Hommage aux victimes des combats à la frontière franco-belge

Animées par un devoir d’histoire et de mémoire, des collectivités locales belges et françaises ont commémoré le centenaire d’une bataille méconnue qui s’est livrée à la frontière franco-belge en août 1914.

Autres outils

 
des enfants participent à une cérémonie commémorative au cimetière de l'Orée de la Forêt, à Rossignol, en Belgique.  © P. Labranche des enfants participent à une cérémonie commémorative au cimetière de l'Orée de la Forêt, à Rossignol, en Belgique. © P. Labranche

" L’équipe du projet, composée de 18 partenaires, a non seulement créé une myriade d’outils de communication mais aussi tissé des liens vitaux entre les populations des villages avoisinants dans les régions belges et françaises où ces épisodes tragiques de l’histoire ont laissé des traces à de nombreux égards. "

Caroline Toussaint, Administration communale de Virton

Durant la bataille dite «des frontières», des troupes allemandes et françaises se sont affrontées dans le sud de la Belgique et en Lorraine française. Plusieurs milliers de soldats des deux camps ont ainsi été tués ou mis hors combat, plusieurs centaines de civils innocents ont perdu la vie et de nombreuses villes ont été détruites.

Le projet de coopération transfrontalière «Chemin de la Mémoire: sur les traces de la bataille des frontières d’août 1914» permet aux visiteurs de découvrir les différents aspects de cette bataille en se promenant sur les lieux où se sont déroulés les combats.

Des circuits explicatifs

En prévision des célébrations du centenaire, l’équipe du projet a entrepris la rénovation de sites militaires majeurs et de hauts lieux du patrimoine rural, tels que le musée Latour. Dix circuits ont été aménagés et parsemés de nombreux panneaux pour mieux guider les visiteurs. Une brochure et une carte détaillée fournissent des informations plus approfondies sur chaque circuit.

Un site spécifiquement consacré au Chemin de la mémoire explique aux touristes les origines et les conséquences de ce conflit ainsi que les souffrances endurées par les habitants des villages avoisinants. Une application pour téléphone portable a également été développée afin de permettre aux visiteurs de planifier leur visite et de les guider le long des circuits. Enfin, les enfants et les étudiants peuvent découvrir la région transfrontalière en revisitant les guerres frontalières à travers un livre pédagogique.

Apprendre par l’histoire

Tout au long de 2014, 56 événements commémoratifs ont été organisés dans les deux régions afin de marquer le centenaire de la bataille. Par ailleurs, quelque 840 étudiants français et 720 belges ont été informés sur la bataille par différentes associations de leur pays, et 520 étudiants ont visité le musée Latour.

Mais surtout, le projet a réussi à resserrer les liens entre les populations des villages où ces événements tragiques ont laissé de nombreux stigmates. 
Les économies régionales, tant en France qu’en Belgique, ont été les premières bénéficiaires du regain d’intérêt des touristes pour la région. Un emploi intérimaire a été créé durant le projet.

Investissement total et financement de l'UE

Le projet «Chemin de la Mémoire: Sur les traces de la bataille des frontières d’août 1914» a fait l’objet d’un investissement total de 2 008 865 EUR, la contribution du Fonds européen de développement régional s’élevant à 1 004 433 EUR au titre du programme opérationnel INTERREG IVA «Grande Région» pour la période de programmation 2007-2013.

Date de rédaction

17/12/2015