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À l'avenir, les entreprises pharmaceutiques devront fournir plus d'informations sur les médicaments délivrés sur ordonnance, tandis que les consommateurs seront mieux protégés contre la contrefaçon de médicaments.
La Commission a présenté des propositions visant à améliorer le fonctionnement du marché pharmaceutique européen et à permettre aux patients de disposer de médicaments sûrs, innovants et accessibles.
L'une de ces propositions permettrait au secteur pharmaceutique de publier des informations
non publicitaires sur les produits, en ligne ou dans des publications relatives à la santé. Les consommateurs pourraient alors consulter ces informations pour connaître la composition, les conditions d'utilisation et les effets des médicaments commercialisés. À l'heure actuelle, les Européens n'ont pas tous accès à de telles informations, notamment en raison de la disparité des normes entre les différents États membres.
Les citoyens européens doivent être bien informés des médicaments et traitements existants, «car c’est leur santé qui est en jeu», selon Günter Verheugen, vice-président et commissaire chargé des entreprises et de l'industrie.
Les autorités nationales vérifieraient les informations publiées pour veiller à ce qu'elles n'enfreignent pas l'interdiction européenne relative à la publicité sur les médicaments délivrés sur ordonnance. Cette interdiction vise à éviter la consommation inappropriée de médicaments et à contribuer à maîtriser leur coût.
D'autres mesures de sécurité, telles que l'obligation de faire figurer le numéro de série et un sceau sur les emballages, sont destinées à protéger les consommateurs contre les médicaments de contrefaçon
et autres produits dangereux. La contrefaçon de médicaments est un problème mondial. Partout dans le monde, il est possible de trouver des médicaments dont l'emballage est identique à l'original, mais qui ne contiennent pas les substances qu'ils sont censés contenir ou, pire, qui renferment des substances toxiques.
Malheureusement, la contrefaçon de médicaments est un marché juteux, qui devrait représenter 58 milliards d'euros dans le monde en 2010, soit une augmentation de plus de 90 % par rapport à 2005. Pour mettre fin à ces pratiques, les nouvelles propositions obligeraient les fabricants de médicaments à contrôler les entreprises qui produisent les substances actives de leurs produits. Les acheteurs devraient également contrôler les grossistes.
Par ailleurs, les réactions aux médicaments provoquent chaque année la mort de près de 200 000 personnes dans l'Union. La Commission a donc aussi présenté des propositions visant à renforcer et à clarifier le système de contrôle de la sécurité des médicaments
de l'Union européenne.
En outre, les États membres sont invités à débattre entre eux de la manière de rendre plus transparentes les décisions en matière de fixation des prix et de remboursement, d'une part, et des moyens permettant d'encourager la recherche pharmaceutique, d'autre part. Enfin, la Commission recommande d'intensifier la coopération en matière de sécurité des médicaments avec les États-Unis, le Japon et le Canada.
En savoir plus sur les produits pharmaceutiques dans l'Union européenne
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