Audition sur la gestion collective Bruxelles, 13-14 novembre 2000
Conclusions
Audition sur la gestion collective - Conclusions (Bruxelles, 13-14
novembre 2000)
L'intérêt suscité par la conférence a été considérable.
L'audition a confirmé la complexité du sujet et la multiplicité des
intérêts en jeu.
L'audition a démontré encore une fois la place essentielle de la
gestion collective dans le cadre de l'administration des droits.
En ce qui concerne les règles relatives à l'établissement des sociétés
de gestion collective dans le Marché intérieur, différentes vues ont été
exprimées.
La plupart des participants s'est accordée sur le rôle économique,
culturel et social des sociétés de gestion collective.
Néanmoins, beaucoup ont indiqué que les différences actuelles relatives
à la forme d'organisation juridique des sociétés de gestion n'étaient
pas pertinentes pour le bon fonctionnement du Marché intérieur.
Dans le même temps, beaucoup ont indiqué qu'ils souhaiteraient que le
Marché intérieur relatif à la gestion collective soit facilité.
Beaucoup de participants ont plaidé en faveur de davantage de
transparence relativement aux règles comptables.
Un large appui s'est dégagé en faveur de la position dominante des
sociétés de gestion collective. Il a été suggéré de parler plutôt de «
position d'exclusivité » dans la mesure où ceci reflète plus exactement
le rôle des sociétés de gestion. D'une manière générale, cette position
semble être considérée avantageuse tant pour les ayants droit que les
utilisateurs. Elle permet aux sociétés de gestion collective de mener à
bien leurs tâches.
Néanmoins, des vues ont aussi été exprimées en faveur de systèmes de
gestion collective concurrents.
Les participants se sont fréquemment référés à l'évolution de
l'environnement technologique. Ils ont indiqué que les sociétés de
gestion collective devaient suivre le rythme de ces changements.
Des opinions ont été exprimées en ce qui concerne les conditions
d'octroi des licences. Tous les participants ont convenu de la nécessité
d'octroyer des licences au niveau communautaire au moins pour certains
droits. Certains participants ont soulevé la nécessité de dépasser, en
partie, l'octroi de licences au niveau territorial, ainsi que davantage
de formes centralisées de gestion.
Ces questions ont démontré qu'un certain degré de contrôle est
approprié pour la gestion collective. Dans la plupart des pays, la
supervision des sociétés de gestion collective s'applique avec un champ
et un degré d'opération différent. La plupart des participants a indiqué
qu'un degré plus élevé d'efficacité et de convergence quant à ces règles
était souhaitable pour le fonctionnement du Marché intérieur. Dans ce
contexte, une attention particulière devrait être portée à l'interface
entre le contrôle basé sur les règles de concurrence et d'autres formes
de contrôle.
Des discussions sur la manière d'adapter le rôle actuel et le
fonctionnement des sociétés de gestion ainsi que sur leurs relations
entre elles dans le cadre du nouvel environnement des services
numériques, sont en cours et doivent se poursuivre.
La Commission entend compléter ces conclusions sur la base des
soumissions écrites qu'elle a reçue.
Dans le cadre de la reflexion qu'elle entend mener au cours des
prochains mois sur l'action appropriée pour ce secteur, la Commission
continuera à prendre en compte les principes de subsidiarité et de
proportionnalité.
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