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Speeches :: Echanges sur le Port de pêche du Futur

Echanges sur le Port de pêche du Futur

Discours de Lowri Evans, Boulogne-sur-Mer, France, 29 novembre 2013

Monsieur le Ministre,
Mesdames Messieurs,

Merci de m'inviter aujourd'hui à Boulogne-sur-Mer pour ces échanges sur le Port de pêche du Futur.

Cette année, l'Union européenne est parvenue à un accord historique sur la réforme de la politique commune de la pêche. L'objectif est d'atteindre la durabilité environnementale, sociale et économique. Au nom de la Commissaire Damanaki, je remercie le Ministre Cuvillier pour son rôle dans l'atteinte de ce résultat.

La Commission Européenne a proposé un nouvel instrument financier d’accompagnement, le Fonds européen des affaires maritimes et de la pêche (FEAMP). Les négociations sur la substance devraient être achevées avant la fin de l'année.

Nous devons maintenant concentrer tous nos efforts sur la mise en œuvre de la réforme.

La nouvelle PCP présente de nombreux défis. L'introduction de l'obligation de débarquement est un défi principal lié à la gestion durable du stock. C’est là le fondement d’un avenir économiquement et socialement durable pour le secteur.

L'obligation de débarquement présente aussi des opportunités. Notamment, elle permet de mettre en œuvre notre nouveau modèle de gouvernance régionalisée. Les États membres et les parties prenantes seront en mesure de décider d'un certain nombre de mesures importantes. Vous serez en capacité de proposer les mesures les mieux adaptées à la pêcherie de la région concernée.

Mon premier message est alors, plus vous adopterez une attitude volontariste dans la gestion durable de vos pêcheries, plus vous aurez un rôle décisionnel. Les décideurs Européens, c’est peut-être vous.

Certaines initiatives régionales sont déjà en cours. Les États membres qui pêchent dans la mer du Nord, dont la France, et le Conseil consultatif pour la mer du Nord ont commencé à discuter d'un plan de gestion des rejets pour les pêcheries pélagiques. D'autres initiatives régionales ont tenté de préparer le terrain. C'est le cas dans la mer Celtique, où tous les interlocuteurs concernés ont trouvé un accord sur des engins de pêche plus sélectifs en 2012.

La sélectivité est l’élément clé. Il faut essayer de ne pas pêcher les poissons qu’on ne peut pas vendre.

N'oublions pas que l'objectif est de réduire le plus possible les captures non désirées, soit en raison d'une taille réduite ou d'une espèce non ciblée. Nous ferons tout notre possible pour apporter notre soutien. Les pêcheurs pourront recevoir un soutien financier pour tester les engins et les techniques plus sélectives et pour l'achat de matériel ayant déjà fait leurs preuves. A Lorient et en Bretagne, des engins plus sélectifs ont été mis en place pour la pêche à la langoustine. A Boulogne, plusieurs navires ont testé des engins plus sélectifs, par exemple pour le merlan. Ces initiatives peuvent être développées – doivent être développées - à une plus grande échelle et le plus vite possible. Elles peuvent être prises en charge par le FEAMP.

De même, nous pouvons financer la transformation et la commercialisation.

Nous voulons vous aider à obtenir le maximum de plus value et de revenus pour les poissons que vous pêchez.

La nouvelle Organisation Commune du Marché va stimuler la gestion collective des activités de pêche et permettra une meilleure adaptation de l’offre aux besoins du marché européen. Les nouveaux outils, et spécialement les Plans de Production et de Commercialisation, vous permettront de stimuler toutes les initiatives allant dans ce sens. Je crois que vous pourrez mieux valoriser le produit français et aussi bénéficier de soutien financier du FEAMP.

Mon deuxième message est donc : les préparatifs pour le FEAMP doivent avancer vite ! Et de nouveau, nous sommes prêts à vous y aider.

Vous souhaitez diversifier le potentiel de vos ports. Vous voulez que vos ports de pêche deviennent des "clusters" et des pôles d'innovation et de croissance maritimes. C'est exactement ce qu’il faut faire.

Les ports jouent un rôle essentiel pour garantir une croissance durable dans les régions côtières. Ils sont l'infrastructure de base pour toutes les activités en mer et ils sont les connections entre les différents secteurs, que l'activité principale soit le tourisme, la recherche, les activités industrielles liées à la nouvelle technologie offshore: ou bien sûr la pêche.

L'énergie des océans possède un potentiel de croissance et de nouveaux emplois très prometteur. Dans le contexte économique actuel, aucune opportunité ne doit être laissée de côté. Certains projets ambitieux sont déjà en cours, comme le réaménagement du port de Cherbourg et les plans pour développer l'énergie éolienne en mer près d'ici, à Berck-sur-Mer.

Le "pôle Aquimer" à Boulogne est un exemple de cluster, où divers secteurs sont physiquement proches les uns des autres, groupés autour d'organismes de Recherche et Développement et d'un port. Tous les Fonds européens pourront contribuer, y compris le programme Horizon 2020.

Donc le troisième message est simple: au-delà de la pêche, l'Europe peut faire beaucoup – veut faire beaucoup - pour soutenir l'ambition des acteurs maritimes.

Mesdames et Messieurs,

Pour la période 2014-2020, un budget de près de mille milliards d'euros sera investi dans l'économie européenne.

Dans tous les États membres, l'accord de partenariat définira la stratégie et la logique d'intervention des différents fonds. Nous devons faire en sorte que toutes les possibilités soient mobilisées pour soutenir l'économie bleue très porteuse pour l’emploi.

En France, la gestion des fonds structurels européens et d'investissement sera décentralisée. C'est maintenant à votre tour, régions Nord-Pas-de-Calais et Bretagne, de vous assurer que les fonds mis à votre disposition seront mobilisés pour la croissance et l'emploi sur les côtes de vos régions.

Nous avons des perspectives positives pour demain. Merci.