Environnement des entreprises
À
elles seules, les règles régissant les quatre libertés de circulation
(pour les marchandises, les services, les personnes et les capitaux) ne
sont pas suffisantes pour atteindre les objectifs du marché unique. Pour
y parvenir, il est impératif que les politiques menées aux niveaux des
États membres et de l’Union créent un climat favorable incitant les
entreprises à se développer au-delà des frontières nationales. Les
entreprises doivent avoir l’assurance de pouvoirs affronter leurs
concurrents à armes égales, en s’appuyant sur des structures juridiques
appropriées qui leur permettent, quelle que soit leur taille, d’exercer
leurs activités aux quatre coins de l’Union.
La Commission européenne est déterminée à améliorer l’environnement
réglementaire dans lequel évoluent nos entreprises, pour les aider à
être plus performantes et compétitives sur le plan international.
L’harmonisation en matière de
droit
des sociétés et de gouvernance d’entreprise, ainsi que de
comptabilité et d’audit,
est un élément important de cette politique. L’objectif est de réduire
les tracasseries administratives pour permettre aux entreprises d’opérer
dans toute l’Union en ne se conformant qu’à un seul corpus réglementaire
et en n’utilisant qu’un système unifié de gestion et d’information
financière. Un tel système doit contribuer à accroître la transparence
et la confiance dans la gouvernance de l’entreprise ainsi qu’à mieux
protéger les investisseurs, les salariés et le grand public des
malversations, des fraudes et des erreurs de gestion.
Dans le même esprit, la réglementation européenne des
marchés publics vise à renforcer la concurrence et à améliorer la
transparence dans un secteur essentiel de l’économie de l’Union.
Moderniser les marchés publics et les rendre accessibles par-delà les
frontières, c’est multiplier les opportunités pour les entreprises et
garantir une utilisation plus rationnelle des deniers publics, pour une
meilleure qualité de service.
La Commission a également à cœur d’améliorer le cadre réglementaire
applicable aux entreprises et d’éliminer les obstacles au commerce
transfrontalier dans d’autres domaines, tels que le
droit des contrats et la fiscalité. Dans ce dernier domaine, la
Commission s’emploie à lever les obstacles que rencontrent les
entreprises qui veulent opérer dans d’autres pays du marché unique et
sont confrontées à plusieurs administrations fiscales. Pour plus
d’informations à ce sujet, nous vous conseillons de consulter le site
internet de la Commission sur
la fiscalité et l’union douanière, et notamment la rubrique
consacrée à la
fiscalité des entreprises.
La Commission souhaite enfin créer un environnement favorable au développement de
l’entreprenariat social, et
plus largement de l’économie sociale, en Europe.
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Pour une concurrence franche et équitable |
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Dans une économie ouverte de marché, la concurrence doit
pouvoir jouer efficacement son rôle, c’est-à-dire faire
baisser les prix, améliorer la qualité et favoriser
l’innovation technologique. Le marché unique mise
essentiellement sur la concurrence et sur les autorités
de réglementation pour garantir la libre circulation des
marchandises et des services dans des conditions
équitables. La Commission européenne a été chargée
d’assumer les fonctions d’autorité de la concurrence au
niveau de l’Union, pour faire en sorte que la
concurrence s’exerce librement et équitablement au sein
du marché unique.
La solide réglementation antitrust
européenne interdit aux entreprises de s’entendre pour
fixer les prix ou se répartir les marchés et les
subventions publiques sont soigneusement épluchées pour
veiller à ce que certaines entreprises ne soient pas, au
travers d’aides d’État, injustement avantagées par
rapport à leurs concurrents. Pour en savoir plus, voir
le site de la Commission sur les
questions de concurrence.
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