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José Manuel Barroso lors du sommet de Copenhague © CE

Selon M. Barroso, l'accord obtenu constitue une étape positive, mais il est loin d'être suffisamment ambitieux pour l'Union européenne.

José Manuel Barroso, président de la Commission européenne, a fait part de sa déception concernant l'accord de dernière minute obtenu lors du sommet de Copenhague sur le climat, en déclarant qu'il était loin de satisfaire les attentes de l'Union européenne.

Pour l'Union, cet accord d'à peine trois pages est dépourvu d'éléments essentiels, et notamment d'objectifs communs en matière de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Non seulement il ne fixe aucune date butoir pour la conclusion d'un traité en 2010, mais il n'évoque même pas la nécessité d'un accord juridiquement contraignant.

Et pourtant même cet accord minimaliste fut difficile à obtenir. À mesure que le temps passait, les négociations semblaient se diriger vers un échec, les nations industrialisées et les pays en développement étant divisés sur la manière de veiller à ce que les économies émergentes respectent leurs promesses en matière de limitation des émissions.

Le sommet de Copenhague, qui devait se terminer vendredi, a joué les prolongations, car les avis des dirigeants du monde entier divergeaient sur la question de savoir s'il fallait accepter l'accord ou rentrer les mains vides. Samedi, après une nuit de débats houleux, ils ont décidé de «prendre acte» de l'accord.

M. Barroso n'a pas caché sa déception. D'après lui, l'Union européenne espérait un accord bien plus ambitieux.

Il estime toutefois que cet accord vaut mieux que rien.

Le texte appelle à une réduction des émissions de gaz à effet de serre «en vue de» maintenir le réchauffement de la planète en dessous de 2°C, ce qui est considéré comme le seuil au-delà duquel le changement climatique pourrait devenir incontrôlable. Il demande aux pays développés de procéder à des réductions considérables et vérifiables. L'accord propose que les pays émergents et en développement commencent à réduire leurs émissions et communiquent leurs résultats tous les deux ans, et prévoit aussi des dispositions en matière d'analyses et de consultations internationales.

C'est à chaque pays qu'il incombera de déterminer jusqu'où aller. L'accord mentionne l'année 2015 comme date limite pour l'examen des mesures qui auront été prises, mais les pays devront déclarer leurs objectifs d'ici à la fin du mois de janvier.

Le sommet de Copenhague n'a pas non plus permis de trouver un accord global sur les compensations offertes aux pays prenant des mesures pour préserver les forêts, qui jouent un rôle essentiel dans la lutte contre le changement climatique.

Le résultat le plus concret est peut-être l'engagement des nations développées de consacrer 30 milliards de dollars (21 milliards d'euros) ces trois prochaines années, puis 100 milliards de dollars (70 milliards d'euros) d'ici à 2020, au financement de projets dans les pays pauvres. Il s'agira de promouvoir les énergies propres et de faire face à la sécheresse, à la montée du niveau des mers et aux autres conséquences du changement climatique. L'Union européenne a pour sa part promis 7,2 milliards d'euros sur les 21 premiers milliards, sous forme de financement à mise en œuvre rapide, qui devraient provenir de différentes sources, tant privées que publiques.

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