Plus d’autonomie pour les personnes âgées

RegioStars 2013 Finalist« Living Lab on Wellbeing Services and Technology » est un projet de deux ans mis en œuvre pour tester des services et technologies de bien-être dans des situations de la vie réelle, notamment dans des maisons de repos pour personnes âgées. Ce projet, qui cible plus particulièrement trois régions de la Finlande occidentale, a réuni des acteurs publics et privés autour d’un objectif: élaborer un modèle nouveau et innovant favorisant l’autonomie.

Autres outils

 

D’ici 2050, un tiers de la population européenne aura plus de 65 ans, une situation qui pèsera lourdement sur les services sociaux publics. Trois quarts des personnes âgées souffrent d’une ou plusieurs maladies chroniques, la démence figurant parmi les plus fréquentes. Ce projet a été lancé pour aider les personnes âgées qui vivent chez elles et souffrent de troubles de la mémoire.

Un «laboratoire vivant» est une plateforme de recherche et d’innovation au sein de laquelle des entreprises, des autorités publiques et des citoyens unissent leurs efforts pour créer ensemble et tester dans des situations de la vie réelle de nouveaux services, idées commerciales et technologies. Il intègre les citoyens dans le processus d’élaboration afin que soient mieux pris en compte le vécu quotidien et les besoins des utilisateurs, tout en ouvrant des possibilités commerciales et en renforçant la coopération entre les pouvoirs publics.

Les tests au service d’innovations axées sur l’utilisateur

L’objectif de ce projet de laboratoire vivant était de tester, d’évaluer et d’analyser les réactions des personnes ayant expérimenté à leur domicile les technologies les plus récentes en matière de bien-être. Ce processus devait permettre aux fournisseurs d’obtenir de précieux renseignements grâce auxquels ils pourraient concevoir ou repenser leurs produits. Les innovations seraient ainsi davantage axées sur les utilisateurs.

Trois régions de Finlande ont participé à ce projet: Satakunta, Tampere et l’Ostrobotnie du Sud. Les partenaires étaient l’Agence pour le développement régional de Pori (Regional Development Agency Ltd -POSEK), le Centre pour le développement des technologies de la santé d’Ostrobotnie du Sud (South-Ostrobothnia Health Technology Development Centre - EPTEK), et l’Université de sciences appliquées de Tampere (TAMK).

Les tests ont été principalement réalisés sur trois groupes, à savoir les personnes âgées, les proches et les professionnels prenant en charge des personnes âgées, qui ont pu utiliser gratuitement les innovations technologiques les plus récentes. Les fournisseurs ont formé les personnes chargées de réaliser les tests et apporté une assistance technique tout au long du processus.

Des solutions améliorées dans plusieurs régions

Dans la région de Satakunta, le projet a été mené en collaboration avec la ville de Pori et les communes avoisinantes, ainsi qu’avec des fournisseurs de technologie de l’information et de la communication (TIC) nationaux et internationaux. Ensemble, ils ont mis sur pied un PPP (partenariat public-privé, c’est-à-dire un partenariat impliquant du personnel de santé public, des fournisseurs et des citoyens) fonctionnel, mieux connu sous le nom de Living Lab Cooperation Model (modèle de coopération Living Lab). Le processus de test Living Lab, mis au point dans le cadre du projet, a été utilisé pour tester une technologie de bien-être qui permet aux personnes âgées de vivre plus longtemps chez elles. Parmi les produits et services testés, citons un système mobile d’intervention d’urgence, une solution de sûreté pour cuisinières et un système d’alarme infirmier. La région a aussi créé ALMA, un modèle servant à évaluer, avant la prise de décision, les avantages économiques et qualitatifs d’une technologie de bien-être.

Dans la région de Tampere, une plateforme de télévision numérique innovante a été mise à l’essai pendant six mois. Dirigée conjointement par les services municipaux d’aide aux personnes âgées et une entreprise technologique, elle a permis d’établir des connexions vidéo et audio interactives pour certains services aux personnes âgées, comme des «activités quotidiennes virtuelles» ou des services de conseil et d’orientation. Ceux-ci ont contribué au renforcement des relations sociales et au recul de l’isolement.

Dans la région d’Ostrobotnie du Sud, le projet a conduit à la formation de groupes pluridimensionnels (KAT), constitués de parties prenantes publiques et privées responsables des services de soins infirmiers et de prise en charge. Ensemble, ils ont discuté des difficultés auxquelles sont confrontées les personnes âgées et ont tenté de trouver des solutions, technologiques ou autres. Ces groupes ont traité plus de 110 cas, dont environ la moitié supposait l’installation d’une technologie de bien-être permettant aux personnes âgées de continuer de vivre chez elles. Certaines expériences des KAT ont également été rapportées aux entreprises et universités locales.

Chaque région participant au projet a réussi à créer une nouvelle structure de laboratoire vivant fonctionnelle et efficace permettant d’améliorer les solutions offertes aux personnes âgées. Ce modèle, considéré comme utile pour tous les partenaires et notamment pour les soins de santé publics, sera développé à l’avenir. Il pourrait être aisément appliqué dans d’autres régions, de même que dans différents contextes nationaux et internationaux.

«Ce nouveau modèle de laboratoire vivant, qui crée des services plus rentables et des technologies plus faciles à utiliser pour les personnes âgées, apporte un changement systémique au mode de coopération entre le secteur public, le secteur privé et les citoyens
Ulla-Maija Leppäkoski, responsable du projet Living Lab

Date de rédaction

25/10/2012