Atlas

INSEPARABLE - Eat, Buy and Sell Sustainable FishINSEPARABLE - Eat, Buy and Sell Sustainable FishINSEPARABLE - Eat, Buy and Sell Sustainable FishINSEPARABLE - Eat, Buy and Sell Sustainable Fish

Atlas: suivre l'actualité

News European Atlas of the SeasRSS European Atlas of the SeasTwitter European Atlas of the SeasLinkedIn European Atlas of the SeasGoogle+ European Atlas of the SeasFacebook European Atlas of the Seas

Mers celtiques

Résumé

Les mers celtiques comprennent la Manche, la mer d'Irlande, la mer Celtique proprement dite et les eaux situées à l'ouest du Royaume Uni et de l'Irlande.

Cet espace maritime très exposé au vent a longtemps été une active zone de navigation. La plupart des navires marchands suivent l'axe est-ouest, tandis que l'axe nord-sud relie les côtes anglaises, irlandaises et françaises. L'activité de pêche est très intense dans la région. Elle est pratiquée de façon artisanale au sud et par des navires hauturiers au nord. C'est ici que l'aquaculture (poissons, mollusques et crustacés) s'est le plus développée et diversifiée au cours des vingt dernières années. Le tourisme est également très développé le long du littoral.

Mers celtiques

Population

La région ne compte pas de très grandes métropoles sur ses rives, même si les influences de Londres et de Paris se font sentir sur la Manche, et celle de Manchester sur la côte du North-West England. Glasgow et Dublin sont les plus grandes agglomérations côtières et n’atteignent pas 2 millions d’habitants.

Exploitation des ressources

La pêche demeure une activité importante, les captures totalisant 1,8 million de tonnes (2007).

Le merlan bleu y représente près de la moitié des captures. Les autres espèces majeures sont le maquereau, le chinchard et le hareng. Au Nord domine le chalutage hauturier à partir des ports d’Ullapool (Ecosse) et de Kyllybegs (Irlande) et, au Sud la pêche artisanale. L’aquaculture a connu un fort développement avec l’élevage du saumon en Ecosse et en Irlande, la mytiliculture dans le Munster (Irlande), en Bretagne et en Normandie (France) et l'ostréiculture en Bretagne et en Normandie.

Le merlan bleu y représente près de la moitié des captures. Les autres espèces majeures sont le maquereau, le chinchard et le hareng. Au Nord domine le chalutage hauturier à partir des ports d’Ullapool (Ecosse) et de Kyllybegs (Irlande) et, au Sud la pêche artisanale. L’aquaculture a connu un fort développement avec l’élevage du saumon en Ecosse et en Irlande, la mytiliculture dans le Munster (Irlande), en Bretagne et en Normandie (France) et l'ostréiculture en Bretagne et en Normandie.

Transport de marchandises

La région n’abrite pas de très grands ports de marchandises, à l’exception du Havre, le 5e port de l’Union européenne.


Tableau: Les grands ports marchands de l’Europe Atlantique – partie Nord

Trafic général (1)

Trafic conteneurs (2)

Port majeur

Le Havre (France)

78.9

2.7

Ports moyens

Southampton (Royaume-Uni)

Liverpool (Royaume-Uni)

Milford Haven (Royaume-Uni)

Dublin (Irlande)

43.8

32.2

35.5

21.8

1.9

0.7

0.7

(1) Millions de tonnes - Données 2007 – Source: Eurostat (France pour Le Havre), Department of transports (UK), Central Statistic Office (Irl)

(2) Millions d’EVP (Equivalent Vingt Pieds) - Données 2007, arrondies à la dizaine de milles - Source: Eurostat

Cependant, la Manche est une des grandes routes maritimes mondiales entre les ports de la Mer du Nord et le reste du monde. Deux grands axes, l’un à destination et en provenance de l’Amérique du Nord, l’autre à destination et en provenance de la Méditerranée, de l’Afrique et de l’Amérique du Sud, fusionnent dans le Pas-de-Calais. La composition de ce trafic dense est donnée dans le tableau ci-dessous.


