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Cinq États membres de l’UE affichent un déficit excessif - 24/03/2009

M. Joaquin Almunia, commissaire chargé des affaires économiques et monétaires © CE

La Commission demande à cinq États membres de l’UE de réduire leurs déficits budgétaires.

Sous l’effet de la crise économique qui grève les finances publiques, les déficits budgétaires de cinq États membres devraient dépasser la limite de 3 % du PIB autorisée par l'UE. Il s’agit de la France, de la Grèce, de l’Irlande, de l’Espagne et du Royaume-Uni.

Inquiète des conséquences possibles de cette situation sur la stabilité de la zone euro, la Commission propose des délais pour la correction des déficits de ces pays, qui avaient déjà tous excédé la limite autorisée en 2008.

Les délais proposés, qui doivent être approuvés par les chefs d’État et de gouvernement de l’UE, seraient fixés à 2013 pour l’Irlande et à 2012 pour la France et l’Espagne. La Grèce devrait prendre des mesures pour maîtriser son déficit d'ici 2010, et le Royaume-Uni d'ici 2013-2014.

Les déficits se sont amplifiés sous l'effet conjugué du recul brutal des recettes fiscales et de la hausse des dépenses sociales, telles que les prestations de chômage. En outre, les gouvernements puisent dans les caisses publiques pour stimuler la croissance et l'investissement et faire face à la plus grave récession économique depuis la seconde Guerre mondiale. On estime qu'au total, les États membres injecteront dans l'économie environ 400 milliards d'euros, soit 3,3 % du PIB de l'UE, au cours des deux prochaines années.

Les règles fixées par l’UE contraignent les pays faisant partie de la zone euro ou souhaitant y adhérer à maintenir leurs déficits budgétaires sous la barre des 3 % du PIB. Ces règles, qui font partie du pacte de stabilité et de croissance, visent à prévenir tout déséquilibre susceptible d’ébranler la confiance dans la zone euro.

Le Royaume-Uni, qui ne fait pas partie de la zone euro, n’est pas tenu d'appliquer ce pacte, mais tente de s’y conformer.

Les prévisions de la Commission pour 2009, établies en janvier dernier, tablent sur un déficit budgétaire de plus de 5 % en France, de près de 6 % en Espagne, d'au moins 9 % au Royaume-Uni et de 11 % en Irlande. Le déficit de la Grèce, déjà au-delà de la limite en 2007, a atteint 3,7 % en 2008 et devrait rester excessif cette année.

La Commission a également appelé Chypre à faire preuve d’une plus grande rigueur budgétaire, estimant que l’actuel déficit risquait de s'aggraver dans les années à venir. Chypre devrait afficher un déficit de 1 % cette année, après la mise en œuvre de son plan de relance économique.

Lors du Sommet européen qui s’est tenu en mars, les dirigeants de l’UE ont fait part de leur inquiétude à l’égard de l'actuel creusement des déficits. Ils ont souligné que les États membres devaient ramener dès que possible leurs déficits publics «à des niveaux compatibles avec la pérennité des finances publiques».

En savoir plus sur la procédure de déficit excessif

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