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Sondage auprès des décideurs de haut niveau - Rapport de synthèse

Terrain: 19 février - 20 mai 1996
Publication: Septembre 1996
Fiche technique

RapportFormatLangue
Rapport complet (anglais seulement)pdf logo[ 709kb]English

Table des matières

  1. Introduction
  2. La perception du rôle de l'Europe dans le monde
  3. Les menaces visant les intérêts européens
  4. Les attitudes à l'égard de l'adhésion et des bénéfices tirés de l'Union européenne
  5. Les priorités pour l'Union européenne dans les dix années à venir
  6. Les problèmes et les questions les plus graves qui se posent actuellement à l'Union européenne
  7. La subsidiarité et le processus de prise de décisions
  8. Le soutien concernant les questions institutionnelles et "constitutionnelles"
  9. La monnaie unique
  10. Spécifications techniques

1. Introduction

Depuis plus de vingt ans, l'Eurobaromètre mesure l'opinion publique, sondant à la fois le grand public et des groupes-cibles spécifiques, selon les besoins des différents services de la Commission.

Bien que de nombreux sondages aient été effectués auprès de groupes d'intérêts particuliers dans toute l'Union, c'est la première fois qu'un sondage portant sur une aussi grande diversité de personnes haut placées est réalisé.

L'univers a été divisé en cinq groupes;

Afin de procéder au sondage, une base de données identifiant les postes de haut niveau correspondant à chacun des groupes a été établie. Le sondage s'est efforcé d'interroger au niveau le plus élevé possible les personnes occupant ces postes dans chacun des cinq groupes et dans chaque État membre. Le nombre de personnes sondées par État membre a été basé sur la représentation de cet Etat au Parlement européen. Au total 3.778 personnes ont été interrogées et les moyennes de l'UE ont été pondérées selon les statistiques démographiques de chaque État membre. Les caractéristiques de "l'échantillon" sont annexées au présent rapport.

Partant du principe que les personnes interrogées étaient très occupées, la méthode de sondage adoptée a donc été l'entretien téléphonique, le temps maximal que nous pouvions raisonnablement nous permettre de leur demander étant de 15 minutes. En fait, un certain nombre d'entretiens ont duré plus longtemps quand les participants y étaient disposés et souhaitaient donner des réponses plus détaillées, ce dont nous leur sommes reconnaissants.

Le profil de "l'échantillon" est très différent de celui d'un sondage grand public: 89% des personnes interrogées sont des hommes et 11% des femmes; le nombre le plus élevé de femmes interrogées se trouve en Suède avec 22%. Dans les cinq sous-groupes, nous avons trouvé un plus fort pourcentage de femmes dans la catégorie des "élus politiques" avec 17%. Dans les groupes culturels et "médias" les femmes représentent un peu plus de 10%, mais dans le secteur commercial/industriel nous avons trouvé que les femmes détenaient seulement 3% des postes de haut niveau.

L'âge moyen des personnes interrogées est de 52,5 ans, avec des moyennes plus âgées relevées en France, en Italie et en Allemagne, à savoir 54,5, 53,8 et 53,5 ans respectivement. La moyenne la plus jeune, 48,6 ans, se trouve au Luxembourg. L'analyse par groupe révèle que le groupe 5, groupe "culturel", tend à être plus âgé, 55,6 ans en moyenne, tandis que le groupe "médias" est le plus jeune, 47,1 ans.

23,9 ans représente l'âge moyen auquel les personnes interrogées ont terminé leurs études. Des moyennes plus âgées ont été relevées en Irlande (26,7), en Finlande (25,3) et en Grèce (25,1); la moyenne la plus jeune a été enregistrée au Royaume-Uni: 21,9 ans.

[Table des matières]

2. La perception du rôle de l'Europe dans le monde

Six personnes interrogées sur dix (63%) considèrent que l'Union européenne et ses institutions ne jouent pas un rôle suffisamment important sur la scène mondiale par rapport aux autres grandes puissances comme les États-Unis, la Russie ou la Chine. Ce sentiment est particulièrement fort au Luxembourg (82%), en Belgique (80%), en Italie (79%), aux Pays-Bas (72%) et en France (70%).

