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Le commissaire à la santé et à la politique des consommateurs, John Dalli, a
indiqué: «L’innovation responsable, tel sera mon principe directeur en matière
de technologies innovantes. Après un examen complet et approfondi des cinq
dossiers OGM qui étaient en attente, il m’est apparu évident qu’aucune nouvelle
question scientifique n’avait besoin d’être analysée plus avant. Toutes les
questions scientifiques, notamment sur le plan de la sécurité, ont été
scrupuleusement examinées. Tout ajournement de décision aurait vraiment été
injustifié. La Commission européenne remplit son rôle de manière responsable en
prenant ces décisions, qui se fondent sur plusieurs analyses de sécurité menées
au fil des ans par l’Agence européenne de sécurité des aliments (l’EFSA). En
parallèle, nous avons entamé aujourd’hui une réflexion sur la manière d’allier
un système d’autorisation européen à la liberté de décision des États membres
en ce qui concerne la culture des OGM.»
Conformément aux orientations politiques du président Barroso, énoncées en
septembre 2009, il a été demandé à M. Dalli de présenter d’ici l’été
une proposition décrivant la façon dont un système d’autorisation européen,
reposant sur des bases scientifiques, peut être combiné à la liberté de chaque
État membre de décider s’il souhaite ou non cultiver des OGM sur son
territoire.
À la suite d’une procédure complète d’autorisation, engagée en 2003, et
compte tenu des nombreux avis scientifiques favorables, la Commission a décidé
d’autoriser la pomme de terre Amflora. Cette pomme de terre génétiquement
modifiée doit servir à la production d’amidon convenant à une utilisation
industrielle (par exemple, la production de papier). Cette technologie
innovante contribue à optimaliser le processus de production et à économiser
des matières premières, de l’énergie, de l’eau et des substances
pétrochimiques.
La décision prévoit des conditions de culture strictes afin d’éviter que des
pommes de terre transgéniques ne soient laissées dans les champs après la
récolte et que des graines d’Amflora ne soient répandues accidentellement dans
l’environnement. Les produits dérivés de l’extraction d’amidon utilisés comme
aliments pour animaux font l’objet d’une autorisation complémentaire.
La Commission européenne a également adopté aujourd’hui trois décisions
autorisant l’utilisation dans l’alimentation humaine et animale, l’importation
et la transformation des maïs génétiquement modifiés MON863xMON810,
MON863xNK603 et MON863xMON810xNK603.
Ces trois produits de maïs génétiquement modifiés ont reçu un avis favorable
de la part de l’EFSA et sont passés par l’intégralité de la procédure
d’autorisation établie dans la législation de l’Union européenne. Ces produits
sont issus du croisement traditionnel de deux ou trois maïs génétiquement
modifiés, à savoir les MON863, NK603 et MON810, dont l’utilisation dans
l’alimentation humaine et animale, l’importation et la transformation sont déjà
autorisées dans l’Union européenne.
Les États membres n’ayant pu se prononcer, dans le cadre du Conseil, pour ou
contre ces décisions à la majorité qualifiée, les dossiers ont été renvoyés à
la Commission pour décision.
La présence d’un gène marqueur de résistance aux antibiotiques dans l’amidon
de pomme de terre génétiquement modifiée et les trois produits de maïs
transgéniques a été examinée avec la plus grande attention. L’EFSA a analysé la
question et a émis un avis favorable distinct le 11 juin 2009.
Les autorisations sont valables pendant dix ans.
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