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image Recherche européenne - L'info > Politique européenne de la recherche > Aéronautique et Espace : le rebond de l'excellence
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image image image Parution : 07/11/02
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Aéronautique et Espace : le rebond de l'excellence

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  L'aéronautique et l'espace? Deux secteurs exemplaires dans lesquels l'Europe a su affirmer son originalité, sa compétence scientifique et technologique et son efficacité économique. Airbus (50% des commandes mondiales d'avions) et Ariane (même proportion du marché des lancements de satellites) en attestent. Ces succès sont le résultat d'investissements constants de recherche privée et publique, qui demandent cependant un important effort de coordination. Une mission de valeur ajoutée que l'Union veut imprimer dans ses priorités pour le sixième programme-cadre.
   
     
   

Pour confirmer sa position avantageuse sur l'échiquier mondial, l'industrie aéronautique européenne doit impérativement accroître son effort de recherche, pour l'instant bien inférieur à celui engagé par les Etats-Unis. Au niveau fédéral, ces derniers consacrent deux fois plus de fonds à la recherche aéronautique civile que l'Union (sans parler de la R&D liée au secteur militaire, pour lequel les dépenses américaines sont 14 fois supérieures aux budgets consentis en Europe).

Sous peine de revivre une domination écrasante des Etats-Unis sur le créneau essentiel du transport aérien moyen et long courrier, telle qu'elle régnait dans les années 70, l'Union a donc besoin du développement d'un pôle véritablement européen de l'aéronautique. L'ambition et l'enjeu sont de taille. Ce secteur constitue aujourd'hui la première industrie exportatrice du Vieux Continent (un montant net de plus de 22 milliards ? en 1999). L'industrie aéronautique européenne a ainsi généré plus de 66 milliards ? de recettes, en impliquant plus de 7 000 entreprises. Celles-ci employaient directement quelque 400 000 travailleurs - en majorité hautement qualifiés - et créaient indirectement environ 1,5 million d'emplois.

Une coordination vitale

Investissant 15% de son chiffre d'affaires en R&D (soit quelque 9 milliards ? par an), cette industrie ne peut se permettre de gaspiller ses ressources par duplication et manque de coordination de ses activités, aujourd'hui dispersées entre plusieurs programmes et centres nationaux. Gigantesques, les besoins en financements publics et privés pour les 20 ans qui viennent sont estimés à plus de 100 milliards ?.

À travers 300 projets, l'Union finance aujourd'hui près de 30% de toute la recherche civile dans ce secteur. Le sixième programme-cadre de recherche y consacrera 1,075 milliard ? contre 700 millions dans le programme précédent. Mais, autant que de fonds, l'industrie européenne aura besoin également d'un soutien réglementaire et stratégique permettant la création d'une véritable plate-forme industrielle pour l'aéronautique au niveau de l'UE.

La cour des grands

Dans le secteur spatial, la coopération européenne, notamment au sein de l'ESA, a largement démontré son potentiel. Ariane joue dans la cour des grands sur le marché incroyablement complexe et compétitif des lanceurs, tout en garantissant à l'Union son indépendance dans l'accès à l'espace. En 2000, l'industrie européenne des satellites, qui emploie plus de 33 000 personnes et réalise un chiffre d'affaires de 5,5 milliards ? par an, est dotée d'une solide base technologique et a décroché plus de 50% des contrats commerciaux au niveau mondial.

L'enjeu de l'autonomie est, en outre, précisément au centre du vaste programme Galileo, développé en collaboration avec l'Agence Spatiale Européenne. Ce nouveau système de positionnement et de navigation, qui reposera sur une constellation de plusieurs dizaines de satellites (voir Un nouveau chapitre communautaire) offrira une alternative plus avancée, plus performante et plus fiable que le système GPS américain, actuellement en situation de monopole. Conçu pour une gamme étendue de besoins civils - contrôle aérien, gestion du trafic routier, ferroviaire et maritime (en particulier au bénéfice de l'intermodalité), traçabilité des matières dangereuses, secours aux personnes, etc. -, ce projet industriel ambitieux est susceptible de créer 150 000 emplois hautement qualifiés et de générer quelques 10 milliards ? de revenus par an.

En combinant les technologies spatiales, terrestres et aériennes, il en va de même pour le système GMES pour tout ce qui touche à la surveillance de l'environnement, la gestion des risques naturels, la protection civile et à la politique extérieure et de sécurité commune (PESC). Enfin, la composante spatiale devra être pleinement intégrée dans les futurs réseaux de télécommunication, par exemple pour l'accès à des réseaux mobiles et à large bande.

L'effort d'intégration des capacités industrielles et des activités de développement qui a assuré les succès européens dans le domaine des lanceurs, doit à présent se doubler d'un semblable effort d'intégration en matière de recherche sur ce marché des services satellitaires. Les enjeux qu'ils représentent, d'une portée à la fois industrielle, économique et stratégique, appellent une exploitation optimale des synergies entre les programmes et acteurs européens et nationaux.


Encadré
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Un nouveau chapitre communautaire

Depuis septembre 2000, les responsables de l'Union ont ouvert un nouveau chapitre visant à doter l'Europe, en étroite coopération avec l'ESA, d'une véritable stratégie commune. Cette décision se fonde sur l'importance croissante des applications spatiales dans l'ensemble des activités économiques, sociales et culturelles du monde contemporain.

Pour Achilleas Mitsos, Directeur Général de la Recherche, chargé de la coordination et de la politique spatiale au sein des services de la Commission, "L'objectif est d'élaborer, avec tous les acteurs concernés - et en premier lieu l'ESA -, les grandes orientations d'une politique européenne pour l'espace, pleinement acceptées et soutenues par l'ensemble des Etats membres. Le rôle de l'Union est d'abord d'assurer un soutien aux initiatives des acteurs du secteur, tant publics que privés. Cet appui accompagnera les deux objectifs qui ont été jusqu'ici au centre de l'effort spatial européen, à savoir développer l'assise technologique et industrielle permettant une exploitation économique autonome des applications et, parallèlement, intégrer un volet scientifique de très haut niveau pour la compréhension de notre système planétaire et l'exploration de l'espace. L'Union fournira un cadre de référence commun à ces acteurs pour garantir la disponibilité d'une infrastructure spatiale et des services dérivés performants. Il s'agit de mieux intégrer la science spatiale dans l'effort européen de recherche et de créer les conditions politiques et réglementaires appropriées pour le développement du secteur et des marchés commerciaux."

Communication de la Commission "L'Europe et l'Espace: Ouvrir un nouveau chapitre" (PDF file).

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