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image Recherche européenne - L'info > Société de l'information > Dossier Espace - Communications: alliance ciel et terre
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alliance ciel et terre
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  Les télécommunications, et en particulier le mobile, ont connu leur extraordinaire floraison en tablant massivement sur les investissements dans les infrastructures terrestres. Mais l'espace possède aussi des atouts.
   
     
   

Par parabole ou par câble, 70 millions de téléspectateurs européens reçoivent aujourd'hui leurs programmes via l'espace. La centaine de satellites de télécommunication mondiaux actuellement en activité jouent également un rôle crucial dans des applications aussi diverses que la finance internationale, les communications maritimes, la télé-médecine ou le télé-enseignement… Ce marché des télécoms satellitaires "classiques", aujourd'hui estimé à 50 milliards d'euros, devrait plus que doubler d'ici quelques années.

Des constellations en panne

Le satellite a plus de mal à s'imposer sur le marché des communications mobiles, qui s'est développé de façon fulgurante en utilisant jusqu'ici les infrastructures terrestres. Ces dernières années, de nombreux projets internationaux d'envergure (Iridium, Globalstar ou Skybridge) ont tenté, à grands frais et avec des résultats mitigés, d'imposer le concept de 'constellations' de satellites en orbites basses ou moyennes. Celles-ci sont censées relier en permanence les utilisateurs mobiles jusque dans les coins les plus reculés de la planète.

Leur coût de mise en œuvre (plus de 6 milliards d'euros pour Iridium) rend leur rentabilité très aléatoire, le prix élevé des appareils de réception et des communications rebutant les utilisateurs potentiels. Piloté à l'origine par le constructeur américain Motorola, Iridium a dû mettre fin à son service l'an dernier avant d'être déclaré failli. Son concurrent Globalstar (initié par Loral, Qualcomm, Alcatel et Vodaphone) doit aussi faire face à des difficultés, tandis que la mise en service de Skybridge, initiative pilotée par Alcatel, a été reportée à 2004.

Une place à affirmer

"Suite aux difficultés rencontrées par la première génération de systèmes mobiles basés sur des constellations de satellites, le potentiel des services multimédias via l'Espace doit encore être validé" explique Bernard Barani, qui suit à la Commission les activités d'une Task Force commune Union/ESA sur les services mobiles avancés par satellite (Advanced Satellite Mobile)(1). En termes de recherche et développement, l'industrie européenne doit relever le défi d'assurer une totale compatibilité et une intégration parfaite entre les systèmes satellitaires et les systèmes terrestres -en particulier pour les applications Internet (IP) - et également élargir la gamme de services offerts. L'engorgement des fréquences nécessite également de pouvoir migrer vers de plus hautes fréquences afin de pouvoir servir le plus large spectre d'utilisateurs.

Les experts croient en effet à l'avenir du satellite dans un contexte global des télécommunications, qui véhiculera non seulement les conversations, mais aussi les données (messages SMS, pages Internet, applications multimédia). Les difficultés rencontrées pour faire démarrer le marché des premières applications du futur système terrestre de téléphonie mobile de troisième génération - les célèbres réseaux UMTS que certains opérateurs se sont arrachés à prix d'or - montrent que les services plus diversifiés, susceptibles d'être offerts par le satellite en complément de la voie terrestre, ont une place à prendre. Le satellite pourra en outre suppléer aux réseaux terrestres à large bande qui, pour des raisons de rentabilité, ne serviront pas les zones faiblement peuplées ou reculées. Dans l'intervalle, les opérateurs de constellations, comme Iridium, relancent leur activité en se repliant sur des niches d'utilisateurs (transport aérien et maritime, pêche, exploration pétrolière ou minière, sécurité, voire défense).