29% des personnes interrogées estiment que l'Union joue le rôle qu'elle doit jouer; un pourcentage plus élevé a été relevé en Finlande (69%), en Irlande et en Suède (44%), au Royaume-Uni (43%) et au Danemark (42%). Seulement 4% des personnes estiment que l'Union et ses institutions jouent un rôle trop important, avec des écarts très faibles entre les nations ou les groupes.

Graphique 1

[Table des matières]

3. Les menaces visant les intérêts européens

Une progression éventuelle du fondamentalisme religieux et l'évolution possible comme puissances nucléaires de certains pays figurent en tête de la liste des menaces considérées affecter les intérêts essentiels de l'Europe dans les dix années à venir.

Liste des menacesRésultats moyens
1. Une progression éventuelle du fondamentalisme religieux.6.2(1)
2. Une évolution possible comme puissances nucléaires de pays autres
que la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie et les États-Unis.
6.2
3. L'apparition de mouvements nationalistes violents hors
des frontières de l'Union européenne.
5.9
4. Une immigration massive en provenance des pays non membres de l'Union européenne.5.9
5. Une augmentation des conflits ethniques et/ou territoriaux à l'intérieur de pays européens.5.8
6. Un éventuel accident nucléaire, comme celui de Tchernobyl au sein des pays européens5.8
7. Le développement de la Chine en une puissance mondiale5.4
8. L'apparition de mouvements nationalistes extrêmes au sein de l'Union européenne.5.45.4
9. La puissance économique du Japon.5.1
10. La puissance économique des États-Unis..5.1
11. Ce qui reste de la puissance militaire de la Russie.4.8

L'analyse générale du nombre de menaces ressenties par les personnes interrogées révèle que les pays limitrophes de la méditerranée expriment des degrés d'inquiétude plus élevés à l'égard de la plupart des points présentés. Inversement, des degrés d'inquiétude plus faibles ont été trouvés en Suède, en Allemagne et aux Pays-Bas. L'analyse par rapport aux cinq groupes montre que le groupe "médias" a tendance à présager plus de menaces que les quatre autres groupes.

[Table des matières]

4. Les attitudes à l'égard de l'adhésion et des bénéfices tirés de l'Union européenne

Depuis un certain nombre d'années, les sondages Eurobaromètre Standard suivent de près les attitudes du grand public à l'égard de l'adhésion à l'Union européenne et il était donc intéressant de poser certaines de ces questions aux décideurs de haut niveau.

La réponse à la question de savoir si l'adhésion à l'Union européenne est une "bonne" ou une "mauvaise" chose révèle que 94% des décideurs de haut niveau (les DDHN) considèrent qu'il s'agit d'une "bonne" chose, 2% d'une "mauvaise" chose et 4% pensent que ce n'est "ni bon, ni mauvais". Cela présente un contraste marqué avec le grand public où les pourcentages comparables étaient 48% "bonne chose", 15% "mauvaise chose" et 28% "ni bon, ni mauvais".(2)

La différence la plus frappante entre les résultats des deux sondages est la distribution des réponses. Parmi les DDHN, l'écart entre pays est relativement faible (14 points), avec le soutien le plus élevé noté en Allemagne (98%) et le plus faible en Suède (84%). Le sondage du grand public révèle un écart de 48 points, variant du plus élevé avec 75% "bonne chose" en Irlande, en Italie et aux Pays-Bas au plus bas avec 27% et 29% respectivement en Autriche et en Suède.

Parmi les cinq groupes sondés dans le cadre de l'étude des DDHN, le soutien varie entre 91% pour le groupe "médias" et 96% parmi les hauts fonctionnaires.

