Renforcer les liens : Intégration des réseaux de centres de logistique dans la région de la mer Baltique (InLoC)

Une étude d'impact territorial argumente en faveur du développement.

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L'Université de technologie de Tallinn – un moteur pour une économie de la connaissance (avec l'aimable autorisation de Maiken Mets). L'Université de technologie de Tallinn – un moteur pour une économie de la connaissance (avec l'aimable autorisation de Maiken Mets).

Contexte

Depuis mai 2004, date de l'adhésion de l'Estonie, de la Lettonie, de la Lituanie et de la Pologne, la mer Baltique est presque uniquement entourée de pays de l'Union européenne. Les transports, surtout maritimes, sont très importants pour ces pays, dans la mesure où de nombreux opérateurs de transport de fret et de passagers sont présents en Baltique. Des efforts sont nécessaires pour assurer des liaisons de transport plus intégrées et durables, afin de faire face au volume croissant des échanges et des transports de marchandises. Le développement de centres de logistique conservera un rôle important à ce titre.

Ce sont là certaines des raisons pour lesquelles le projet appelé « intégration des réseaux de centres de logistique dans la région de la mer Baltique », ou InLoC, a été mis sur pied. InLoC, mis en œuvre d'août 2004 à mars 2007, a stimulé le secteur privé de la région en offrant un cadre plus favorable aux opérations logistiques ainsi qu'en créant des réseaux innovants de coopération entre des acteurs de la chaîne de transport et des centres de logistique. Un des projets a notamment pour but d'analyser l'impact des centres logistiques sur le territoire et l'environnement. C'est pourquoi le projet InLoC a réalisé en 2005 des études d'impact territorial de certains nœuds logistiques dans quatre pays.

Études d'impact territorial

Les expériences réalisées dans les études de cas ont été compilées par le chef de file du projet (le Centre d'études maritimes de Finlande) et ont été basées sur les contributions des partenaires au projet (la ville de Vantaa en Finlande, l'Institut de logistique et d'entreposage de Poznan ainsi que l'Institut maritime de Gdansk en Pologne, l'Institut de recherche en matière de transports de l'Université de technologie Gediminas de Vilnius en Lituanie, de même que l'Université de technologie de Tallinn en Estonia).

Le principal objectif de ces études d'impact territorial était d'examiner la relation entre un nœud logistique et une zone bien définie autour de ce nœud. Les études se consacrent par exemple aux impacts sur la circulation, l'aménagement du territoire et l'affectation des sols ainsi que sur l'économie régionale et l'environnement. Elles se sont déroulées en deux temps. D'abord, on s'est penché sur la situation des nœuds et des régions sélectionnés et sur l'interaction entre eux. Ensuite, on a étudié le développement à venir des objets de la recherche et les impacts territoriaux futurs.

Le Port de Muuga : une étude de cas

Le cas estonien concernait les impacts territoriaux du port de Muuga. Ce port est moderne et se développe rapidement. Il est officiellement intégré au port de Tallinn, le principal port d’Estonie. Le choix du port de Muuga pour l'étude de cas était donc justifié.

L'étude a montré que ce port était bien situé d’un point de vue géographique puisqu'à la croisée des routes commerciales d'est et d'ouest. Il se trouve à proximité du corridor de transport international et de l'autoroute Via Baltica. Il est proche de la capitale estonienne Tallinn, où sont implantées la plupart des industries. Ce port peut également être élargi à l'est dans la mesure où des terres sont disponibles. De plus, la présence de routes et de voies ferroviaires lui offre des liaisons terrestres efficaces. L'endroit se prête donc parfaitement à l'exportation et à l'importation de fret.

En estimant les futurs volumes de fret pour le port de Muuga, l'étude a tenu compte du fait que l'on assistera à l'avenir à une baisse du transit de produits du pétrole et de pyroschiste en provenance de Russie dans la mesure où cette dernière compte augmenter ses exportations directes. Cependant, on prévoit une croissance des volumes de fret pour le pyroschiste et les biens génériques ainsi que pour les marchandises en conteneurs.

À la lumière de cette évaluation positive, les travaux d'extension du port ont déjà commencé. Un terminal pour pyroschiste a été construit et il est prévu de construire très bientôt des terminaux pour le vrac ainsi que pour les produits métalliques et génériques. Le terminal pour conteneurs sera quant à lui agrandi. Un parc industriel doté d'un centre logistique sera également créé au sein du port, ce qui rendra la région attirante pour les investisseurs étrangers. Ce parc contribuera nettement à la manutention efficace de marchandises génériques et en conteneurs grâce aux services logistiques offerts.


Date de rédaction

01/05/2007