Mettre en commun les ressources sanitaires à la frontière franco-belge

La coopération entre régions wallonnes, flamandes et françaises est au cœur de ce projet, afin que les patients frontaliers puissent jouir d’un accès libre aux institutions de santé les plus proches de chez eux, et notamment aux services d’urgence, indépendamment du pays dans lequel ces institutions se trouvent.

Autres outils

 

Des projets comme celui-ci contribuent à faire de l’UE une économie intelligente, durable et inclusive d’ici 2020, comme le prévoit la stratégie de croissance Europe 2020. L’UE doit relever de grands défis tels qu’une population vieillissante, une main-d’œuvre trop peu qualifiée, la nécessité d’innover davantage, de trouver un équilibre entre croissance économique et dégradation de l’environnement, et de veiller à des approvisionnements énergétiques propres et sûrs. Partout dans l’UE, les projets de politique régionale jouent un rôle fondamental pour s’attaquer à ces défis et à bien d’autres au travers de projets conçus pour créer de l’emploi, améliorer le rendement scolaire, développer des sources d’énergie renouvelables, encourager la productivité et donner les mêmes chances à tous les citoyens. Les projets et les régions jouent un rôle pivot puisqu’ils fournissent des résultats tangibles permettant d’atteindre les principaux objectifs de la stratégie.

Outre les avantages liés à l’accessibilité des traitements, le projet permet de réduire les dépenses publiques des deux pays en matière de soins de santé en simplifiant et en harmonisant les procédures et en mettant les ressources en commun.

La planification intelligente progresse

Le projet a enregistré d’excellents résultats en termes de coopération dans la région frontalière dont il est question. L’histoire remonte à 1992, lorsqu’une ébauche de coopération a débuté entre deux hôpitaux à la frontière franco-belge. Le programme couvre aujourd’hui un territoire de plus de 60 000 km2 et une population d’environ 10,5 millions de résidents. Des économies sont possibles grâce à la mise en commun des ressources et à la complémentarité des compétences médicales proposées. Les mutualités offrent quant à elles une couverture sans limite qui rassure les patients.

Depuis le lancement des trois principales initiatives du projet (COSANTRAN, COSANWALFRAN et COSANVLAAMSFRAN), de nombreux progrès ont été engrangés. Cinq zones transfrontalières ont été créées pour l’accès aux soins de santé (sur la base des disponibilités dans la région et des besoins de la population locale), des services d’urgence transfrontaliers sont maintenant en service et les soins oncologiques et urologiques ont été améliorés grâce à la coopération entre l’hôpital de Mons (CHR), en Belgique, et l’hôpital de Maubeuge (CH), en France. Par exemple, chaque semaine, un oncologue et trois urologues de Mons organisent des consultations avec leurs homologues français.

Des soins de santé intégrés pour tous

Des réunions avec les prestataires de services et les patients sont organisées et des brochures sur l’application des conventions sanitaires sont publiées afin de veiller à ce que les professionnels et les résidents soient informés des soins disponibles. Des efforts ont également porté sur le cadre juridique de la mobilité des patients (législation, jurisprudence, etc.) et sur la promotion d’une politique de soins transfrontalière incluant les soins hospitaliers, les soins ambulatoires, la santé mentale et l’assistance aux personnes âgées et handicapées, afin d’inclure tous les membres de la société.

Des projets comme celui-ci produisent des résultats tangibles et jouent un rôle pivot pour que l’UE atteigne les objectifs prévus par la stratégie de croissance Europe 2020. Consciente de vivre dans un monde en constante évolution, l’UE a décidé de devenir une économie intelligente, durable et inclusive en se fixant des objectifs ambitieux couvrant l’emploi, l’innovation, l’éducation, l’inclusion sociale et le climat/l’énergie.

Date de rédaction

22/08/2011