Le TGV arrive en Bretagne

En Bretagne, les voyages en train et les correspondances seront bientôt plus rapides et plus sûrs, grâce à d’importants travaux de rénovation des voies et des gares. Des vitesses supérieures à 160 km/h seront désormais possibles, réduisant le temps de trajet entre Paris et les grands carrefours bretons que sont Quimper et Brest à seulement trois heures.

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Outre qu’il améliorera les correspondances au bénéfice des quelque 370 000 habitants de ces deux villes, ce projet devrait également rendre la région plus attractive pour les entreprises et les touristes, et faciliter l’accès aux marchés des nouveaux États membres de l’Union européenne.

La Bretagne dynamise le réseau national

Les travaux de rénovation des lignes Rennes-Brest et Rennes-Quimper viendront compléter la nouvelle ligne haute vitesse Bretagne-Pays de la Loire, contribuant ainsi à rendre le réseau ferroviaire plus rapide et à améliorer les dessertes. Elle rapprochera la Bretagne du cœur de l’Europe, tant pour les marchandises que les voyageurs, puisque les correspondances en région parisienne représentent l’essentiel des échanges avec la Bretagne.

Des améliorations globales

La zone couverte par ce projet comprend sept sections : quatre pour la ligne Rennes-Brest, soit environ 221 km de voie ferrée, et trois pour la ligne Rennes-Quimper, soit environ 105 km. Au total, 217 km de voies seront rénovés. Il est prévu de réaliser des travaux d’excavation, d’améliorer les structures existantes et de construire des nouvelles voies adaptées à la grande vitesse, de remplacer certains matériels, de réaliser des travaux de construction dans les gares (passages souterrains, protection du personnel, installation de barrières de sécurité), de construire des quais, de reconstruire des ponts routiers et ferroviaires, d’installer des câbles aériens, de supprimer quarante et un passages à niveau et de modifier l’équipement de sécurité, en installant des téléphones d’alarme et des dispositifs d’avertissement, ceux-ci étant destinés au personnel d’entretien travaillant dans les zones à visibilité réduite.

Évaluer les avantages

Les quelque trois millions d’habitants et les opérateurs de fret de la région entière tireront tous profit de ce projet. Pour se faire une idée de sa portée, en termes financiers, les temps de trajet en train gagnés chaque année devraient s’élever à près de 141 millions d’euros. En outre, les travaux réalisés pour augmenter la vitesse des trains ne devraient pas avoir d’incidence majeure sur les environnements naturels ou aquatiques ni sur la qualité de l’air, et ne devraient entraîner aucune pollution visuelle ou sonore. Des études d’évaluation des incidences sur l’environnement ont été réalisées dans les cas suscitant des préoccupations. En termes de bénéfices environnementaux, les émissions de gaz à effet de serre devraient être réduites de 100 000 tonnes par an. D’un point de vue économique, 1 600 emplois seront créés pendant l’étape de mise en œuvre, stimulant ainsi davantage l’économie régionale.

Date de rédaction

06/02/2011