Piles à l'essai

Le FEDER a cofinancé l'installation à Belfort d'une plateforme permettant de tester l’intégration des piles à combustible dans les transports terrestres.

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Exemple de pile à l'essai. Exemple de pile à l'essai.

Contexte

Les piles à combustible (PaC)1 sont une des voies prometteuses de production d’énergie propre, utilisant des ressources renouvelables. Les grands constructeurs automobiles s’intéressent à cette solution et certains d'entre eux ont déjà présenté un ou plusieurs véhicules de démonstration. Mais cette technologie est encore loin d’être mûre à l’échelle industrielle et la commercialisation en grande série de ce type de véhicule reste pour l’instant un objectif à long terme.

En 1999, l’activité de recherche dans le nord de la Franche-Comté s'est structurée autour du transport terrestre et de l’énergie, deux domaines liés au bassin industriel local fortement centré autour de Peugeot (PSA). En février 2000, le Conseil général du Territoire de Belfort a proposé la construction d’une plateforme d’essais. Quelques mois plus tard, le ministère français de la recherche et de la technologie lançait le Centre national de recherche technologique (CNRT) de Belfort-Montbéliard-Nancy, dédié aux systèmes de pile à combustible pour les véhicules autopropulsés. Cette initiative se concrétise en 2002 par la création d'un "Laboratoire de recherche en électrotechnique, électronique et système" (L2ES) et d’une association sans but lucratif, "Inéva-CNRT", chargée de son animation et de sa promotion.

Unique en France

La réalisation d’une plateforme d’essais de piles à combustible est lancée en janvier 2001. Les travaux de construction se sont achevés  en octobre 2002. Sur 1 186 m², le bâtiment comprend:
- 3 salles de tests de piles spécialement équipées pour un fonctionnement à l'hydrogène et la distribution des fluides centralisés (oxygène, azote, hydrogène…). Les équipements peuvent tester des piles jusqu’à 200 kW. Traités en surpression et ventilation forcée, ces locaux hébergent également une plate-forme vibrante et une cellule climatique permettant d'effectuer des tests en conditions de transport.
- 6 locaux hébergeant des techniciens et des installations scientifiques, en particulier électriques.
- 2 étages de bureaux permettant d'accueillir les équipes de recherche (une quarantaine de professeurs, chercheurs et étudiants doctorants).

Ouverte aux acteurs du domaine, tant industriels qu'académiques,  cette plateforme est unique en France par ses capacités (tests de systèmes en conditions représentatives de fonctionnement d’un véhicule de transport terrestre, cycle d’utilisation, ambiance atmosphérique et vibratoire…).

Montée en puissance

La mise en place du projet s’est déroulée de façon efficace et rapide. Le bâtiment dédié à l’activité, avec son équipement de base, a été livré fin 2002, les équipements lourds spécifiques à l’application transport (table vibrante, caisson climatique) fin 2003.

En revanche, la phase de lancement de la plateforme, qui s'est achevée fin 2005, a été plus longue qu’espéré, à l'image de la vitesse de maturation de la technologie des piles à combustible elles-mêmes, bien plus faible que prévue, y compris dans les pays en pointe sur ce sujet, USA et Japon en tête.

Une seconde phase a commencé avec la création sur la plateforme, en janvier 2006, de l’institut "FCLab". Ce nouveau laboratoire vise à développer à un niveau spécifiquement local une capacité de recherche sur l’hydrogène et les piles à combustible.

Résultats

La plateforme d'essais de piles à combustible est un projet très en amont des applications industrielles. On ne peut donc pas encore parler de retombées en termes d’emploi. Les porteurs du projet cherchent à intéresser les entreprises présentes dans la région, avec pour objectif que la Franche-Comté prenne une part importante dans l’émergence, d'ici 20 ans, d’une filière industrielle liée aux piles à combustible pour le transport. A ce jour, les partenaires industriels locaux du projet sont PSA et dans une moindre mesure Faurecia et GEEPE (General Electric). Un nombre croissant d’industriels nationaux et internationaux (Renault, Delphi, …) travaillent avec la plateforme.

Les capacités d’accueil de la plateforme, en particulier pour la réalisation des projets nationaux et européens, arrivent déjà à saturation. Un projet d’extension est donc en cours d’examen.

(1)

Date de rédaction

01/08/2006