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Présidence grecque du Conseil de l'UE
Année européenne 2013 du citoyen
Combattre l'esclavage des temps modernes
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Le 19.06.2012, la Commission a adopté la stratégie de l'UE en vue de l'éradication de la traite des êtres humains (2012-2016), une série de mesures concrètes et pratiques qui doivent être mises en œuvre au cours des cinq prochaines années. On y trouve notamment la mise en place d'unités de répression nationales spécialisées dans la traite des êtres humains et la création d'équipes européennes communes d'enquête, chargées des poursuites dans les dossiers transfrontières.

    40 nouvelles mesures pour une stratégie européenne de lutte contre la traite des êtres humains


    Chaque année, des centaines de milliers de personnes sont victimes de la traite des êtres humains dans l'Union européenne. Ces hommes, femmes, garçons et filles en situation de vulnérabilité sont vendus à des fins d'exploitation sexuelle, de travail forcé, de prélèvement d'organes, de mendicité, de servitude domestique, de mariage forcé, d'adoption illégale ou d'autres formes d'exploitation encore.

    Le 19.06.2012, la Commission a adopté la stratégie de l'UE en vue de l'éradication de la traite des êtres humains (2012-2016), une série de mesures concrètes et pratiques qui doivent être mises en œuvre au cours des cinq prochaines années. On y trouve notamment la mise en place d'unités de répression nationales spécialisées dans la traite des êtres humains et la création d'équipes européennes communes d'enquête, chargées des poursuites dans les dossiers transfrontières.

    «Malheureusement, l'esclavage n'est pas encore un sujet réservé aux livres d'histoire. C'est terrible de voir, aujourd'hui encore, des êtres humains mis en vente, contraints au travail forcé ou à la prostitution. Nos actions visent avant tout à aider les victimes et à traîner les trafiquants devant la justice. Nous en sommes encore loin, mais nous ne pouvons avoir qu'un seul objectif: éradiquer la traite des êtres humains», a déclaré Mme Cecilia Malmström, le membre de la Commission européenne chargé des affaires intérieures.

     

    Une nouvelle stratégie européenne

    La stratégie comprend plusieurs volets: prévention, protection, soutien aux victimes et poursuite des trafiquants. Elle fixe cinq priorités et esquisse, pour chacune, toute une série d'initiatives:

    • promouvoir la mise en place d'unités de répression nationales spécialisées dans la traite d'êtres humains;
    • créer des unités communes d'enquête et associer Europol et Eurojust à tous les dossiers de traite d'êtres humains revêtant une dimension transfrontière;
    • informer clairement les victimes de leurs droits en vertu de la législation de l'UE et de la législation nationale, notamment de leur droit à une assistance, à des prestations de santé et à un permis de séjour et de leurs droits en matière de travail;
    • créer un mécanisme européen destiné à mieux détecter, orienter, protéger et aider les victimes d'un trafic;
    • instituer une coalition européenne des entreprises contre la traite des êtres humains afin d'améliorer la coopération entre les entreprises et les parties concernées.
    • créer une plate-forme européenne des organisations et des fournisseurs de services de la société civile travaillant dans le domaine de l'assistance aux victimes et de leur protection dans les États membres et dans certains pays tiers;
    • soutenir les projets de recherche analysant le rôle de l'internet et des réseaux sociaux en tant qu'outils de recrutement de plus en plus fréquemment utilisés par les trafiquants.

     

    Quelques chiffres

    Selon de récentes estimations de l'Organisation internationale du travail (OIT), les personnes victimes du travail forcé, exploitation sexuelle comprise, sont au nombre de 20,9 millions dans le monde, dont 5,5 millions d'enfants. Selon Europol, les enfants contraints à des activités criminelles telles que la mendicité organisée ou les vols à l'étalage sont vendus comme des objets, au prix de 20 000 euros chacun.

    Dans les économies développées (États-Unis, Canada, Australie, Japon, Norvège et États membres de l'UE), on estime à 1,5 million le nombre de travailleurs forcés, soit 7 % du total mondial. La traite des êtres humains procure aux organisations criminelles internationales du monde entier des bénéfices qui dépassent les 25 milliards d'euros annuels. Bien que les victimes soient souvent originaires de pays n'appartenant pas à l'UE, la traite intérieure (c'est-à-dire celle dont sont victimes des citoyens de l'UE à l'intérieur de l'UE) semble être à la hausse.

    Les données préliminaires recueillies par les États membres au niveau de l'UE semblent correspondre à celles fournies par les organisations internationales telles que l'Office des Nations unies contre la drogue et le crime (ONUDC) et montrent que les trois quarts des victimes répertoriées dans les États membres de l'UE sont vendues à des fins d'exploitation sexuelle (76 % en 2010). Les autres victimes sont exploitées pour leur travail (14 %) ou sont contraintes à la mendicité (3 %) ou à la servitude domestique (1 %).

    Si l'on regarde les chiffres du point de vue du sexe, les données préliminaires révèlent que ce sont les femmes et les filles qui sont les principales victimes de la traite: entre 2008 et 2010, les victimes étaient féminines dans 79 % des cas (dont 12 % de filles) et masculines dans 21 % des cas (dont 3 % de garçons).

    À l'heure actuelle, les auteurs de ces crimes ne finissent encore que trop rarement derrière les barreaux tandis que les victimes luttent pour se rétablir et se réintégrer dans la société: les résultats préliminaires des dernières données recueillies indiquent que le nombre de condamnations dans des affaires de traite d'êtres humains est passé d'environ 1500 en 2008 à quelque 1250 en 2010. Les Européens sont unanimes sur la nécessité d'agir: selon la dernière enquête , 93 % des citoyens pensent que les États membres de l'UE devraient coopérer pour lutter contre la traite des êtres humains.

     

    Le contexte

    Avec la «Stratégie de l'UE en vue de l'éradication de la traite des êtres humains (2012-2016)», la Commission se concentre sur des actions concrètes, qui étayeront et complèteront l'application de la législation de l'UE sur la traite des êtres humains (directive 2011/36/UE ), qui doit être transposée avant le mois d'avril 2013.

    Les mesures énumérées dans la stratégie sont le résultat des consultations approfondies qui ont été menées avec des experts, des gouvernements, des organismes de la société civile, des organisations internationales, des partenaires sociaux et des universitaires. Elles traduisent leurs préoccupations principales ainsi que le point de vue des victimes et viendront s'ajouter aux efforts existants.

    La stratégie va maintenant être soumise au Parlement européen et au Conseil.

    La Commission continuera d'évaluer les progrès réalisés dans la lutte contre la traite des êtres humains et présentera, tous les deux ans, un rapport au Parlement européen et au Conseil sur le sujet. Le premier, prévu pour 2014, inclura une évaluation à mi-parcours de la stratégie.µ

     

    • Entretiens avec des victimes de la traite, à télécharger:

    http://ec.europa.eu/avservices/focus/index.cfm?&focusid=264&page=focus&sitelang=fr

     

    • Site de la Commission européenne consacré à la lutte contre la traite des êtres humains:

    http://ec.europa.eu/anti-trafficking/index


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    Dernière mise à jour : 28/06/2012  |Haut de la page