"Le soutien du programme Société de l'information aux communications par satellite se veut complémentaire des activités mises en œuvre par l'Agence Spatiale Européenne, par exemple dans le cadre de son programme Artes 3, souligne aussi Bernard Barani. Notre objectif n'est pas de financer des technologies spatiales - les agences le font très bien -, mais de générer des partenariats entre la communauté satellitaire et les autres acteurs, tels les opérateurs terrestres et les fournisseurs de service et de contenu. Il s'agit de promouvoir des normes compatibles, de développer l'interopérabilité entre des architectures de réseaux hétérogènes et de démontrer la faisabilité d'une chaîne complète de télécommunication" (voir encadré Recherches européennes).

(1) Une trentaine de groupes industriels ont déjà montré leur intérêt pour cette plate-forme d'échange qui, comme spécifié dans un Mémorandum signé en mars dernier, entend dégager des stratégies de complémentarité et harmoniser les points de vue concernant les services, les priorités, les spécifications techniques, la normalisation ou encore la réglementation en ce qui concerne le spectre des fréquences.
(retour au texte)

 

Contact

Bernard Barani, DG Société de l'information
bernard.barani@ec.europa.eu
cordis.europa.eu/ist/ka4/



Encadrés
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Recherches européennes

Au terme des cinq premiers appels à propositions du programme Société de l'information(1), près de 50 millions d'euros ont été engagés pour soutenir des projets portant essentiellement sur la fourniture de services multimédias interactifs, basés sur les réseaux IP, où le satellite assure la voie de retour.

A titre d'exemple(2), le projet Brahms, coordonné par Alcatel Space, vise ainsi à développer une interface universelle pour l'utilisateur de services multimédia à large bande (jusqu'à 150 MB/s) par satellite. Geocast entend définir les terminaux, passerelles, satellites et protocoles nécessaires pour l'utilisation de satellites géostationnaires pour la fourniture de services de télévision à la demande.

Un des principaux défis consiste également à identifier les architectures et solutions techniques nécessaires au bon fonctionnement de systèmes mobiles par satellite capables de co-exister économiquement avec les futurs systèmes de téléphonie mobile de troisième génération UMTS. Les projets Virtuous et Future s'attachent, par exemple, à définir des passerelles entre les réseaux UMTS terrestre et satellite afin que l'utilisateur puisse s'en servir comme s'il s'agissait d'un seul et même réseau. Le projet Satin vise, quant à lui, à valider une architecture qui permette la radiodiffusion par satellite vers des utilisateurs mobiles, un domaine où le satellite, de par sa large couverture spatiale, présente des avantages économiques par rapport aux solutions terrestres.

(1) Ces projets prolongent les acquis du précédent programme ACTS

(2) D'autres projets dans les domaines de la radiodiffusion et de l'accès large bande sont financés par ce programme. Voir cordis.europa.eu/ist/ka4/

 
     
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La composante spatiale

Au cours des trente dernières années, l'ESA a été à l'origine de nombreux programmes de télécommunication, notamment avec le lancement des systèmes satellitaires OTS, ECS et Olympus. La mise en orbite d'Artemis devrait constituer un exploit technologique puisque ce premier satellite européen à propulsion électrique fera office de relais géostationnaire. Il permettra d'établir des communications optiques (par laser) entre des satellites sur orbite basse (comme les satellites d'observation de la Terre Spot-4 et Envisat) et des stations terrestres. Pendant une dizaine d'années, il relaiera également les communications mobiles et les services de navigation, constituant notamment une des clés de voûte du système européen Egnos, préfiguration de Galileo (voir Galileo, ange gardien de la mobilité).

Dans le cadre de son programme Artes3, l'Agence européenne soutient également la recherche et développement portant sur les futurs systèmes satellitaires multimédias, notamment pour ce qui concerne les technologies spatiales ou les activités de démonstration et d'essai, par exemple pour des applications de télé-enseignement et de télé-médecine.

 
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Introduction :
L'Union fait l'espace

Interview Achilleas Mitsos:
Une nouvelle frontière européenne


Le fil d'Ariane

Garder la Terre à l'oeil

Galileo, ange gardien de la mobilité

Communications: alliance ciel et terre


Encadrés
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Recherches européennes

La composante spatiale

 

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