Trafic maritime sur l’axe Ouest-Est/Est-Ouest de la Manche en 2007

CROSS (port le plus proche)

Corsen (Brest)

Jobourg (Cherbourg)

Gris-Nez (Calais)

Total (unités)

Dont:

52 712

71 864

45 023 (1)

- Cargos polyvalents

18 735

26 %

16 858

37 %

- Porte conteneurs

13 912

19 %

12 370

27.5 %

- Vraquiers

8 415

12 %

5 881

13 %

- Chimiquiers

8 039

11 %

15 816 (2)

35 %

- Pétroliers

5 175

7 %

Sources: Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage (CROSS) – Affaires Maritimes

(1) Données identifiant types de navires.

(2) Uniquement pour le sens montant Ouest-Est; 90 000 en incluant le sens descendant enregistré à Douvres

(3) Au cap Gris-Nez, pétroliers et chimiquiers sont regroupés dans la catégorie navires citernes

L'axe de l’Ecosse-mer d’Irlande-mer Celtique est également le lieu d’un important trafic Est-Ouest entre l’Irlande et la Grande-Bretagne.

Transport de passagers

En Manche, le trafic entre le continent et la Grande-Bretagne est très concentré sur la ligne Douvres-Calais et Douvres-Dunkerque (14,2 millions de passagers en 2007), tandis que les autres lignes totalisent 2,5 millions de passagers (2007).
Pour le trafic de et vers l'Irlande, les lignes Royaume-Uni-Irlande totalisent 3,2 millions de passagers (2007) et les lignes France-Irlande comptent 285 000 passagers (2007). Le trafic de liaison avec les îles est de l’ordre de 500 000 passagers par an.
Pour le trafic de et vers l'Irlande, les lignes Royaume-Uni-Irlande totalisent 3,2 millions de passagers (2007) et les lignes France-Irlande comptent 285 000 passagers (2007). Le trafic de liaison avec les îles est de l’ordre de 500 000 passagers par an.

Tourisme

Le tourisme prend diverses formes sur les littoraux de cette façade maritime. La visite des îles (Man, Aran, Scilly, îles bretonnes, îles anglo-normandes) est populaire dans l’ensemble de la région.

Les rivages de l'Irlande, du Pays de Galles, de l'Ouest de l'Ecosse, de Bretagne et du Sud-Ouest de l’Angleterre sont fréquentés par de nombreux randonneurs. L’activité de croisière est en développement, notamment à partir de Southampton (715 000 passagers en 2007) et de Douvres (175 000 passagers en 2007). Enfin un tourisme balnéaire et nautique existe depuis longtemps sur les deux rives de la Manche, qui accueillent environ 30 millions de touristes par an.
Les rivages de l'Irlande, du Pays de Galles, de l'Ouest de l'Ecosse, de Bretagne et du Sud-Ouest de l’Angleterre sont fréquentés par de nombreux randonneurs. L’activité de croisière est en développement, notamment à partir de Southampton (715 000 passagers en 2007) et de Douvres (175 000 passagers en 2007). Enfin un tourisme balnéaire et nautique existe depuis longtemps sur les deux rives de la Manche, qui accueillent environ 30 millions de touristes par an.

Services maritimes

Les questions de sécurité et de sûreté maritimes sont importantes sur toute la façade, mais se posent surtout dans la Manche.
Le trafic intense, compliqué par les traversées de car-ferries et les opérations de pêche et de plaisance, justifie l'attention des centres de contrôle et de surveillance des rives nord et sud.
Le trafic intense, compliqué par les traversées de car-ferries et les opérations de pêche et de plaisance, justifie l'attention des centres de contrôle et de surveillance des rives nord et sud.

Domaine militaire

La région possède de nombreuses bases navales stratégiques dans l’estuaire de la Clyde, à Plymouth et Portsmouth (Royaume-Uni) et à Brest et à Cherbourg (France).
Les marines britannique, française et irlandaise contribuent à la surveillance des activités de pêche, de lutte anti-pollution et de trafic de drogues, dépassant le cadre de la région.
Les marines britannique, française et irlandaise contribuent à la surveillance des activités de pêche, de lutte anti-pollution et de trafic de drogues, dépassant le cadre de la région.

