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Paludisme

La recherche sur le paludisme au titre du 7e PC

Plus d'un million de personnes meurent chaque année des suites du paludisme; actuellement, plus de 500 millions de personnes sont touchées, principalement des enfants de moins de cinq ans et des femmes enceintes. L'agent responsable de cette maladie est un parasite de la famille du Plasmodium, le plus mortel étant Plasmodium falciparum. Ces chiffres expliquent la raison pour laquelle le paludisme est aujourd'hui encore considéré comme l'une des maladies les plus mortelles de la planète. Durant le 6e PC, un portefeuille de près de 20 projets sur le paludisme, disposant d'un budget de plus de 65 millions d'euros, a été établi.

L'un des principaux objectifs du 6e PC consistait à structurer «l'Espace Européen de la Recherche (EER)» à l'aide d'un assemblage rationnel de projets intégrés et de réseaux d'excellence importants. Dans le domaine de la recherche sur le paludisme, ce concept s'est traduit par trois initiatives majeures, chacune d'une valeur d'environ 15 millions d'euros et portant sur la recherche fondamentale concernant le parasite du paludisme et la maladie («BioMalPar»); de nouveaux antipaludéens («ANTIMAL») et le développement d'un vaccin contre le paludisme («EMVDA»). Ces 3 projets sont désormais bien établis et interconnectés de diverses façons, à savoir en matière de formation pour les doctorats, de plateformes technologiques et de partenariats mondiaux. Un certain nombre de projets STREP se sont tout particulièrement penchés sur des approches innovantes sélectionnées présentant un potentiel important pour le développement de médicaments et de vaccins.

La stratégie consistant à utiliser d'importants instruments de financement centrés autour de trois principales thématiques, à savoir la recherche fondamentale, les médicaments et les vaccins, ainsi qu'un petit nombre de projets de recherche innovants très ciblés, a été un véritable succès dans le 6e PC. Le 7e PC veillera à tirer profit au maximum des progrès majeurs réalisés durant le 6e PC, en vue d'intégrer davantage la recherche fondamentale et les progrès réalisés en matière de paludisme aux structures solides de recherche et de gestion pour la traduction des résultats de recherche en médicaments et candidats vaccins. En outre, l'accent sera mis sur le regroupement rationnel de la recherche en vue de contrôler la transmission de la maladie, tout en ciblant en particulier les moustiques vecteurs. Par leurs caractéristiques transversales, les efforts de l'Europe tenteront autant que possible de s'intégrer aux partenariats mondiaux en cours et aux coopérations avec des groupes de recherche originaires des pays frappés de façon endémique par le paludisme.

La recherche sur le paludisme financée au titre du 7e PC devrait donc contribuer à l'élaboration d'un agenda de recherche mondial consacré à cette maladie.