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Des observateurs de l'UE surveillent des soldats russes s'apprêtant à quitter un village géorgien © Reporters

Une conférence internationale des donateurs envoie un signal fort à la Géorgie.

Jusqu'il y a peu, la Géorgie présentait l'un des taux de croissance économique les plus élevés au monde (12 % en 2007). La situation a changé depuis le conflit bref, mais intense, qui a opposé ce pays à la Russie en août dernier. D'importantes voies de communication et des réseaux de transport d'énergie ont été endommagés, d'immenses zones forestières ont brûlé sous les bombes, et on ne compte plus les immeubles et maisons en ruine.

Plus de deux mois après, beaucoup d'investisseurs étrangers ont fui le pays, le tourisme s'est effondré, le chômage grimpe les Géorgiens sont nombreux à avoir vidé leurs comptes bancaires.

La Banque mondiale estime que la Géorgie, point d'accès à des ressources énergétiques indispensables à l'Europe, a besoin de 2,4 milliards d'euros pour se relever. L'Union s'est engagée à verser 500 millions d'euros au cours des trois prochaines années et les États-Unis ont promis un milliard de dollars (757 millions d'euros), dont plus de la moitié sera versée avant la fin de l'année. L'Union européenne et la Banque mondiale ont organisé le 22 octobre une conférence des donateurs English afin de dégager les 1 100 millions restants.

Près de 70 pays et institutions y ont été conviés. L'aide recueillie servira à la reconstruction et permettra aux autorités géorgiennes de mieux répondre aux besoins immédiats de celles et ceux qui ont dû quitter leur maison. Des dizaines de milliers de personnes ont été jetées sur les routes, et bon nombre d'entre elles s'abritent encore dans des camps de réfugiés de fortune.

Toutefois, l'objectif à long terme est de relancer l'économie du pays, qui a connu des réformes considérables ces dernières années. Benita Ferrero-Waldner, commissaire chargée des relations extérieures, a déclaré à ce sujet: «Il est essentiel que cette crise ne détourne pas la Géorgie des efforts de réforme politique et économique qui revêtent aujourd'hui une importance encore plus grande qu'avant le conflit de cet été.» Ancienne république soviétique, la Géorgie reçoit normalement chaque année 40 millions d'euros de l'Union européenne.

Les relations entre la Géorgie et la Russie restent tendues sur la question du statut de l'Ossétie du Sud et de l'Abkhazie, ces provinces géorgiennes séparatistes que la Russie considère désormais comme des États indépendants. Les deux parties ont entamé des pourparlers de paix le 15 octobre dernier à Genève. Les négociations devraient reprendre en novembre, sous les auspices des Nations unies et des médiateurs européens.

Au début du mois, les troupes russes se sont retirées des zones adjacentes aux régions séparatistes, conformément à un accord de cessez-le-feu négocié par l'Union européenne. Des observateurs européens ont alors pu se déployer dans ces zones afin de surveiller le respect de cet accord. Des milliers de soldats russes restent stationnés dans les régions séparatistes.

En savoir plus sur l'aide apportée à la Géorgie

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