Environnement

La circulation maritime fait peser un risque sur l'environnement, notamment en raison des pollutions accidentelles et des rejets volontaires.
Des dispositifs de lutte anti-pollution existent aux endroits stratégiques, notamment à Milford-Haven, Falmouth, Southampton, Brest, Cherbourg, Calais et Cork-Cobh. Les problèmes de dégradation des eaux y sont moins accentués qu’en mers du Nord et Baltique. Cependant, certains secteurs, notamment dans la Manche, sont touchés par des pollutions industrielles et par l'eutrophisation causée par les rejets agricoles et urbains, comme par exemple en Bretagne. Des aires marines protégées existent le long des côtes du Royaume-Uni, notamment au Pays de Galles. A la pointe de Bretagne, le parc marin d’Iroise constitue la première structure de cette dimension en France.
Des dispositifs de lutte anti-pollution existent aux endroits stratégiques, notamment à Milford-Haven, Falmouth, Southampton, Brest, Cherbourg, Calais et Cork-Cobh. Les problèmes de dégradation des eaux y sont moins accentués qu’en mers du Nord et Baltique. Cependant, certains secteurs, notamment dans la Manche, sont touchés par des pollutions industrielles et par l'eutrophisation causée par les rejets agricoles et urbains, comme par exemple en Bretagne. Des aires marines protégées existent le long des côtes du Royaume-Uni, notamment au Pays de Galles. A la pointe de Bretagne, le parc marin d’Iroise constitue la première structure de cette dimension en France.

Recherche

La région abrite de nombreux centre de recherche marine polyvalents (Brest, Southampton, Galway, Belfast) ou spécialisés en biologie marine (Plymouth, Bangor, Roscoff), en courantologie (Liverpool) et en nautisme (Glasgow, Southampton).

Gouvernance

Cette région correspond essentiellement aux zones économiques exclusives du Royaume-Uni, de l’Irlande et de la France.

L'Union européenne gère la pêche dans les eaux européennes, dans le cadre de la politique commune de la pêche, en consultant le Conseil Consultatif Régional de la Pêche pour les eaux occidentales septentrionales. Les eaux internationales relèvent de la compétence de la Commission des pêches de l'Atlantique du Nord-Est, de l’Organisation pour la conservation des saumons de l'Atlantique nord, et de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique pour les grands pélagiques.

La région relève de deux structures relatives à l’environnement marin:

La Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est (OSPAR).

L’Accord de Bonn relatif à la lutte contre la pollution marine, pour la Manche.

Les pays riverains de la Manche ont créé la conférence Arc Manche, qui constitue un forum de rencontres, d’échanges et de promotion de cet espace maritime.

L'Union européenne gère la pêche dans les eaux européennes, dans le cadre de la politique commune de la pêche, en consultant le Conseil Consultatif Régional de la Pêche pour les eaux occidentales septentrionales. Les eaux internationales relèvent de la compétence de la Commission des pêches de l'Atlantique du Nord-Est, de l’Organisation pour la conservation des saumons de l'Atlantique nord, et de la Commission internationale pour la conservation des thonidés de l’Atlantique pour les grands pélagiques.

La région relève de deux structures relatives à l’environnement marin:

La Convention pour la protection du milieu marin de l'Atlantique du nord-est (OSPAR).

L’Accord de Bonn relatif à la lutte contre la pollution marine, pour la Manche.

Les pays riverains de la Manche ont créé la conférence Arc Manche, qui constitue un forum de rencontres, d’échanges et de promotion de cet espace maritime.

Données physiques

Les mers celtiques sont tempérées, sans glace et sans température excessive.

Elles sont caractérisées par une forte amplitude des marées et par de fortes tempêtes hivernales. La salinité est variable: 37,5°/°° dans l'Atlantique et 35°/°° en Manche et mer d’Irlande. Les fleuves principaux sont la Seine, la Severn et la rivière de Shannon. Les fonds sont généralement en pente douce et relativement modestes (moins de 200 m), jusqu'au talus continental, au-delà duquel on peut trouver de grandes profondeurs, comme la fosse de Rockall et plaine abyssale de Porcupine à plus de 2 000 m.