Graphique 2

La perception des bénéfices tirés de l'adhésion est également plus évidente pour les décideurs de haut niveau. 90% considèrent que leur pays a bénéficié de l'adhésion à l'Union, contre 45% parmi le grand public. Seulement 8% des DDHN pensent que leur pays n'a obtenu aucun avantage perceptible de l'adhésion, encore un contraste marqué avec le grand public où 34% répondaient qu'il n'y avait aucun avantage et 21% n'étaient pas en mesure de se prononcer ou ne voulaient pas se prononcer.

Dans l'analyse par pays, nous relevons des pourcentages moins élevés en ce qui concerne la perception des bénéfices dans les trois nouveaux États membres, à savoir la Finlande, l'Autriche et la Suède (79%, 73% et 63% respectivement). Le sondage du grand public révèle un profil analogue, mais avec des pourcentages bien inférieurs, à savoir, Finlande 34%, Autriche 33% et Suède 17%.

Graphique 3

[Table des matières]

5. Les priorités pour l'Union européenne dans les dix années à venir

L'établissement et le maintien de la paix en Europe, ainsi que la lutte contre le chômage, la criminalité et le terrorisme se classent parmi les priorités les plus importantes pour l'Union européenne dans les dix années à venir. Un sondage effectué parallèlement auprès du grand public, posant une question semblable, a révélé que les deux groupes manifestent des inquiétudes pratiquement identiques, ainsi que l'indique le tableau ci-dessous. La seule différence frappante est la perception de l'importance de la croissance économique, classée en quatrième position par les DDHN, mais seulement en huitième position par le grand public.

Dans l'analyse des sous-groupes, nous constatons que les résultats sont presque identiques pour ces trois principaux sujets d'inquiétudes. Il existe toutefois une divergence d'opinion sur les autres points, avec les dirigeants dans le secteur des affaires qui accordent une priorité moindre que les autres groupes aux questions relatives au bien-être social et à la protection de l'environnement, et les élus politiques qui tendent à estimer que les inégalités régionales et les subventions agricoles sont plus importantes.

Priorités pour les années à venir

Liste des priorités
Classement par ordre d'importance
DDHN
Grand public(3)

Aider à établir et à maintenir la paix

1

2

Lutter contre le chômage

2

1

Lutter contre le terrorisme/le trafic de drogue/le crime organisé

3

2

Promouvoir la croissance économique

4

8

Protéger l'environnement

5

5

Garantir les libertés individuelles des citoyens de l'UE

5

6

Promouvoir le bien-être social

7

7

Faire respecter la loi et la justice

8

4

Défendre les intérêts de l'UE dans le monde

8

9

Réduire les inégalités régionales

10

10

Assurer un revenu adéquat aux agriculteurs

11

11

[Table des matières]

6. Les problèmes et les questions les plus graves qui se posent actuellement à l'Union européenne

En réponse à la question "Essayez d'imaginer la situation d'ici quelques années: quels sont les problèmes et sujets les plus graves auxquels l'Union européenne devra faire face?", les DDHN ont spontanément cité les problèmes relatifs aux divers aspects de la conjoncture financière et économique et au chômage. Ce qui est mentionné au niveau économique/financier, c'est l'introduction de la monnaie unique et les critères de convergence qui y sont liés, les problèmes liés à l'économie, les taux de la croissance économique, la récession, la convergence des économies des États membres, l'harmonisation et le développement de la libre entreprise. Sous le titre "finances", des inquiétudes ont été exprimées à propos de l'inflation, des taux d'intérêts, des dépenses publiques et de la dette publique, de la politique fiscale et du gaspillage dans le secteur public.

36% des personnes interrogées ont cité des sujets ayant trait au chômage parmi les problèmes actuels de l'Union; entre autres: le maintien et l'augmentation du niveau de l'emploi, la redistribution de l'emploi, les problèmes liés à l'économie parallèle ainsi que les problèmes d'immigration clandestine qui souvent y sont associés, et enfin la concurrence provenant des économies à bas salaires.

