Un Programme Start-up pour bien démarrer

Grâce au FEDER, Enterprise Estonia, l'agence d'appui aux entreprises et aux investissements étrangers en Estonie, met en oeuvre un "Programme Start-up" populaire et performant.

Autres outils

 
La restauration d'archives est un travail méticuleux. La restauration d'archives est un travail méticuleux.

Contexte

Fondée en 2000 par le Ministère des Affaires économiques, Enterprise Estonia (Ettevõtluse Arendamise Sihtasutus / EAS) a pour mission de favoriser la compétitivité des entreprises et d'améliorer l'environnement économique, une tâche essentielle dans un pays qui a connu 51 ans de régime soviétique. Etant à la fois l'une des principales institutions chargées de la mise en oeuvre des Fonds structurels et le premier fournisseur d'appui aux entrepreneurs, EAS met en oeuvre trois programmes cofinancés par le FEDER: un programme de financement de la recherche & développement ("Research and Development Financing Programme"), un programme en faveur des exportations ("Export Planning Programme") et un programme d'aide au démarrage des petites et moyennes entreprises ("Start-up Programme").

Démarrage

Dans un pays qui a fortement besoin de développer son tissu de PME, le Programme Start-up permet aux nouveaux entrepreneurs de disposer d'un capital de démarrage. Il vise deux grands objectifs: 1) encourager les forces vives à créer leur propre entreprise; 2) augmenter le nombre d'entreprises ayant un potentiel de croissance, particulièrement celles qui visent l'exportation et/ou utilisent des technologies innovantes. Entre autres critères, les dossiers de candidature doivent émaner de sociétés privées, indépendantes, de moins de 50 employés, créées il y a moins de 12 mois et situées hors de Tallin, la capitale.

Evolution

En 2005, le Programme Start-up s'est scindé en deux volets, correspondant à deux types de financement selon l'orientation de l'entreprise candidate. D'une part, une "subvention de croissance"

3 exemples de projets

En 2004, l'Université de Tartu fermait son département de restauration d'archives. Les employés n'ont eu d'autre choix que de créer leur propre entreprise. Ce fut la société Mandragora, qui a élargi ses activités à la rénovation de monuments funéraires et de décors en stuc. Une aide Start-up de 7 527 euros accordée en 2005 lui a permis de mettre à jour ses outils très spécialisés et d'acquérir des équipements laser ultramodernes.

Installée dans une ferme sur l'île de Saaremaa, l'entreprise familiale GoodKaarma (www.goodkaarma.com/) est la première société balte à fabriquer du savon à partir de produits entièrement naturels. Toutes ses savonnettes sont faites à la main selon un procédé à froid spécifique. L'aide Start-up de 7 594 euros octroyée en 2005 lui a permis de commercialiser sa production au-delà du marché local. Forts de leur succès, le couple de nouveaux entrepreneurs est en train de convertir la ferme au tourisme vert.

Fondée à Tartu par trois étudiants, la société Grenius (www.grenius.com) a trouvé une façon innovante et écologique de produire des accessoires branchés à partir de déchets (emballages de café, "briques" de lait ou de jus de fruits, affiches publicitaires inutilisées...). Grenius fabrique ainsi, quelque 400 sacoches, portefeuilles et autres plumiers par mois. Les produits sont commercialisés dans 12 magasins de 5 pays: Estonie, Portugal, Pays-Bas, Belgique et Finlande. Dotée en 2006 d'une aide Start-up de 2 396 euros, l'entreprise s'attaque à présent au marché scandinave.

Résultats

Le Programme Start-up est le plus sollicité parmi la quarantaine de dispositifs d'appui que gère EAS. En 2004, première année d'opération du programme, EAS a reçu 667 candidatures pour finalement financer 188 projets. Ce succès a encouragé l'agence à hausser ses exigences et à diviser le programme en deux volets, pour privilégier la qualité des dossiers, les "bonnes idées" et les projets innovants plutôt que la simple fabrication de produits. D'où une diminution des candidatures en 2005 (286 dossiers débouchant sur 153 financements pour un total de 1,1 million d'euros), mais 58% de projets à fort potentiel. Le nombre de candidatures a de nouveau augmenté en 2006, avec 406 dossiers déposés. Sur 188 entreprises ayant démarré avec une aide Start-up en 2004, 170 (90%) étaient encore en activité. En 2005, l'aide financière s'est accompagnée de 10 modules de formation couvrant tout le quotidien d'une petite entreprise. Cette orientation se poursuit en 2006 avec des "Journées de l'Entreprise" organisées à travers le pays.


Date de rédaction

01/09/2006