Elles sont caractérisées par une forte amplitude des marées et par de fortes tempêtes hivernales. La salinité est variable: 37,5°/°° dans l'Atlantique et 35°/°° en Manche et mer d’Irlande. Les fleuves principaux sont la Seine, la Severn et la rivière de Shannon. Les fonds sont généralement en pente douce et relativement modestes (moins de 200 m), jusqu'au talus continental, au-delà duquel on peut trouver de grandes profondeurs, comme la fosse de Rockall et plaine abyssale de Porcupine à plus de 2 000 m.

Histoire

Cette région constitue depuis des temps très anciens une voie de communication entre Grande-Bretagne, Irlande, Bretagne et Normandie.

C'est via ces eaux qu'ont eu lieu la conquête romaine de la (Grande-)Bretagne (55 av. J.C.), les invasions des Scots en Ecosse (IVe siècle), l'immigration des Bretons en Armorique (Ve siècle), les raids des Vikings (traité de Saint-Clair-sur-Epte, 911), l'invasion normande de l'Angleterre (bataille d'Hastings, 1066), la conquête de l'Irlande par l'Angleterre (1169) et les affrontements entre France, Espagne et Angleterre (XIVe-XIXe siècle). Cela n'a pas empêché l'intensité du commerce maritime légal ou illégal entre les rives. A partir du XVIIe siècle, l'essor du commerce atlantique favorise le développement portuaire de la région, avec l'émergence de grands ports de la marine à voiles, comme Brest, Saint-Malo, Le Havre, Cherbourg, Plymouth, Bristol, Portsmouth, Liverpool, Southampton, Cobh-Cork.


L'Epoque contemporaine est marquée par un déclin portuaire. La pêche devient l'activité économique dominante, de même que le tourisme balnéaire qui naît dans cette région dès le milieu du XIXe siècle, grâce au développement ferroviaire. Efficacement protégée par le minage du pas de Calais, la Manche est préservée pendant la première Guerre mondiale. Elle devient par contre un enjeu stratégique essentiel pendant la deuxième Guerre mondiale (Mur de l'Atlantique, débarquement de Normandie).

C'est via ces eaux qu'ont eu lieu la conquête romaine de la (Grande-)Bretagne (55 av. J.C.), les invasions des Scots en Ecosse (IVe siècle), l'immigration des Bretons en Armorique (Ve siècle), les raids des Vikings (traité de Saint-Clair-sur-Epte, 911), l'invasion normande de l'Angleterre (bataille d'Hastings, 1066), la conquête de l'Irlande par l'Angleterre (1169) et les affrontements entre France, Espagne et Angleterre (XIVe-XIXe siècle). Cela n'a pas empêché l'intensité du commerce maritime légal ou illégal entre les rives. A partir du XVIIe siècle, l'essor du commerce atlantique favorise le développement portuaire de la région, avec l'émergence de grands ports de la marine à voiles, comme Brest, Saint-Malo, Le Havre, Cherbourg, Plymouth, Bristol, Portsmouth, Liverpool, Southampton, Cobh-Cork.


L'Epoque contemporaine est marquée par un déclin portuaire. La pêche devient l'activité économique dominante, de même que le tourisme balnéaire qui naît dans cette région dès le milieu du XIXe siècle, grâce au développement ferroviaire. Efficacement protégée par le minage du pas de Calais, la Manche est préservée pendant la première Guerre mondiale. Elle devient par contre un enjeu stratégique essentiel pendant la deuxième Guerre mondiale (Mur de l'Atlantique, débarquement de Normandie).

Bibliographie

- G. AMERINI, Short Sea Shipping of goods 2000-2006 inStatistics in focus, 02/2008, Eurostat.

- D. ORTOLLAND & J.-P. PIRAT (Ed.), Atlas géopolitique des espaces maritimes: frontière, énergie, pêche et environnement, Editions Technip, Paris, 2008.

- J.-R. VANNEY, Introduction à la géographie de l’Océan, Institut Océanographique, Editions Océanis, Paris, 1991.

- G. AMERINI, Short Sea Shipping of goods 2000-2006 inStatistics in focus, 02/2008, Eurostat.

- D. ORTOLLAND & J.-P. PIRAT (Ed.), Atlas géopolitique des espaces maritimes: frontière, énergie, pêche et environnement, Editions Technip, Paris, 2008.

- J.-R. VANNEY, Introduction à la géographie de l’Océan, Institut Océanographique, Editions Océanis, Paris, 1991.

Liens