Parmi les inquiétudes concernant la structure de l'Union, figurent les relations entre les États membres et l'Union. Ont été évoquées des questions comme celles de la souveraineté, de l'égalité entre les États membres, de la défense des intérêts nationaux et de l'Europe à "deux vitesses". Il a également été fait mention du rôle des institutions européennes ainsi que de la prochaine conférence intergouvernementale, et du besoin de réviser les mécanismes de prise de décisions et de réduire la bureaucratie.

Un certain nombre de personnes interrogées ont mentionné les relations avec les pays non-membres, ainsi que le traduisent des titres tels que l'agrandissement et les relations extérieures (commerce mondial, besoin d'une politique étrangère et de défense commune, développement de la Chine et du sous-continent asiatique).

Sous la rubrique affaires intérieures, la protection des droits sociaux (protection sociale et sécurité sociale) arrive en tête, suivie par les questions concernant la pauvreté, la marginalisation et l'exclusion sociale. Les problèmes relatifs à l'immigration, aux droits à l'asile, à l'intégration et au racisme ont été cités par quelques-uns, ainsi que les questions de criminalité, de terrorisme et de drogues.

Les questions ayant rapport aux affaires culturelles, à l'éducation et à l'environnement ont reçu moins de commentaires. L'environnement présente un contraste marqué par rapport aux sondages du grand public où l'inquiétude à ce sujet figure parmi les priorités auxquelles l'Union doit s'intéresser.

Graphique 4

[Table des matières]

7. La subsidiarité et le processus de prise de décisions

La question est de savoir à quel niveau, c'est-à-dire régional, national ou européen, il faudrait statuer sur les domaines de politiques particuliers. Cette question touche au coeur des différents traités et il s'agira d'un point important pour la prochaine conférence intergouvernementale. Le tableau ci-dessous illustre les opinions des DDHN sur chacun des sujets examinés. Malgré les inquiétudes continues qui sont exprimées dans certains sondages du grand public à l'égard de l'introduction de la monnaie unique, nous constatons un soutien élevé en faveur de la prise de décisions au niveau européen sur cette question (résultat moyen de l'UE 15: 7,8). Des résultats plus faibles ont toutefois été relevés au Royaume-Uni (5,8) et en Suède (6,1); des résultats particulièrement élevés ont été relevés en Belgique (8,9), au Luxembourg (8,8), en Espagne (8,7), en France (8,4) et en Allemagne (8,2).

(4)

La protection de l'environnement est une autre question qui est tout particulièrement considérée comme devant relever de l'Europe. À l'opposé, l'éducation, les services de santé, la politique sociale et la politique régionale sont considérés comme étant des questions qui relèvent avant tout des gouvernements nationaux. Il s'agit d'ailleurs des domaines que le grand public préfère également voir traités au niveau national.

Graphique 5

[Table des matières]

8. Le soutien concernant les questions institutionnelles et "constitutionnelles"

L'attitude vis-à-vis de certaines questions à caractère institutionnel ou constitutionnel a été mesuré selon les niveaux de soutien à l'égard des déclarations suivantes:

Comme l'indique le tableau ci-dessous, le fait que la Commission devrait être responsable devant le Parlement européen obtient le soutien le plus élevé (83%). La prise de décisions au niveau du gouvernement national/régional/local obtient également un soutien élevé (81%). Moins nombreux, bien que largement majoritaires, sont ceux qui soutiennent le concept d'un gouvernement européen (65%). 63% soutiennent l'égalité des droits du Parlement européen et du Conseil des Ministres.

Soutien aux thèmes clés - par pays et pour l'UE 15

Pays
La Commission doit obtenir le soutien du PE
Égalité des droits
du PE
Gouvernement européen
Prise de décisions au niveau national/local

Belgique/België

90

78

89

78

Danmark

55

23

16

76

Deutschland

89

73

72

85

Ellas

91

77

72

64

Espana

84

64

77

75

France

84

59

64

82

Ireland

62

50

40

87

Italia

91

71

87

87

Luxembourg

79

46

52

75

Nederland

91

61

63

77

Österreich

84

57

65

82

Portugal

67

45

33

71

Suomi

66

24

25

58

Sverige

63

37

36

56

United Kingdom

69

53

43

87

EU15

83

63

65

81

[Table des matières]

