L’une des régions ultrapériphériques d’Europe entend valoriser le potentiel qu’offrent ses palmiers

La Guyane, territoire français, cherche à valoriser ses ressources naturelles. Elle étudie notamment comment promouvoir l’utilisation du palmier, un arbre qui abonde dans cette région.

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Fruits des palmiers. Fruits des palmiers.

La Guyane est une région ultrapériphérique d’Europe située sur la côte nord-atlantique de l’Amérique du Sud. Son grand éloignement de l’UE et son isolement représentent un désavantage sur le plan économique. Néanmoins, la Guyane est une région qui présente une biodiversité spectaculaire: forêts tropicales, mangroves, savanes, inselbergs et marais s’y côtoient.

Les palmiers, sur lesquels porte ce projet, sont très répandus en Guyane puisque 75 des 180 espèces du bassin amazonien poussent sur le territoire. Tous les segments de la population tiennent cette ressource végétale en haute estime en raison de ses nombreux usages. Les espèces les plus communes sont les suivantes: Euterpe oleracea, Oenocarpus bacaba, Oenocarpus bataua, Astrocaryum vulgare, Attalea maripa et Acrocomia aculeata.

Recherche pour le développement industriel

Dans le cadre de ce projet, l’Université des Antilles et de la Guyane mènera des recherches sur les palmiers de la région. L’objectif final de ces recherches est de mettre sur pied une filière indigène du palmier. Dans cet objectif, les recherches consistent à caractériser ce végétal d'un point de vue physicochimique et génétique et à évaluer ses propriétés biologiques. Il s’agira, dans cet axe, de classifier et de quantifier les différentes molécules d’intérêt. Autre travail de recherche nécessaire: identifier les espèces les plus utiles et susceptibles d’être valorisées parmi celles qui poussent dans la région.

L’intérêt de ce végétal sur le plan agroalimentaire représente un deuxième axe de recherche. On tente en particulier d’adapter les outils technologiques permettant de préserver les propriétés biologiques du végétal transformé. Jean-Charles Robinson, chargé de recherches en biochimie, affirme que «le projet allie à la fois une approche scientifique intéressante et une volonté de déboucher sur une valorisation concrète dans des domaines tels que l'agroalimentaire, les alicaments, la cosmétique, etc.»

Un arbre pour toutes les saisons

Grâce à ces recherches, les consommateurs pourront bénéficier de la présence sur le marché d’une grande variété de produits du palmier. Pour les habitants de la Guyane, les bénéfices sont évidents: la filière du palmier créera de l’emploi dans la région et valorisera l’ensemble de l’économie. Le palmier jouissant d’une bonne image dans toutes les tranches de la population et tous les groupes ethniques, cette industrie devrait être un facteur de cohésion sociale.

Investissement total et financement de l’UE

Le projet «Valorisation des palmiers amazoniens de Guyane» dispose d’un budget total de 994 000 EUR. La contribution du Fonds européen de développement régional s’élève à 584 000 EUR au titre de la priorité «Développer les potentialités à très forte valeur ajoutée et innovantes» du programme opérationnel «Guyane» pour la période de programmation 2007-2013.

Date de rédaction

05/08/2013