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Inforegio/Panorama
Avril  2001

Le magazine trimestriel des acteurs du développement régional

Sommaire
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Clarifier les rôles dans la gestion décentralisée des Fonds structurels

L'expérience des régions du nord des Pays-Bas

Par deux fois, la Commission a invité à Bruxelles les responsables nationaux et régionaux des programmes de développement régional cofinancés par l'Union européenne afin de clarifier leurs nouvelles responsabilités dans la gestion décentralisée des Fonds structurels. La première conférence s'est tenue le 5 juin 2000 avec les responsables des programmes couvrant les régions en retard de développement (Objectif 1); la seconde a réuni, le 29 janvier dernier, les responsables des programmes touchant les régions en reconversion (Objectif 2).

L'entrée en vigueur de la réglementation des Fonds structurels pour la période de programmation 2000-2006 a posé les nouvelles bases de coopération entre la Commission et les États membres. La décentralisation de la politique régionale accorde désormais une plus grande liberté de manœuvre aux autorités nationales et régionales mais également des responsabilités accrues en matière de contrôle et d'évaluation.

Une conséquence concrète de cette décentralisation est la création d'autorités de gestion clairement identifiées pour chaque programme. Désignées par les États membres, ces autorités sélectionnent les projets susceptibles de bénéficier d'un concours européen et vérifient leur bonne tenue financière. Elles agissent en étroite collaboration avec une autorité de paiement chargée des relations financières avec la Commission. Au lieu de recevoir des avances annuelles comme c'était le cas précédemment, les États et régions ne reçoivent désormais plus qu'un acompte lors de l'adoption du programme (7% de la participation européenne) et les financements ultérieurs sont transmis sous forme de remboursement de dépenses certifiées.

La Commission européenne a entrepris un important effort de clarification du rôle de chacun dans la concrétisation des objectifs visés par la politique régionale. Deux règlements d'application de la législation générale ont été adoptés le 2 mars après une concertation approfondie avec les États membres: le premier porte sur les systèmes de gestion et de contrôle, le second sur la procédure de mise en œuvre des corrections financières.

Les deux conférences organisées à Bruxelles ont rassemblé en tout près de 1000 fonctionnaires nationaux et régionaux, ainsi que des responsables économiques, qui ont pu débattre en compagnie de représentants de diverses institutions européennes (Commission, Conseil, Parlement européen, Comité des Régions, Cour des Comptes) des conséquences de ces nouveaux règlements. Des ateliers se sont constitués autour de trois thèmes: la gestion et le suivi, le contrôle et l'évaluation des interventions communautaires.
Les participants ont pu partager leur expérience quotidienne de l'affectation des Fonds structurels.

L'expérience des régions du nord des Pays-Bas

Invité à faire part de son expérience au sein d'un atelier portant sur la façon dont les autorités de gestion peuvent satisfaire aux exigences de la Commission en termes de dépenses éligibles, Gérard Van Drecht, membre de l'Organisme de Coopération pour le nord des Pays-Bas, a donné quelques indications concrètes sur la manière de garantir l'utilisation optimale des sommes engagées.

La principale difficulté que connaissent les autorités de gestion dans leur activité de contrôle des dépenses est de s'assurer de la concordance entre les chiffres récoltés et la réalité du terrain. Á ce propos, M. Van Drecht a évoqué plusieurs solutions applicables:

  • Le recours à des rapports standardisés remis par les bénéficiaires des projets sur une base trimestrielle. Ceux-ci permettent de vérifier régulièrement la cohérence comptable des projets visés.
  • Les paiements échelonnés en cinq étapes et assortis de justifications circonstanciées fournies par les bénéficiaires permettent de garder un contrôle permanent sur l'octroi des fonds.
  • Des visites fréquentes et régulières, in situ, des projets en cours permettent de rendre compte de l'état d'avancement visible du projet.
  • Le recours à des audits indépendants à la fois de la comptabilité des projets eux-mêmes et de celle des autorités de gestion, afin d'établir un double niveau de contrôle et une sécurité supplémentaire.
  • La classification des projets en catégories identifiant notamment les projets dits "à risque", les projets de grande ampleur et les projets particulièrement complexes à mettre en œuvre permet d'identifier plus vite les priorités en matière de contrôle.

Le texte complet de l'intervention de Monsieur Van Drecht, ainsi que la plupart des textes prononcés lors des deux conférences organisées par la Commission, est disponible sur le site Inforegio.


 

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