Réduire les émissions produites par les systèmes de chauffage urbain dans le Jutland du Nord

Un projet innovant et collaboratif destiné à réduire l’utilisation des combustibles fossiles dans les systèmes de chauffage urbain devrait avoir des retombées très positives pour l'environnement.

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Le projet FleksEnergi entend recourir à des sources d’énergie durable pour les systèmes de chauffage urbain. Le projet FleksEnergi entend recourir à des sources d’énergie durable pour les systèmes de chauffage urbain.

Le Danemark a été l’un des premiers pays à recourir au système de chauffage urbain, très courant aujourd’hui dans les villes et agglomérations et qui consiste à produire de l’électricité et de la chaleur bon marché dans des centrales et à les distribuer dans les habitations et les entreprises. Comme pour l’énergie éolienne, le Danemark a accumulé dans ce domaine un savoir-faire technologique qui se monnaie aujourd’hui avec un succès croissant dans le monde entier.

Même si certains systèmes de chauffage urbain danois font appel à la combustion de déchets industriels et ménagers, la plupart continuent à utiliser principalement ou exclusivement des combustibles fossiles.

Depuis mars 2009, le projet FleksEnergi, fruit d’une collaboration entre trois municipalités du Jutland du Nord (Aalborg, Rebild et Jammerbugt), examine les autres sources d’énergie dans le but de remplacer progressivement le charbon et le gaz par des sources d'énergie renouvelable (énergie éolienne, solaire, biomasse, chaleur industrielle, géothermie).

Développement de nouvelles technologies

Après avoir expérimenté l'utilisation de plusieurs sources d'énergie, cinq des 39 systèmes de chauffage urbain du Jutland du Nord (Brønderslev, Jammerbugt, Thisted, Mors et Aalborg) ont déjà entrepris une diversification en recourant aux énergies vertes. Jonas Kromann, le responsable du projet, espère que, d’ici à son achèvement en décembre 2013, plusieurs autres centrales de la région auront suivi cette même voie.

«La mise en place d’un réseau et la coopération entre les différentes parties prenantes (entreprises, centrales de chauffage urbain, ingénieurs conseils, autorités locales) sont des outils précieux pour la mise en œuvre des principaux objectifs du projet», a ajouté M. Kromann.

Parmi ces objectifs figurent la réduction des émissions de dioxyde de carbone, la fiabilité des approvisionnements, l’optimisation de la production et de la distribution de chaleur et la conception de nouveaux lieux de travail.

Encourager la recherche et le savoir-faire

Outre la réduction d’émissions, le projet devrait être synonyme de croissance pour le marché régional du chauffage urbain et favoriser la recherche scientifique dans les nouvelles technologies. À long terme, l’expérience accumulée devrait, à son tour, asseoir la réputation du Jutland du Nord en tant que centre d’excellence et de savoir-faire en matière de chauffage urbain.

Le Fonds européen de développement régional, l’université d’Aalborg et Aalborg Samarbejdet, qui regroupe les cinq projets, ont participé au financement de cette initiative.


Coût total et financement de l’UE


Le projet «FleksEnergi» disposait d’un budget total de 1 569 034 EUR. La contribution du Fonds européen de développement régional s’élève à 784 517 EUR pour la période de programmation 2007-2013. Le projet est financé au titre du programme opérationnel «Innovation et connaissance».


Date de rédaction

01/03/2013