Tous branchés à la large bande en Rhône-Alpes

Le projet ADN (Ardèche Drôme Numérique) a connecté 96 % de la population (360 000 foyers) des départements de l’Ardèche et de la Drôme à l’Internet à large bande, un pas fondamental vers l’ère numérique.

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Des projets comme celui-ci contribuent à faire de l’UE une économie intelligente, durable et inclusive d’ici 2020, comme le prévoit la stratégie de croissance Europe 2020. L’UE doit relever de grands défis tels qu’une population vieillissante, une main-d’œuvre trop peu qualifiée, la nécessité d’innover davantage, de trouver un équilibre entre croissance économique et dégradation de l’environnement, et de veiller à des approvisionnements énergétiques propres et sûrs. Partout dans l’UE, les projets de politique régionale jouent un rôle fondamental pour s’attaquer à ces défis et à bien d’autres au travers de projets conçus pour créer de l’emploi, améliorer le rendement scolaire, développer des sources d’énergie renouvelables, encourager la productivité et donner les mêmes chances à tous les citoyens. Les projets et les régions jouent un rôle pivot puisqu’ils fournissent des résultats tangibles permettant d’atteindre les principaux objectifs de la stratégie.

Grâce aux 2 000 km de câbles à fibres optiques posés dans le cadre du projet, les départements pourront attirer davantage d’entreprises et offrir des services Internet de haute qualité, l’accès aux services classiques en ligne et de meilleurs services publics pour tous, ainsi qu’un environnement compétitif et innovant pour les entreprises.

De la discrimination numérique à la cohésion

L’organisation en amont du projet est le syndicat mixte ADN, issu d’une collaboration entre le Conseil général de l’Ardèche et le Conseil général de la Drôme, avec le soutien de la région Rhône-Alpes. Le projet est né du besoin de résorber le fossé numérique, surtout dans les régions où la densité de population est plus faible et où les bénéfices sont moindres pour les fournisseurs de services. Ces régions ont très souvent un accès aux services Internet faible voire inexistant, ou les coûts de ces services sont bien plus élevés qu’ailleurs.

Avant le lancement du projet, seuls 188 000 foyers de la région étaient connectés à la large bande. Suite au projet ADN, ce chiffre est passé à 360 000. L’Internet à haut débit est maintenant également disponible pour 2000 entreprises et 11 000 logements sociaux. Le réseau couvre lui-même 214 centres de commutation téléphonique, 243 zones d’activités et les réseaux métropolitains de Valence, Romans et Rovaltain. Environ 500 bâtiments publics, dont des sites départementaux, des instituts éducatifs et des établissements de santé, profitent également des nouvelles connexions en fibres optiques.

Ces progrès ont largement contribué à la cohésion territoriale et sociale de la région. L’accès à de nouveaux services est plus aisé, surtout pour les personnes qui vivent ou travaillent dans des zones reculées, notamment dans les domaines de la santé, la culture, l’éducation, la formation, la sécurité, des services publics et des réseaux sociaux.

Se tourner vers le monde des affaires d’aujourd’hui

Grâce à la connectivité, le projet aide la région à accroitre son attractivité auprès des entreprises en rendant la société de l’information plus accessible aux particuliers et aux sociétés et en promouvant la mise sur pied et le développement d’entreprises actives dans l’économie de la connaissance, tout en soutenant la création d’emploi à long terme. ADN apporte un plus aux entreprises locales en termes de compétitivité en facilitant le réseautage, surtout pour les entreprises actives dans la recherche et le développement. L’apparition de nouvelles méthodes de travail, comme le travail à domicile, offre également aux entreprises et aux employés davantage de souplesse et de choix.

Date de rédaction

17/08/2011