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Déficits: Chypre, le Danemark et la Finlande sous surveillance - 16/06/2010

Des pièces de deux euros © UE

Douze pays ont pris des mesures efficaces pour assainir leurs finances publiques.

Chypre, le Danemark et la Finlande ont rejoint les rangs des États membres dont l'ampleur du déficit public est considérée comme une menace pour l'économie européenne dans son ensemble. La Commission recommande à présent que ces trois pays soient placés sur sa liste des pays dont les finances publiques doivent être surveillées plus étroitement.

Jusqu'ici, douze États membres ont pris des mesures jugées efficaces par la Commission pour réduire leurs déficits, diminuer les dépenses publiques et augmenter les recettes, comme ils s'y sont engagés. Parmi eux figurent l'Irlande, l'Italie, le Portugal et l'Espagne — quatre pays se trouvant au centre de toutes les préoccupations en raison des menaces que leurs dettes publiques élevées feraient planer sur la zone euro.

L'Allemagne, quant à elle, a pris des mesures visant à encourager la consommation, répondant ainsi à ceux qui s'inquiétaient des risques que son important excédent commercial pourrait faire courir aux autres économies de l'Union. Toutefois, elle a également présenté des mesures de réduction de son déficit, qui devraient être mises en œuvre à partir de 2011.

Les autres pays ayant fait l'objet du dernier rapport de la Commission sont l'Autriche, la Belgique, la République tchèque, la France, les Pays-Bas, la Slovaquie et la Slovénie.

Comme elle le fait pour tous les pays placés sous surveillance, la Commission propose de fixer des dates butoirs pour la correction des déficits: 2011 pour la Finlande, 2012 pour Chypre et 2013 pour le Danemark. Chypre a enregistré un déficit de 6,1 % de son PIB l'année dernière. Les déficits du Danemark et de la Finlande devraient atteindre respectivement 5,4 % et 4,1 % cette année.

Jusqu'il y a peu, la situation de ces pays semblait bonne. Olli Rehn, commissaire européen chargé des affaires économiques et monétaires, a déclaré que ce revirement soudain montrait la gravité de la crise économique à l'origine des perturbations des dépenses publiques. La limite de 3 % du déficit, inscrite dans le pacte de stabilité et de croissance de l'Union européenne, vise à empêcher les déséquilibres susceptibles de saper la confiance en la zone euro, comme ce fut le cas le mois dernier avec la crise de la dette grecque.

 

En savoir plus sur la procédure de déficit excessif English

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