Parce que les paysages ignorent les frontières

Un ancrage en Belgique, l’autre en France, le Parc naturel transfrontalier du Hainaut (PNTH) forme un seul territoire. Il bénéficie d’une gestion commune centrée sur le respect et la valorisation des paysages, des milieux naturels et des ressources locales.

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Le Ravel, canal avec chemin de halage situé dans le Parc naturel transfrontalier du Hainaut, entre Péronnes et Antoing, du côté belge.  © Samuel Dhote/PNRSE Le Ravel, canal avec chemin de halage situé dans le Parc naturel transfrontalier du Hainaut, entre Péronnes et Antoing, du côté belge. © Samuel Dhote/PNRSE

Le Parc naturel des Plaines de l’Escaut (BE) jouxte depuis 1996 le Parc naturel régional Scarpe-Escaut (FR), créé en 1968. La coopération entre ces deux espaces (75 000 hectares, 250 000 habitants) se fonde sur une stratégie unique de développement: la « charte transfrontalière ». Les organismes responsables des deux entités – la Commission de gestion du Parc naturel des Plaines de l’Escaut et le Syndicat mixte du Parc naturel régional Scarpe-Escaut – veillent à son application.

Implication générale

La charte, constituée dès 2010, a permis de mettre en place une démarche globale de gestion intégrée de l’ensemble du PNTH. Pour Michel Marchyllie, directeur du Parc naturel régional Scarpe-Escaut, « c’est une dynamique issue du terrain qui concerne le cadre de vie et les paysages, l’éducation au territoire, la gestion de l’eau, la nature, la biodiversité, les patrimoines bâtis, l’aménagement du territoire, le développement local et rural. Cette dynamique s’est renforcée et diversifiée au cours des vingt dernières années. Une gouvernance politique et technique fait vivre les décisions communes et leurs applications

Sur le terrain

En plus de 25 années, quelque 3 000 opérations de sensibilisation à l’environnement ont été menées, notamment auprès des écoles, des associations et des familles (près de 40 000 enfants ont participé à de très nombreuses animations). Une attention toute particulière a été portée à la préservation des ressources en eau, au travers d’outils de planification de part et d’autre de la frontière (Schéma d’aménagement et de gestion de l’Eau côté français et Contrat de rivière côté wallon). Depuis une dizaine d’années, le projet pilote « Observatoire transfrontalier des paysages » permet de suivre, par le biais de photographies, les évolutions paysagères de l’ensemble du territoire. Il constitue notamment un outil d’aide à la décision pour garantir une harmonie entre les paysages actuels et à venir.

Dans le même esprit, de nombreuses initiatives sont réalisées à destination des citoyens, des enseignants, des visiteurs du parc (expositions, édition de cartes postales, photographies placées sur le site de l’Observatoire, parcours de découverte et promenades, etc.).

Toutes ces actions sont présentées sur le site Internet du PNTH, particulièrement convivial et riche en informations.

Un statut à exporter ?

Par ailleurs, les partenaires se sont engagés dans une stratégie transfrontalière, « Objectif 2022 », avec l’ambition de créer une structure juridique innovante applicable à d’autres parcs naturels transfrontaliers européens. Ils en ont dressé l’inventaire et réalisé une analyse comparative de leurs outils opérationnels et de leurs législations. Cette analyse, qui vient de se terminer, conclut que le Groupement européen de coopération territoriale pourrait être la forme juridique la plus adaptée aux parcs naturels transfrontaliers.


Investissement total et contribution de l’UE

L’investissement total du projet Parc Naturel Transfrontalier du Hainaut s’élève à EUR 4 997 300 et la contribution du Fonds Européen de Développement Régional (FEDER) à EUR 2 430 750 pour la période 2007-2013.


Date de rédaction

24/06/2015

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