Météorologie

Une science presque exacte

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Branche de la physique, science incontestable de la Terre, la météorologie n’en demeure pas moins une discipline périlleuse. Prévoir ce qui change, ordonner le chaos, résoudre des équations incalculables: c’est tout l’art du météorologue. Depuis quelques années, il doit néanmoins composer avec un public de plus en plus exigeant, qui lui demande des prévisions météo très précises, mais reste infiniment sceptique – «ils se «plantent» à chaque fois!». Face à cela, le météorologue doit constamment trouver un juste équilibre: parler de ce dont il est sûr, et s’arrêter, au risque de paraître imprécis, quand naît l’incertitude. Ajoutez encore l’obligation d’annoncer, autant que faire se peut, les événements extrêmes liés à la météo, sans pour autant alarmer la population au moindre coup de vent… C’est la crédibilité de la profession qui est continuellement en jeu. Le météorologue peut toutefois compter sur les évolutions scientifiques. En une cinquantaine d’années, l’informatique et l’avènement des satellites lui ont permis d’avancer à pas de géant. Mais aujourd’hui, il reste encore des zones d’ombre, des méconnaissances du fonctionnement du système atmosphérique, des obstacles théoriques, des lacunes logistiques pour que le calcul des prévisions soit exact. Dans les laboratoires du monde entier autant que sur le terrain, la recherche scientifique s'applique à ce que la discipline tende vers la perfection… En ce domaine, l’Europe joue un rôle prépondérant. Évocation dans ce dossier.


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