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Bruxelles, 20 avril 2001
Mots-clés: Encéphalopathies spongiformes transmissibles (EST), ESB, maladie de la vache folle
Voir également le communiqué de presse du 10.04.2001: TSE research in Europe - a first complete inventory now finalised
Rapport disponible en format pdf: tse-finalreport.pdf (1.2 Mb)
Un groupe d'experts établi par Philippe Busquin, Commissaire européen responsable de la recherche, vient de produire un état complet des recherches sur les EST actuellement réalisées par les Etats membres et au niveau européen. Le groupe a été créé par Philippe Busquin suite à une suggestion des ministres de la recherche des Etats membres lors de leur réunion du 16 novembre 2000. Le rapport sera présenté à la presse lundi 23 avril 2001 à Bruxelles.
Ainsi que l'a expliqué le Commissaire Busquin: "Cet inventaire va permettre d'améliorer la complémentarité et la cohérence des efforts européens de recherche dans un domaine qui est crucial pour le bien-être des citoyens européens. La réalisation de cet inventaire montre de façon pratique que l'Espace européen de la recherche, actuellement mis en oeuvre par la Commission et les Etats membres, doit permettre à l'Europe de réagir à un problème donné de façon plus forte et cohérente."
Toutes les crises, en particulier celles liées à la santé humaine, nécessitent une évaluation rapide de la situation et un plan d'action définissant des priorités de recherche, sur la base d'une complète solidarité entre les acteurs concernés. Ceci est particulièrement vrai pour l'ESB. La communauté scientifique active dans ce domaine a été directement sollicitée et encouragée à mobiliser toutes ses ressources pour apporter les connaissances nécessaires afin de face au problème ainsi que des conseils en vue de réagir à d'éventuelles épidémies similaires dans le futur. De plus, étant donné que la plupart des pays européens sont concernés par les EST, un ensemble commun de mesures de santé publique, de standards d'analyse et de procédures de diagnostic devait être mis en place.
Ceci explique que la Commission ait déjà pris plusieurs initiatives dans ce domaine, notamment par le biais du Plan d'Action sur les EST, doté de 50 millions d'euros, qui a été lancé en 1996.
En conséquence, de nombreux travaux de recherche sur les EST sont en cours en Europe, ce qui traduit les préoccupations du public, l'importance du coût économique et le besoin de répondre à des questions fondamentales telles que la nature de l'agent responsable et la diffusion de celui-ci.
Ces efforts de recherche sont cependant répartis de façon inégale, reflétant les différences dans les approches et l'ampleur du problème dans les Etats membres. Jusqu'à maintenant, il n'existait aucune image complète des recherches en cours et des acteurs impliqués en Europe.
L'inventaire publié aujourd'hui identifie les forces et les faiblesses de la recherche européenne dans ce domaine. Il met par exemple en relief le manque de coordination, de mise en réseau, de communication et d'échange des résultats entre les différentes initiatives nationales. Il montre aussi que les recherches européennes sont handicapées par plusieurs facteurs tels que:
- le manque d'échantillons bien définis ;
- la disponibilité limitée de modèles animaux et de lignées cellulaires et
- le manque de chercheurs formés.
Sur la base des conclusions de l'inventaire, la DG Recherche de la Commission propose d'apporter un soutien communautaire à certaines activités de recherche. Un prochain appel à propositions devrait permettre d'améliorer la coordination des efforts de recherche, d'ouvrir davantage les activités en cours et d'accroître l'effort de recherche sur certaines priorités telles que le développement de tests vivants, l'inactivation des prions, la transmission des EST chez les animaux et les risques pour l'homme.
Il est intéressant de noter que plusieurs des priorités identifiées par les experts telles que la mise en réseau et l'amélioration de la coordination correspondent aux objectifs de l'Espace européen de la recherche, qui sont d'assurer une meilleure coordination des programmes nationaux et une complémentarité accrue des efforts de recherche. Dans un contexte très spécifique, la crise de l'ESB montre l'urgence et la nécessité pour l'Union de se doter d'un Espace européen de la recherche.
Pour des informations complémentaires:
Michel Claessens, Unité Information et communication, DG Recherche
Tel : +32-2-295.99.71 - Fax: +32-2-295.82.20
E-mail: michel.claessens@ec.europa.eu
Maladie de la vache folle - Quelques chiffres
En 1986, le Central Veterinary Laboratory du Royaume-Uni identifie pour la première fois deux bêtes atteintes d'une forme inconnue d'encéphalopathie spongiforme bovine (ESB) dans deux troupeaux britanniques. A la fin 1989, plus de 10.000 cas étaient répertoriés.
En dépit des mesures d'urgence vétérinaire prises très rapidement - en particulier l'interdiction des farines carnées dans l'alimentation animale, car on a eu très vite la certitude qu'elles sont à l'origine de la catastrophe -, rien n'y fait. Le mal s'étend. En 1992, l'épidémie frappe 37.000 bovins et n'épargne aucune région de l'île.
De 1987 à 2000, près de 180.000 bovins furent touchés au Royaume-Uni, contre 1.325 cas recensés à ce jour sur le continent (principalement en Irlande, au Portugal et en France). Parallèlement, 97 personnes ont été identifiées comme ayant contracté la nouvelle variante de la maladie de Creutzfeld-Jacob (MCJ) au Royaume-Uni, trois en France et une en Irlande. Bien que des chiffres faisant état de milliers ou de dizaines milliers de victimes potentielles aient récemment circulé au Royaume-Uni, cette estimation n'est soutenue par aucune des données actuellement disponibles.
"Inventory of National Research Activities in Transmissible Spongiform Encephalopathies (TSE) in Europe" -
A summary (en aglais)
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