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image Recherche européenne - L'info > Transports > Dossier Espace :Galileo, ange gardien de la mobilité
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image image image Parution : 08/06/2001
  image Galileo,
ange gardien de la mobilité
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  A l'instar de la téléphonie mobile, le programme européen de radionavigation par satellite Galileo révolutionnera de nombreux secteurs économiques - à commencer par celui des transports. Initié par la Commission et l'Agence Spatiale Européenne (ESA), ce projet constitue, à l'horizon 2008, le fleuron industriel et technologique de la stratégie commune mise en œuvre dans le secteur spatial.
   
     
   

La radionavigation par satellite permet au détenteur d'un émetteur/récepteur de déterminer et de communiquer très précisément, à chaque instant, sa position en longitude, latitude et altitude, grâce à la captation de signaux émis par plusieurs satellites. Disponible en permanence, ce service d'ange gardien de l'espace révolutionne le contrôle aérien, la gestion des flottes de navires ou de camions, la surveillance du trafic ferroviaire ou automobile, la mobilisation des services de secours, le suivi des marchandises véhiculées en multimodalité.

Applications multiples, enjeu vital

Bien au-delà des transports, les technologies de radionavigation ouvrent la voie à bien d'autres applications : suivre à la trace les matières dangereuses, localiser des gisements de pétrole ou de gaz, identifier des zones de pêche, localiser des épaves, guider les non-voyants, faciliter le travail des équipes d'aide d'urgence ou les opérations humanitaires. Des usages spécifiques pourraient se développer dès aujourd'hui dans les secteurs de la médecine (traitement des patients à distance), de la justice (suivi de prévenus), ou des douanes (enquêtes de terrain).

Les deux grands systèmes de radionavigation satellitaire actuels, GPS et Glonass, sont respectivement sous contrôle militaire des Etats-Unis et de la Russie. Tous deux sont ouverts à des applications civiles, en Europe et ailleurs dans le monde. Ils permettent déjà de se localiser sur route, en mer, en montagne ou dans un désert, mais sans garantie de précision ni de continuité de service. Les autorités militaires de ces deux pays peuvent, en effet, décider à tout moment d'arrêter ou de dégrader le signal pour des raisons de sécurité nationale.

Il est donc vital pour l'Europe, engagée dans le développement d'un secteur intégré des transports, de se doter de services indépendants de positionnement et de navigation sûrs et fiables. L'Union ne peut se permettre d'être absente ou dépendante d'une technologie dont le marché potentiel est estimé à 9 milliards d'euros par an et devrait générer 140 000 emplois.

Telle est la raison d'être du programme Galileo. Géré et contrôlé par des acteurs civils, ce futur service européen de radionavigation satellitaire est conçu comme un système ouvert, mondial (1) et totalement compatible avec le GPS (tout en offrant à ses utilisateurs une fiabilité de l'ordre de 5 à 10 mètres, contre 70 pour le GPS). Il reposera sur une constellation de 30 satellites en orbite moyenne (23 000 km d'altitude) reliés à un réseau de stations terrestres de contrôle et de centres nécessaires à la fourniture des services.

Partenariat public-privé

Le coût de lancement de ce système est évalué à 3,25 milliards d'euros d'ici à 2008 et son financement reposera en grande partie sur la mise en place d'une formule ouverte de partenariat public-privé. Près de 80 millions d'euros, provenant de fonds européens, ont déjà été alloués pour la phase de définition, en voie d'achèvement. La phase de développement se poursuivra jusqu'en 2006 avec un financement public conjoint (Union/ESA) de 1,1 milliard d'euros..En mars dernier, un groupe d'industriels (fournisseurs de services, opérateurs, équipementiers et manufacturiers de systèmes spatiaux) s'est montré prêt à s'y associer étroitement, notamment pour ce qui concerne la définition des services offerts par Galileo, via la constitution d'une entreprise commune et un investissement de l'ordre de 200 millions d'euros. La phase de déploiement des satellites interviendra en 2006-2007 avec un financement de 2,1 milliards d'euros, supporté pour l'essentiel par le secteur privé. Le système entrera en phase d'exploitation dès 2008 avec des frais de maintenance de l'ordre de 220 millions d'euros par an.

En attendant Galileo, l'initiative européenne Egnos, mise en place par l'ESA, doit permettre d'améliorer, dès 2003, les performances des satellites GPS. Ce système de transition, dont l'infrastructure sera intégrée dans celle de Galileo, a pour rôle d'avertir l'utilisateur dans un laps de temps très court de tout dysfonctionnement pouvant affecter la qualité du signal retransmis par satellites géostationnaires. Ce contrôle de qualité transmis par Egnos s'avère indispensable pour les applications du secteur des transports. Sa commercialisation rapide permettra d'amorcer un marché et d'intéresser les futurs partenaires privés de Galileo.

(1) Il s'agit de la contribution européenne au concept de système global GNSS (Global Navigation Satellite Systems) pour lequel des négociations sont en cours avec les Etats-Unis, la Russie, le Canada, le Brésil et d'autres pays d'Asie et d'Afrique.
(retour au texte)

Contact
Paul Flament, DG Transport
paul.flament@ec.europa.eu
www.galileo-pgm.org/indexcf.htm



Encadrés
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Concrètement…

Opérationnel, Galileo pourrait drainer des revenus en fonction de plusieurs types d'usage. Une large gamme de récepteurs Galileo offrira les différents types de services de radionavigation par satellite disponibles, susceptibles d'être combinés à d'autres fonctions. Un service de base, gratuit pour certaines applications, pourrait être offert au grand public. Des mini-terminaux automobiles pourraient offrir aux conducteurs une plate-forme de navigation intégrée combinant positionnement et suivi des informations sur le trafic, des services spécifiquement dédiés à certaines activités de loisirs (alpinisme, yachting, etc.). Plus simplement, il pourrait s'agir de l'intégration d'une fonction de positionnement dans des téléphones mobiles (norme UMTS) permettant, par exemple, la fourniture de certains services à valeur ajoutée ou la localisation précise en cas d'appel du numéro d'urgence 112.

Des services payants plus sophistiqués seraient proposés pour les applications commerciales et professionnelles nécessitant un degré élevé de performance. Enfin, des accès restreints seraient réservés aux applications d'intérêt public pour lesquelles la plus grande fiabilité est requise (navigation aérienne et maritime, services d'urgence, etc.).

 
     
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Première mise de fonds

Le 5 avril dernier, les ministres des transports ont donné leur feu vert à l'utilisation d'une première enveloppe communautaire pour la phase de développement qui s'étalera jusqu'en 2006. Un premier appel d'offres sera lancé très rapidement pour mener les études concernant les différents types de services qui seront proposés par le système et les flux de revenus que l'on peut en attendre. Lors de sa réunion de décembre, le Conseil des ministres définira le niveau maximal des fonds communautaires destinés à financer la phase opérationnelle et de déploiement.

 
    Sommet de la page
 
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Introduction:
L'Union fait l'espace

Interview Achilleas Mitsos:
Une nouvelle frontière européenne


Le fil d'Ariane

Garder la Terre à l'oeil

Galileo, ange gardien de la mobilité

Communications: alliance ciel et terre

 

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