9. La monnaie unique

En général, le soutien à l'égard de l'introduction de la monnaie unique est bien plus élevé parmi les DDHN que parmi le grand public. 51% déclarent qu'ils sont "tout à fait pour" son introduction, 34% "plutôt pour", 7% "plutôt contre" et 6% "tout à fait contre". Les résultats correspondants pour le grand public sont 20% "tout à fait pour", 33% "plutôt pour", 15% "plutôt contre" et 15% "tout à fait contre".(5)

Les différences au niveau national sont évidentes avec un soutien très fort des DDHN au Luxembourg, en Belgique et en Espagne (plus des trois quarts soutiennent fortement la monnaie unique). Les résultats les plus négatifs se trouvent au Royaume-Uni et en Suède avec respectivement 18% et 17% de "tout à fait contre".

Parmi les cinq groupes, les niveaux de soutien les plus élevés se situent dans le secteur industriel/commercial, où 56% sont "tout à fait pour"; dans l'ensemble, le pourcentage des "contre" ne dépasse 15% dans aucun des groupes.

Graphique 6

Les quatres raisons principales invoquées par les personnes interrogées qui sont en faveur de la monnaie unique sont d'ordre économique, politique, commercial et monétaire. 41% ont mentionné des raisons d'ordre économique, notamment la réduction des inégalités entre les monnaies nationales, l'encouragement de la convergence économique, la stabilité et le développement économiques, l'augmentation de la productivité et de la compétitivité avec le reste du monde et l'intensification de la cohésion et de l'intégration économiques.

35% ont cité des avantages d'ordre politique, tels que le besoin d'une union monétaire pour évoluer vers l'unification européenne, l'intensification de la coopération entre les États membres, la réduction du nationalisme et le développement de l'esprit communautaire ainsi que la réduction de la domination d'un état ou d'une monnaie sur les autres.

Le troisième groupe d'avantages, que l'on pourrait qualifier d'ordre commercial, a été mentionné par 23% des personnes interrogées; ces avantages portent sur la réduction voire l'élimination des taux de change, la réduction des dépenses inutiles et sont indispensables à l'établissement d'un réel marché unique.

Dans la dernière catégorie intitulée "raisons monétaires", les personnes interrogées ont mentionné l'élimination de la spéculation monétaire, la réduction de l'inflation ainsi que des taux d'intérêt, le renforcement de la discipline financière et monétaire, la stabilité des taux de change et enfin, un meilleur contrôle des mouvements de capitaux.

Parmi les autres raisons moins souvent invoquées de l'appui à une monnaie unique, figurent la simplification des procédures au niveau européen, en particulier en matière de politique agricole commune. La monnaie unique aurait une incidence favorable sur l'emploi, et au niveau social/culturel, elle faciliterait les échanges sociaux et culturels et augmenterait la sensibilisation du public à l'égard de l'Europe.

Graphique 7

Parmi la minorité (13%) qui se déclare contre la monnaie unique, les raisons données se divisent à nouveau en groupes semblables. 27% citent des problèmes d'ordre pratique, dont le manque de convergence entre les États membres, le fait que leur propre pays ne soit pas prêt, et des problèmes techniques incontournables concernant l'introduction. Parmi les difficultés d'ordre économique mentionnées figurent le déséquilibre entre les économies nationales, le préjudice aux économies nationales individuelles, le risque que ceci pourrait aboutir à une "économie très centraliste et socialiste".

Parmi les inquiétudes d'ordre politique, exprimées par 23% des opposants, figurent l'impossibilité des pays de continuer à diriger leurs propres politiques économiques et fiscales, une perte implicite de souveraineté, et le fait de céder trop de contrôle à la France et à l'Allemagne.

