Madrid-Ségovie-Valladolid à très grande vitesse

Le TGV Madrid-Valladolid/Medina del Campo ouvre la voie à un nouvel accès du réseau espagnol au maillage ferroviaire ouest-européen. La seconde phase1 de ce projet de ligne à très grande vitesse vise à pourvoir celle-ci des technologies les plus actuelles.

Autres outils

 

D’importants aménagements, sur le plan des infrastructures et des technologies, ont été réalisés dans une première phase du projet d'étendre la ligne de TGV entre Valladolid et Ségovie, notamment la création d’une nouvelle voie reliant la petite ville de Valdestillas à Valladolid. La seconde phase (2007-2013) vise à pourvoir la ligne des techniques actuelles requises pour les réseaux à très grande vitesse.

Une ligne ‘high tech’

Les travaux réalisés lors de cette deuxième étape concernent différents types d’infrastructures.

  • Ainsi, les tronçons Madrid-Ségovie et Valdestillas-Valladolid seront pourvus d’installations de télécommande et d’énergie, de lignes aériennes de contact, de systèmes de chauffage des aiguillages, d’éclairage des tunnels et d’autres fournitures d’énergie à diverses installations placées sur ces trajets.
  • L’ensemble du parcours bénéficiera également d’installations de signalisation, de systèmes de protection du train, de technologies de télécommunication dont un système GSM-R (Global System for Mobile communications – Railway) et d’un contrôle du trafic centralisé.
  • Des installations de sécurité seront installées dans les tunnels de San Pedro.
  • Les tronçons Fuencarral-Ségovie et Valdestillas-Pinar de Antequera seront dotés de protection acoustique.
  • De nouvelles voies seront créées pour les trajets Madrid-Miraflores et Madrid- bifurcation de Fuencarral.
  • Les systèmes de sécurité et de communication de la gare de Madrid-Chamartin seront actualisés et les voies de cette gare seront remodelées pour les adapter aux trafics à grande vitesse.

Miser sur le TGV

Au cours de cette seconde phase, quelques 106 km de plateforme ferroviaire seront construits. Le parcours Madrid-Valladolid, de 180 km, se fait actuellement en une heure et son temps sera raccourci à partir de 2013, à la fin des travaux. L’Espagne se place aujourd’hui en tête du réseau rapide européen: 2 056 km contre 1 895 km en France et 1 285 km en Allemagne.

Gestion et emploi

La gestion des infrastructures sera conforme à la loi espagnole n°39/2003 relative au secteur ferroviaire. Celle-ci prévoit la création de deux entités publiques commerciales, l’ADIF et la RENFE-Operadora. La première sera chargée de la gestion publique, de l’administration et de la construction des infrastructures. La seconde sera centrée sur la prestation de services ferroviaires.

1 847 emplois seront créés pendant la phase de mise en œuvre du projet, ainsi qu’une quarantaine durant la phase d’exploitation.

Coût total et participation CE

Le coût estimé du projet « Train à grande vitesse Ligne Madrid-Ségovia-Valladolid/Medina del Campo: des travaux supplémentaires liés à l'infrastructure ferroviaire et de la technologie fonctionne de la Phase II » est de 261 346 845 EUR. La contribution du Fond régional de développement européen s’élève à 177 548 592 EUR sur la période 2007-2013.


1 Pour la première phase, voir "TGV Madrid-Ségovie-Valadolid, c’est parti".


Date de rédaction

04/06/2012