Amélioration des sites de décharge

Dans le cadre d’un effort national majeur visant à remplacer les sites de décharge existants, la Bulgarie a récemment construit cinq nouvelles décharges régionales de déchets solides. Ce projet permet à la nation de s’adapter à la réglementation communautaire en matière de gestion des déchets solides et d’éviter des dommages environnementaux potentiels dus à la pollution et aux décharges incontrôlées.

Autres outils

 

«Nous mettons en place une section de recyclage à grande échelle destinée à extraire le métal, le verre, le plastique et le papier à l’aide de deux différents systèmes permettant de traiter à la fois les ordures ménagères et les déchets de construction.»
Plamen Kanazizov, exploitant de la décharge de Ruse

Les nouveaux sites font partie du programme national bulgare de gestion des déchets. L’un des principaux objectifs consiste à construire ou à reconstruire des décharges régionales ainsi qu’à réduire le réseau des déchets solides en passant des 700 sites existants à 56 nouveaux sites de décharge.

Respect des normes communautaires

La mise en décharge était précédemment la principale méthode d’élimination des déchets solides utilisée en Bulgarie. En 1997, 99 % des déchets collectés de la nation étaient rejetés dans quelque 700 décharges, dont la plupart n’étaient pas conformes aux exigences de l’UE en matière de gestion des déchets solides.

Les autorités nationales ont décidé de remédier partiellement à cette situation en construisant cinq sites de décharge régionaux. Ceux-ci étaient destinés à remplacer plus de 100 sites de décharge existants desservant les régions de Montana, Ruse, Sevlievo, Silistra et Sozopol. Trois quarts du financement total nécessaire à ces travaux provenaient du Fonds de cohésion de l’UE, le reste étant financé au niveau national.

Le projet visait à assurer une gestion des déchets solides parfaitement conforme aux réglementations européennes et bulgares, et à éviter par conséquent les dommages environnementaux susceptibles d’être engendrés par d’anciennes décharges polluées et incontrôlées. Il avait également pour objectifs de réduire la pollution dans le Danube et dans le bassin de la mer Noire, de fermer certains des sites de décharge les plus anciens et les plus pollués, ainsi que de réhabiliter les sites de décharge existants.

Une meilleure gestion des déchets

Ce projet de cinq ans a permis la création de quelque 100 emplois au cours de la phase opérationnelle. Il a entraîné la fermeture de sites de dépôt sauvage et apporté d’importantes améliorations en matière de gestion et de contrôle des déchets. Il a permis d’augmenter les rapports de réutilisation et de recyclage, ainsi que de réviser l’organisation des collectes et du transport. Une élimination des déchets plus respectueuse de l’environnement contribue également à empêcher le lessivage de contaminants dans la nappe phréatique et le Danube, ce qui permet d’assurer un meilleur contrôle en la matière.

La décharge de Ruse construite récemment remplace 19 sites de décharge. Elle comprend trois cellules pour les déchets ménagers non dangereux, deux pour les déchets inertes et deux pour les déchets dangereux. Le système produit des solides plus propres, qui sont ensuite renvoyés à la décharge, alors que de l’eau non polluée est absorbée par le réseau d’assainissement. La décharge de Montana comprend cinq cellules dotées d’un système d’évacuation pour la collecte des lixiviats, d’un joint hydraulique inférieur et d’un gazoduc pour acheminer le méthane dans la digue environnante, ainsi que d’une infrastructure moderne spécifique.

Date de rédaction

06/01/2010