Les sites industriels désaffectés ont droit à une «Seconde Chance»

En convertissant en espaces d'activités culturelles et créatives des friches industrielles à Nuremberg, Venise, Cracovie, Ljubljana et Leipzig, le projet «Seconde Chance» est venu donner un nouveau souffle au développement urbain. Parallèlement à cette dimension culturelle, le projet a élaboré un plan économique solide grâce auquel il est à la fois générateur de rentrées financières et d'emplois.

Autres outils

 
Rénovation d'un studio sur le site d'AEG à Nuremberg. Rénovation d'un studio sur le site d'AEG à Nuremberg.

" L'élan européen qu'a imprimé le projet "

Ulrich Maly, maire de Nuremberg

Les gestionnaires de ce projet se sont rendus compte qu'en raison de la dimension des bâtiments qu'elles abritent et de leur éloignement des centres-villes, les friches industrielles ne se prêtaient pas facilement à l'accueil d'autres types d'activités. Toutefois, à l'issue d'une analyse détaillée de bonnes pratiques et d'études, ils ont estimé que les cinq sites retenus par les villes participantes étaient dotés d'un potentiel artistique et culturel et ont, en partenariat avec les responsables locaux, préparé un plan de développement et réfléchi aux modes de reconversion possibles.

Un plan financier à long terme a ensuite été élaboré sur la base de modèles de partenariats publics privés (PPP) de manière à obtenir un équilibre adéquat entre financements et expérience professionnelle, et préserver la dimension innovante et durable des sites. Les partenaires au projet ont également conçu des stratégies commerciales et sélectionné les activités culturelles les plus appropriées pour chaque centre.

Du concept au plan à long terme

Une fois les plans finalisés, les partenaires en ont testé l'efficacité sur chaque site au travers d'actions pilotes. De manière à garantir la pérennité des nouveaux centres culturels, les résultats ont été traduits en plans de gestion à long terme.

Sur la base de ceux-ci, les opérateurs ont travaillé à la production de documents de synthèse reprenant les constats et les enseignements tirés, dans lesquels ils ont inclus un concept de PPP pour la réhabilitation de sites post-industriels. Ce document peut désormais servir de support à d'autres villes européennes qui envisageraient de reconvertir leurs propres friches industrielles et contribuer ainsi à la portabilité du projet.

Pendant le déroulement de «Seconde Chance», 20 emplois ont été créés et 40 autres ont vu le jour depuis la fin du projet. En outre, les cinq sites sont aujourd'hui des lieux culturels incontournables dont la présence a incité des entreprises actives dans d'autres secteurs à s'implanter dans ces régions où la compétitivité, la qualité de vie et la situation de l'emploi ont, par conséquent, connu une embellie.


Investissement total et financement de l’UE

Le projet «Second Chance – From Industrial Use to Creative Impulse» («Seconde Chance, ou comment les activités industrielles ont fait place à l'élan de la créativité») a fait l'objet d'un investissement global de 2 892 336,32 EUR dont 2 275 611,86 EUR ont été alloués par le Fonds européen de développement régional au titre du programma opérationnel «Europe centrale»  pour la période de programmation 2007-2013.


Date de rédaction

10/12/2014