Une cartographie précise de l'environnement marin

Des chercheurs financés par l'UE ont mis au point de nouvelles méthodes performantes de collecte de données sur le milieu marin qui pourraient améliorer la conservation au profit de la population locale.

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Travail de terrain avec vidéo sous-marine © ULTRA Travail de terrain avec vidéo sous-marine © ULTRA

" L'un des points positifs du projet ULTRA, c'est qu'il a rassemblé les autorités locales de la région, par exemple autour de travaux de terrain conjoints. Emprunter un bateau de taille relativement réduite pour se rendre sur un site en mer, ça rapproche les gens. Le projet a fait appel à l'expertise locale pour résoudre les difficultés d'ordre logistique et technique lors des mesures de contrôle au sol, ce qui a exigé une collaboration très étroite. Plusieurs relations établies dans le cadre du projet sont encore très actives. "

Johnny Berglund, gestionnaire du projet au Conseil d'administration du comté de Västerbotten

Le projet ULTRA a réuni des partenaires finlandais et suédois en vue de développer de nouvelles applications pour LIDAR, une technologie de télédétection laser encore peu testée dans l'environnement marin.

L'équipe finno-suédoise entendait démontrer que cette technologie pouvait être adaptée de façon à aider les scientifiques à explorer et cartographier le plancher marin entourant la région de Kvarken. Ils pourraient ainsi formuler des recommandations plus précises en matière de conservation.

En définitive, les connaissances et les données accumulées au cours du projet ont servi à établir une nouvelle zone marine protégée.

Des secrets immergés

Avec le changement climatique et l'incursion croissante de l'homme sur tous les territoires, il est urgent d'instaurer une gestion efficace des zones marines vulnérables. Cependant, l'un des principaux problèmes est qu'il s'avère difficile de fonder les décisions de conservation sur des faits en raison du manque de connaissances.

L'une des raisons de cette lacune tient à la difficulté d'obtenir des informations sur les zones marines. Cela requiert une technologie spécialisée. De plus, collecter des données demande du temps et de l'argent.

Exploiter la technologie laser

Un projet antérieur avait démontré qu'aux fins de conservation, il fallait de toute urgence améliorer la qualité des données sur les zones marines et accélérer les méthodes de collecte, signalant à cet effet le potentiel de la technologie LIDAR. L'objectif d'ULTRA était d'étudier ce potentiel.

Le projet a été divisé en quatre parties: collecte de données, analyse des données collectées, modélisation et analyse des résultats. Une fois les données recueillies et les modèles produits pour les zones marines choisies de Sävarfjärden et Rönnskär, les informations étaient envoyées pour évaluation aux organisations suédoises et finlandaises concernées afin qu'elles identifient des méthodes de surveillance efficaces.

Les bénéfices de la coopération

Le projet ULTRA a rempli son objectif d'utiliser la technologie LIDAR pour collecter des informations sur les fonds marins. Il est aussi parvenu à resserrer le partenariat transfrontalier pour l'analyse des données.

Les organisations participantes ont vécu une expérience enrichissante et les résultats viennent étayer les mesures de conservation concernant les zones marines nationales.

Le projet ULTRA est, certes, un bon exemple d'initiative financée par l'UE qui met en relation les politiques décidées en haut lieu et les solutions pratiques à l'échelon local. Le gestionnaire du projet, Johnny Berglund du Conseil d'administration du comté de Västerbotten, estime qu'ULTRA a aussi contribué à consolider les relations transfrontalières.

Investissement total et financement de l’UE

Le projet «ULTRA» a fait l'objet d'un investissement total de 490 640 EUR. La contribution du Fonds européen de développement régional s'élève à 241 045 EUR au titre du programme opérationnel «Botnia-Atlantica» pour la période de programmation 2007-2013.

Date de rédaction

19/08/2015