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En finir avec l'inégalité salariale - 04/03/2011

Femme chercheur dans un laboratoire © istock/Lise Gagne

La première Journée européenne de l'égalité salariale, le 5 mars, souligne l'engagement à mettre un terme aux discriminations envers les femmes dans le monde du travail.

«À travail égal, salaire égal», tel est l'un des principes fondamentaux de l'Union européenne en matière de non-discrimination. Bien que l'écart de rémunération entre les hommes et les femmes accomplissant le même travail ait diminué, les progrès sont encore trop lents: les femmes continuent à gagner en moyenne 17,5 % de moins que les hommes.

La Journée de l'égalité salariale a été fixée au 5 mars pour la simple raison que pour gagner autant qu'un homme en un an, une femme devrait travailler deux mois de plus (soit jusqu'au 5 mars).

Cet écart de salaire, qui s'ajoute aux discriminations et aux inégalités vécues sur le lieu de travail, est lourd de conséquences. Il a ainsi des effets directs sur le montant de la retraite, qui sera plus faible: 22 % des femmes âgées de 65 ans et plus sont menacées de pauvreté, contre 16 % pour les hommes.

Pour lutter contre cette discrimination, la Commission va adopter les mesures suivantes:

  • lancer des actions sur le lieu de travail, tels que l'octroi de prix et de récompenses, ou l'instauration d'un classement pour les entreprises améliorant l'égalité entre les sexes;
  • aider les employeurs à déceler et à corriger les écarts indus de rémunération en leur fournissant des outils appropriés, tels que des calculatrices permettant de mesurer les écarts de salaire hommes-femmes;
  • encourager les femmes et les hommes à exercer des métiers dans lesquels ils sont sous-représentés;
  • aider les deux sexes à mieux concilier le travail et la vie de famille ;
  • améliorer la transparence salariale et corriger les effets des contrats à temps partiel et à durée déterminée (qui sont souvent le lot des femmes) sur l'égalité des rémunérations.

L'UE s'emploie également à mettre un terme à une autre forme de discrimination au travail: le fait que les femmes occupent moins de postes à responsabilité en raison de leur sexe.

À la suite d'une réunion organisée pendant la semaine avec des dirigeants de grandes entreprises européennes, la Commission a lancé une action volontaire English par laquelle les sociétés anonymes par action s'engagent à faire passer la proportion de femmes dans leurs conseils d'administration à 30 % d'ici à 2015 et à 40 % en 2050.

Les progrès réalisés seront mesurés tous les ans. S'ils sont insatisfaisants, la Commission réfléchira à d'autres mesures, éventuellement législatives, pour faire bouger les choses dans les sphères dirigeantes. À l'heure actuelle, seuls 12 % des membres des conseils d'administration des plus grandes entreprises européennes sont des femmes.

Les actions entreprises pour mettre un terme à ces discriminations reposent sur la stratégie pour l'égalité entre les femmes et les hommes et seront également présentées lors de la Journée internationale de la femme, le 8 mars.

En savoir plus sur l'égalité hommes-femmes

Campagne sur l'inégalité salariale

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