Un nouveau centre de recherche afin d’améliorer le diagnostic du cancer

La mission du Centre d’étude des hémopathies malignes est de diagnostiquer les leucémies, les myélomes et les lymphomes ainsi que de favoriser l’éducation et la recherche sur ces maladies.

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L’un des objectifs du Centre était de rassembler une équipe scientifique multidisciplinaire dont l’association des expertises lui permettrait de mener à bien ses missions. De gauche à droite: Dr Katerina Nicolaou (biologiste moléculaire en oncologie), Dr Laura Koumas Lioliou (immunologue), Dr Paul Costeas (Chef de projet, généticien), Dr Vicky Nicolaidou (biologiste cellulaire), Dr Katerina Mbarpouti (hématologue clinique), Maria Kleopa (biologiste), Menelaos Manoloukos (biologiste moléculaire), Andri Mitsidou (biologiste), Dr Jason Chi (biologiste moléculaire). L’un des objectifs du Centre était de rassembler une équipe scientifique multidisciplinaire dont l’association des expertises lui permettrait de mener à bien ses missions. De gauche à droite: Dr Katerina Nicolaou (biologiste moléculaire en oncologie), Dr Laura Koumas Lioliou (immunologue), Dr Paul Costeas (Chef de projet, généticien), Dr Vicky Nicolaidou (biologiste cellulaire), Dr Katerina Mbarpouti (hématologue clinique), Maria Kleopa (biologiste), Menelaos Manoloukos (biologiste moléculaire), Andri Mitsidou (biologiste), Dr Jason Chi (biologiste moléculaire).

Les patients atteints d’un cancer et les médecins seront les premiers à bénéficier d’outils de diagnostic plus performants et du développement de la recherche que va permettre l’ouverture d’un nouveau centre spécialisé dans les hémopathies malignes.

La première cause de mortalité due au cancer chez les jeunes

La leucémie étant le cancer le plus mortel chez les enfants et les jeunes de moins de 20 ans, il paraissait indispensable que Chypre se dote d’un centre de recherches capable d’offrir un service intégré de diagnostic des hémopathies malignes, qui regroupent la leucémie, les lymphomes et les myélomes.

Le nouveau Centre d’étude des hémopathies malignes (CSHM) répond parfaitement à ce besoin, tout en constituant également une plateforme de recherche et de développement scientifique dans le domaine de l’hémato-oncologie.

L’organisation de tutelle du Centre est la Fondation Karaiskakio, une organisation sans but lucratif qui a fondé le Registre chypriote des donneurs de moelle osseuse, riche de plus de 100 000 donneurs volontaires inscrits, ainsi qu’un laboratoire de recherche avancée en immunogénétique et un laboratoire d’hématologie moléculaire, spécialisé dans l’étude moléculaire des hémopathies malignes.

Un laboratoire au service des patients

L’objectif du CSHM est de proposer une prise en charge complète aux patients souffrant d’hémopathies malignes. Il fonctionne également comme un centre de recherches et d’expertise en hémato-oncologie, collaborant avec des institutions de premier plan au niveau mondial afin d’offrir des techniques de pointe permettant d’améliorer le diagnostic, les traitements et le suivi de la progression de la maladie chez le patient.

Le Centre compte également créer le premier registre national des hémopathies malignes, en recueillant de manière systématique les informations cliniques et de diagnostic afin de créer une base de données et un outil de recherche scientifiques en accès libre.

«Les progrès réalisés en biomédecine au cours des dernières décennies ont été fulgurants», déclare le Docteur Paul Costeas, un généticien chargé de coordonner le projet ayant mené à l’établissement du CSHM. «L’énorme travail scientifique réalisé en hémato-oncologie nous a permis de perfectionner nos connaissances de la pathogénèse moléculaire des hémopathies malignes et a amélioré notre capacité à diagnostiquer, classer et traiter ces maladies.»

De nouvelles opportunités pour les chercheurs en sciences biomédicales

L’un des principaux objectifs du nouveau centre sera le recrutement, la formation et l’accompagnement de nouveaux chercheurs et d’étudiants. À cause de son manque d’infrastructures de recherches, Chypre offre peu d’opportunités aux chercheurs en sciences biomédicales, entraînant depuis de nombreuses années une «fuite des cerveaux» vers l’Europe et l’Amérique du Nord.

Le CSHM devrait contribuer à atteindre une masse critique d’activités scientifiques susceptible de freiner cet exode.  Il accueillera des stagiaires ayant terminé leur doctorat et des étudiants diplômés et mettra en œuvre un programme de formation structuré pour le personnel médical et scientifique.  Cela motivera très certainement des chercheurs à poursuivre ici des recherches de pointe et ne manquera pas d’améliorer la réputation internationale de Chypre dans le domaine biomédical.

Coût total et financement de l’UE

Le coût total du projet «Centre pour l’étude des hémopathies malignes (CSHM)» s’est élevé à 1 999 978 EUR dont 1 299 985 EUR (65 %) ont été alloués par le Fonds européen de développement régional au titre du programme opérationnel «Développement durable et compétitivité» en faveur de Chypre pour la période de programmation 2007-2013.

Date de rédaction

30/07/2013