La Commission européenne (DG Recherche) a organisé une conférence internationale sur les maladies liées à la pauvreté (MLP) à Bruxelles (bâtiment Charlemagne) les 13 et 14 novembre 2008. Son objectif était d’accroître l'impact des projets de recherche financés par l’UE dans la lutte contre des maladies liées à la pauvreté. D’éminents scientifiques, des directeurs de recherche, des décideurs politiques, des agences de financement et des représentants des ONG internationales concernées étaient présents. Les pays touchés par des maladies endémiques étaient également largement représentés.


Le virus de l’immunodéficience humaine (VIH), agent infectieux du sida, se répand à travers le monde avec de terribles conséquences. Ces 20 dernières années, cette maladie a tué 20 millions de personnes et à l'heure actuelle, plus de 40 millions de personnes sont porteurs du virus. Les chercheurs et les décideurs politiques ont tenté de réfréner la propagation de l’épidémie et d’apporter un traitement approprié aux personnes infectées. Malheureusement, tous les efforts consentis jusqu’à présent n’ont pu aboutir à un vaccin ou à un traitement définitif.
La Commission Européenne, grâce à une stratégie très diversifiée, cherche à améliorer la recherche sur la prévention de futures infections et sur le traitement des personnes atteintes de la maladie.

Le paludisme est un problème de santé publique qui touche plus de 100 pays dans le monde habités par 40 % de la population mondiale. Chaque année, on compte environ 300 millions de cas cliniques et près d’un million de décès, principalement dans les pays tropicaux. La mortalité est en hausse ces dernières années, probablement en raison de la résistance croissante aux antipaludéens développée par le parasite. Pour lutter contre cette maladie, il convient de suivre une démarche intégrée combinant prévention (y compris des vecteurs de transmission) et traitement au moyen de médicaments efficaces. De grands efforts sont encore nécessaires pour que l’on puisse mettre au point un vaccin efficace ainsi que de nouveaux médicaments.

Chaque année, environ huit millions de personnes développent la tuberculose active et deux millions décèdent des suites de cette maladie. La tuberculose fait également des ravages chez les porteurs du VIH.
Des bacilles ultrarésistants, et qui ont développé une résistance aux multithérapies, sont les principaux facteurs à l'origine de la tuberculose constitue encore un problème mondial de santé publique. La prévention grâce à la vaccination pourrait être le meilleur moyen de faire disparaître cette maladie, mais pour l’heure, aucun vaccin efficace n’est encore disponible pour les populations adultes. La tuberculose continue de poser de nombreux défis aux chercheurs qui tentent de mettre au point un vaccin et des médicaments efficaces.


La conférence visait à:

  • réaffirmer l'importance politique pour que la recherche se poursuive et s’intensifie dans la lutte contre ce «trois fléaux» mondiaux;
  • préparer le terrain en diffusant à grande échelle les efforts de la recherche soutenue par la Commission depuis 2002, à l'époque où le VIH/sida, le paludisme et la tuberculose ont pour la première fois fait l'objet d'un domaine de recherche distinct dans le cadre du (6e PC) programme-cadre de l’UE;
  • recueillir les contributions des principaux acteurs (scientifiques européens et provenant des pays frappés de maladies endémiques, industriels, partenaires mondiaux, etc.) afin d’orienter les priorités de recherche sur les maladies liées à la pauvreté pour le reste du 7e programme-cadre.






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