OPINION

Les jeunes haïssent-ils la science?

Lorsqu’on s’intéresse à l’éducation scientifique, on ne peut éviter d’y voir un paradoxe: la science n’a jamais été si visible et ouverte qu’aujourd’hui; les émissions télévisées, les magazines, les expositions font foison alors que, dans le même temps, l’éducation formelle ne bénéficie pas de moyens suffisants et s’avère trop souvent incapable de suivre l’évolution de nos sociétés, allant parfois jusqu’à faire rentrer la science dans ses clichés les plus extrêmes et les plus rébarbatifs.

Il faut réveiller la curiosité innée des enfants, leur faire découvrir la démarche scientifique … Autant d’avancées éducatives que permet la pratique des sciences dès le plus jeune âge et qui contribuent à former les jeunes pour leur permettre de devenir des citoyens éclairés et vraiment libres.

Je me permettrai un petit clin d’œil au rapport Rocard, remis en 2007 à la Commission, qui recommande un changement radical dans l’enseignement des sciences, en passant d’une approche déductive à une approche inductive basée sur la curiosité.

Il est intéressant de constater qu’il s’agit en tous termes du slogan de nombreuses associations qui travaillent depuis des décennies à offrir aux jeunes des opportunités de découvrir, de faire et d’expliquer les sciences. Ces activités complémentaires renforcent les pratiques pédagogiques en réunissant des jeunes autour de projets communs, réalisés en équipe; il s’agit d’un renforcement notoire et d’une dynamisation de l’enseignement des sciences.

Depuis 22 ans, le MILSET (Mouvement International pour le Loisir Scientifique et Technique), travaille à regrouper ces associations afin de développer des synergies et des opportunités pour les jeunes. Il serait temps de reconnaître effectivement la valeur ajoutée de l’éducation non-formelle et de lui donner les moyens de remplir son rôle à l’échelle européenne.

Il est temps de (re)découvrir la science à travers les yeux des jeunes!

Antoine van Ruymbeke, Président du MILSET EUROPE

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