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Speech by President Barroso, President of the European Commission: European renewal – State of the Union Address 2011
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14/09/2011 17:38:12

Read the full speech by President Barroso here and watch the exclusive interview he gave on Youtube's World View Series.

    Speech by President Barroso, President of the European Commission: European renewal – State of the Union Address 2011

    European Parliament
    Strasbourg, 28 September 2011

    Monsieur le Président,
    Mesdames et Messieurs les Députés,
    Monsieur le Ministre,
    Il nous faut être honnêtes et absolument clairs dans l'analyse de l'état de l'Union.
    Nous sommes aujourd'hui confrontés au plus grand défi qu'ait connu notre Union, je le crois dans toute son histoire.

    Il s'agit d'une crise financière, économique et sociale. Mais aussi une crise de confiance. Tant à l'égard de nos dirigeants en général, de l'Europe elle-même, de notre capacité à trouver des solutions.
    Les causes de la crise sont connues: l'Europe n'a pas répondu aux défis de la compétitivité. Certains de nos Etats-membres ont vécu au-dessus de leurs moyens. Dans les marchés financiers, il y a eu des comportements irresponsables et inadmissibles. Nous avons laissé se creuser des déséquilibres entre nos États membres, particulièrement dans la zone euro.
    Et les séismes qui secouent l'ordre international, les pressions de la mondialisation ont encore aggravé la situation.
    Et le résultat est là: nos sociétés éprouvent de vives inquiétudes. Beaucoup de nos citoyens ont peur devant l'avenir. Il y a comme jamais un danger de repli national, pour ne pas dire nationaliste.
    Les réponses populistes remettent en cause les grandes réussites de l'Union européenne: l'euro, le marché unique, même la liberté de circulation des personnes.
    Je crois qu'on peut dire que la crise de la dette souveraine est aujourd'hui avant tout une crise de confiance politique. Et nos citoyens, mais aussi le monde extérieur nous observe et se demande – sommes nous vraiment une Union? Avons-nous vraiment la volonté de soutenir la monnaie unique?
    Est-ce que les États membres les plus vulnérables sont déterminés à faire les réformes indispensables?
    Est-ce que les États membres les plus prospères sont vraiment disposés à faire preuve de solidarité?
    Est-ce que l'Europe est vraiment capable d'atteindre la croissance et de générer des emplois?
    Et moi je vous l'affirme aujourd'hui:
    Oui, c'est une situation grave mais il y a des solutions à cette crise.
    L'Europe a un avenir.
    Si nous rétablissons la confiance, et pour rétablir la confiance nous avons besoin de la stabilité, de la croissance, mais aussi de la volonté politique, du leadership politique.
    C'est ensemble que nous devons proposer à nos citoyens un renouveau européen.
     
    Il nous faut traduire dans les faits ce qu'on a constaté dans la déclaration de Berlin, signée par la Commission, par le Parlement, par le Conseil Européen à l'occasion du cinquantième anniversaire de la signature des traités de Rome – on disait à l'époque «Wir leben heute miteinander, wie es nie zuvor möglich war. Wir Bürgerinnen und Bürger der Europäischen Union sind zu unserem Glück vereint.» «Aujourd'hui nous vivons unis, comme jamais nous n'avons pu le faire par le passé.  Notre chance pour nous, citoyennes et citoyens de l'Union européenne, c'est d'être unis.»  C'est une déclaration et les mots comptent. Il faut traduire cette volonté dans le courage de chaque jour.
    Avec nos institutions, et non contre elles, nous pouvons réussir.
    Pour certains, on le sait, c'est le besoin de stabilité qui l'emporte. Pour d'autres, c'est la croissance.
    Et bien je vous dis que nous avons besoin des deux.
    Certains prêchent la discipline. D'autres la solidarité.
    Et bien nous avons besoin des deux.
    Il n'est plus question de solutions au coup par coup, partielles. Il nous faut une détermination pour des solutions globales. Une plus grande ambition pour l'Europe.
    Je crois vraiment que nous sommes aujourd'hui à une période charnière de notre histoire. Un de ces moments où si nous n'avançons pas dans l'intégration, nous risquons la fragmentation.
    C'est donc une question de volonté politique, une épreuve du feu pour toute notre génération.
    Et je vous dis, oui il est possible de sortir de cette crise. Non seulement c'est possible, c'est nécessaire. Et le leadership politique c'est cela, rendre possible ce qui est nécessaire.
    Honourable members,
    Let me start with Greece. Greece is, and will remain, a member of the euro area. Greece must implement its commitments in full and on time. In turn, the other euro area members have pledged to support Greece and each other. As stated at the euro area Summit on 21 July: "We are determined to continue to provide support to countries under programmes until they have regained market access, provided they successfully implement those programmes."
    That is why I created the Task Force for Greece.
    We have just launched an action plan based on two major pillars:
    - Around 100 viable and high-quality projects, investing in all Greek regions, to make the best use of Greece's remaining allocation of the structural funds.
    - And a major drive to reduce bureaucratic procedures for European co-funded projects.
    € 15 billion remain to be spent in Greece from the structural funds. This will support the Greek economy with an urgent programme of technical assistance to the Greek administration.
    A programme of € 500 million Euros to guarantee European Investment Bank loans to Greek SMEs is already under way.

    Link to FULL speech

    World View Interview - ask the President your questions (You Tube)

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    Last update: 28/10/2011  |Top