Protéger la nature au bénéfice de tous

Face à des pressions environnementales croissantes, l’île de Saint-Martin, dans les Caraïbes, passe à l’action. Plusieurs projets d’envergure ont été mis sur pied pour sensibiliser le public et remédier aux problèmes les plus graves.

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Travaux sur l’îlet Pinel Travaux sur l’îlet Pinel

«Ce projet devrait sensibiliser davantage le public au respect de l’environnement naturel, à l’entretien des sites, à la faune et à la flore, et au développement de l’écotourisme à Saint-Martin.»
Marion Péguin, Association de gestion de la réserve naturelle/Antenne du CDL

Des travaux ont été entrepris dans le cadre de trois projets dans la réserve naturelle de 3 060 hectares au nord-est de l’île. Ils font partie d’un programme d’amélioration de l’environnement de l’île dans toutes les zones appartenant au Conservatoire du littoral (CDL) français.

Trois sous-projets

L’île de Saint-Martin se situe au nord-ouest de la Guadeloupe et fait partie de l’UE. En effet, le nord de l’île est français et a le statut de collectivité d’outre-mer. Le sud, Sint Maarten, appartient quant à lui aux Antilles néerlandaises.

Les zones humides de l’île souffrent du phénomène récent d’empiètement résidentiel. Ces sites, importants sur le plan écologique et pourtant fragiles, ainsi que d’autres zones de Saint-Martin connaissent une pression environnementale grandissante due au tourisme.

Dans le cadre d’un projet financé en partie par l’UE, trois sous-projets s’attaquent à certains des problèmes les plus difficiles. Tous trois sont mis en œuvre dans la réserve naturelle créée en 1998, qui couvre des zones côtières et marines.

Entre 2009 et 2010, des équipes de résidents travaillant sous la responsabilité d’experts locaux et d’experts du CDL français nettoieront les zones dégradées, la pollution et les décharges sauvages. Elles réorganiseront également le trafic routier et le parking sur les trois sites. Des plantes protectrices et indigènes seront également replantées dans certains sites. Enfin, tous les sites seront développés de façon à promouvoir l’écotourisme et les sentiers de découverte de la nature.

Un bénéfice pour la nature et les hommes

Le projet «Baie de Cul-de-Sac: lac de Barrière», qui couvre quelque 25 000 m2, implique la construction d’un sentier sur pilotis à travers la mangrove, une zone menacée. Un grand observatoire ornithologique et des panneaux d’information sont également en cours de réalisation.

Le projet relatif à l’îlet Pinel comprend quant à lui la construction d’un chemin quasi circulaire permettant aux promeneurs d’admirer les habitats locaux fragiles, les plages, les coraux et les plantes. Des raisiniers de bord de mer seront également plantés le long de certaines plages.

Dans la Baie de l’embouchure, enfin, l’objectif du projet est de protéger l’ensemble de la baie et de l’inclure dans sa totalité dans la réserve naturelle existante. Ceci implique l’achat de plusieurs anciennes propriétés. Des études de développement du territoire visent également à améliorer les structures mises à disposition des visiteurs. Tout près de là, des travaux sur le site de l’observatoire du bassin ostréicole comprennent la construction d’un nouvel observatoire pour permettre aux promeneurs d’admirer le paysage.

Les trois sites proposeront de grands panneaux d’information à leur entrée, qui détailleront l’importance environnementale de ces zones aux résidents et aux touristes.

Date de rédaction

01/01/2007