AQUAFIL – Un réseau pour des rivières plus propres et une meilleure qualité de l’eau

Le projet AquaFil financé par l’UE a abordé les questions de la pollution des rivières, de la qualité de l’eau potable et des communautés durables dans une optique paneuropéenne.

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Le projet AquaFil a réuni un réseau de régions afin d'aborder les problèmes liés à la gestion des rivières et l’éducation environnementale. © Fons Jacques Le projet AquaFil a réuni un réseau de régions afin d'aborder les problèmes liés à la gestion des rivières et l’éducation environnementale. © Fons Jacques

" L’objectif principal du réseau AquaFil est de promouvoir la participation de la population et des acteurs locaux à la gestion de l’eau, enjeu de société majeur des décennies à venir. "

Michal Lamblin, coordinateur de projet

Partout dans le monde et ici même en Europe, la pollution de l’eau représente un danger imminent. Heureusement, l’Europe a adopté une approche proactive pour traiter cette question, en faisant de la gestion de l’eau une priorité à travers sa directive-cadre sur l’eau, une stratégie européenne globale dans le domaine de l’eau. Conformément à cette stratégie, le projet AquaFil a réuni un réseau de régions afin d'aborder les problèmes liés à la gestion des rivières et l’éducation environnementale. 

Le projet a en particulier examiné des questions complexes liées à la gestion de l’eau, notamment la pollution des rivières et ses effets sur la qualité de l’eau potable et la conservation des zones humides. Ce projet s’est démarqué par son engagement visant à examiner la pollution de l’eau à partir d’une approche intégrée et interrégionale. Fondé par quatre membres, le réseau européen AquaFil s’est ensuite élargi pour inclure sept membres issus de six pays: le Luxembourg, la France, la Roumanie, la Bulgarie, la Hongrie et le Portugal.

Mesures essentielles

Le projet a été lancé en menant des études approfondies portant sur les problèmes de pollution des rivières propres aux pays membres. Les études initiales ont passé en revue les équipements disponibles pour le traitement de l’eau potable et la gestion des eaux usées. 

À partir de cette recherche, il a rapidement été conclu que des mesures urgentes devaient être prises afin d’aider les zones les plus touchées, nombre d’entre elles représentant des menaces pour la santé publique. Le projet a d’abord mis en place des équipes techniques en France et au Luxembourg, chargées de mener le mouvement en vue de la transformation des cours d'eau à risques comme la Tundja en Bulgarie, le Mureș en Roumanie et l’Ardila au Portugal. Avant toute chose, des interventions sur les équipements locaux de traitement des eaux se sont révélées nécessaires, tout comme la mise en œuvre de contrôles fiables. Le projet a également relevé la nécessité de mener des actions de sensibilisation afin de s’assurer que les communautés locales soient mieux informées des problèmes.

Des outils pour suivre et contrôler l’état des rivières ont été présentés, ainsi que nombre de meilleures pratiques en faveur du développement durable dans les zones des lits des rivières. Le projet a, par exemple, construit des laboratoires mobiles à Alba Iulia (Roumanie) et à Sliven (Bulgarie). Ces laboratoires ont fourni des mesures constantes des niveaux de pollution de la rivière et ont également géré un système d’alerte à la pollution. De la même manière, le projet a coordonné le nettoyage de plusieurs lits de rivières. À Sliven, par exemple, 2 000 arbres ont été plantés le long de la rivière à la fois pour contrôler l’érosion et pour transformer ce qui était auparavant un terrain vague rempli de déchets en un espace vert dédié à la détente. 

Mobilisation de la communauté

Outre les efforts de suivi constant, le projet a collaboré directement avec les populations locales, en coordination avec les ministères nationaux de l’environnement, à la fois pour éduquer les citoyens et pour s’attaquer aux effets considérables de la pollution des rivières. L’objectif était d'établir des approches diagnostiques de la gestion des rivières dans chacune des communautés concernées. À Sliven, par exemple, les partenaires du projet ont dispensé des séances de formation pratique destinées aux techniciens de l’environnement issus des différentes communes situées le long de la Tundja, ces séances portaient sur la mise en œuvre de solutions efficaces.

Le projet a également ciblé l’ensemble de la communauté et en particulier les écoliers. Les programmes scolaires ont intégré un jeu amusant sur le thème de l’eau et des supports de formation pertinents ont été distribués aux enseignants et aux organismes d’enseignement locaux. Les programmes étaient spécifiquement adaptés à chaque site afin de renforcer le lien entre le problème de la pollution de la rivière et son impact direct sur cette communauté en particulier. De plus, des centres des ressources en eau ont été créés, chargés d’établir et de mettre en œuvre des mesures communes, d’organiser des activités pour la communauté sur le thème de la pollution des rivières et du développement durable, et de servir de plateformes d’information sur les objectifs principaux du projet.


Investissement total et financement de l’UE 

L’investissement total pour le projet «AquaFil – Réseau Aquafil» s'élève à 2 248 505 EUR et comprend une contribution du Fonds européen de développement régional de l'UE à hauteur de 929 852 EUR à travers le programme opérationnel INTERREG III C - Zone Ouest pour la période de programmation 2003-2006. 


Date de rédaction

03/06/2016