose à présent d'un singulier miroir, qui lui permet de voir l’écosystème terrestre dans sa globalité.

Outre les services qu'elle rend lors des catastrophes naturelles, l'observation de la Terre reflète aussi, sans fard ni possibilité de déni, l'influence désormais patente des activités humaines, de la pression de la croissance démographique et de notre course à la consommation sur le changement global et régional des grands équilibres planétaires: emballement du cycle du carbone, réchauffement du climat entraîné par l'effet de serre, perturbation des océans et du cycle de l'eau, modification de la chimie atmosphérique, disparition d'espèces, érosion des côtes, désertification et déforestation...

L'observation de la Terre, qui doit être renforcée et développée, est non seulement nécessaire pour établir les diagnostics fiables des changements en cours, mais aussi pour tester la validité des politiques de remédiation – encore malheureusement bien timides – qui se mettent en place.

C'est dans cette optique que se tient, à Bruxelles, le 16 février 2005, le troisième "Sommet mondial sur l'Observation de la Terre"( EOS III - Earth Observation Summit). Cette réunion, à laquelle participent plus de 50 pays et une trentaine d'organismes internationaux, doit poser les jalons concrets d'une nouvelle politique planétaire. Le lancement attendu du GEOSS (Global Earth Observation System of Systems) vise à établir une sorte de "service public mondial", mis à la disposition de tout chercheur ou décideur, où qu'ils soient, susceptibles d’en tirer une aide dans la défense de l'environnement.

Désireuse de marquer ce rendez-vous politique de haute importance, la Commission européenne, hôte de ce sommet du groupe GEO(1), a organisé à cette occasion une "Semaine Terre et Espace" – du 12 au 20 février 2005 – qui vise à faire prendre conscience, aux décideurs comme aux citoyens de l'Union, des enjeux vitaux représentés par l'observation de la planète. L'événement "phare" est une vaste exposition, ouverte au public, qui présentera l'évolution passionnante – et aux images souvent fascinantes –,  des connaissances acquises aujourd'hui par les sciences de la Terre, et particulièrement en Europe(2).

(1) Group on Earth Observation.
(2) Le Sommet du GEO sera suivi également, les 17 & 18 février par une conférence internationale sur les développements actuels et futurs de la coopération internationale dans l'Espace.

    
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