Pour conclure, il existe également des raisons d'ordre personnel, et nous avons eu des commentaires du genre:

Et comme l'a exprimé une personne interrogée:

[Table des matières]

Spécifications techniques

1. Sondages des décideurs de haut niveau

Entre le 19 février et le 20 mai 1996, EOS Gallup Europe a effectué une étude pilote parmi les "Décideurs de haut niveau" à la demande de la Commission européenne. Le tableau suivant indique, par pays, les particularités de l'échantillon et les dates du terrain.

Pays

Instituts

Nombre d'entretiens

Dates du terrains

Autriche

Österreichisches Gallup

167

28/2 - 26/3

Belgique

DIMARSO

200

26/2 - 25/3

Danemark

GALLUP

151

13/3 - 29/3

Allemagne

EMNID

475

26/2 - 28/3

Grèce

ICAP

202

21/2 - 19/3

Espagne

DEMOSCOPIA

316

27/2 - 26/4

France

B.V.A.

455

21/2 - 12/3

Irlande

Irish Marketing Surveys

165

19/2 - 4/4

Italie

DOXA

471

29/2 - 2/4

Luxembourg

ILReS

71

26/2 - 27/3

Pays-Bas

NIPO

200

18/3 - 20/5

Portugal

METRIS

150

7/3 - 29/4

Finlande

Suomen Gallup

151

21/2 - 27/3

Suède

SIFO

151

5/3 - 28/3

Royaume-Uni

NOP

453

26/2 - 2/4

2. Eurobaromètre Standard 45.1

Entre le 12 avril et le 18 mai 1996, INRA (Europe), réseau européen d'enquêtes par sondages de l'opinion publique, a effectué la vague 45.1 de l'Eurobaromètre Standard à la demande de la Commission européenne. Le tableau suivant indique, par pays, les particularités de l'échantillon et les dates du terrain.

Pays

Instituts

Nombre d'entretiens

Dates du terrain

Autriche

SPECTRA

1064

18/04 - 07/05

Belgique

MARKETING UNIT

1035

22/04 - 09/05

Danemark

GFK DANMARK

1000

01/05 - 16/05

Allemagne

INRA DEUTSCHLAND

2139

19/04 - 06/05

Grèce

KEME

1006

19/04 - 30/04

Espagne

CIMEI

1000

19/04 - 29/04

France

TMO

1008

15/04 - 26/04

Irlande

Lansdowne Market Research

1002

23/04 - 13/05

Italie

PRAGMA

1103

16/04 - 30/04

Luxembourg

ILReS

598

12/04 - 06/05

Pays-Bas

NIPO

1009

22/04 - 14/05

Portugal

METRIS

1000

18/04 - 02/05

Finlande

Market Development Center

1022

20/04 - 12/05

Suède

TEMO

987

25/04 - 18/05

Royaume-Uni

NOP/Ulster Marketing Surveys

1362

16/04 - 07/05

[Table des matières]

(1)Ces chiffres représentent les résultats moyens obtenus pour chaque déclaration, 10 correspondrait à "une menace très forte", tandis que 1 correspondrait à "pratiquement aucune menace". [Back to text]

(2)Résultats tirés de l'Eurobaromètre Standard N· 45.1, terrain 12 avril - 18 mai 1996. [Back to text]

(3)Résultats tirés de l'Eurobaromètre Standard N· 45.1, terrain 12 avril - 18 mai 1996. [Back to text]

(4)Ces chiffres représentent les résultats moyens dans chaque domaine de politique examiné. Un résultat moyen de 10 indique que les personnes interrogées considèrent que la politique devrait être décidée exclusivement au niveau de l'Union européenne, tandis qu'un résultat de 1 indique que les personnes interrogées considèrent que la politique devrait être décidée entièrement au niveau national/régional. Les résultats intermédiaires indiquent à quel degré les personnes interrogées considèrent que les domaines de politique devraient être traités au niveau européen ou national. [Back to text]

(5)Résultats tirés de l'Eurobaromètre standard N· 45.1, terrain 12 avril - 18 mai 1996. [Back to text]

Dernière mise à jour : 01/02/2012 | Haut de la page