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José Manuel Barroso: "L'Europe en laquelle je crois"
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Le président Barroso a adressé ce jour au président du Parlement européen ses grandes orientations politiques pour le mandat de la prochaine Commission européenne. Ce document expose les objectifs et les idées qui, selon le président Barroso, devraient guider l'établissement d'un partenariat politique entre la Commission et le Parlement au cours des cinq prochaines années.

    Jose Manuel Barroso

    Le Président Barroso vient de présenter les grandes orientations politiques pour le prochain mandat avant les rencontres avec les différents groupes politiques du Parlement qui auront lieu entre le 7 et le 9 septembre 2009. Ces réunions précéderont un débat en séance plénière et le vote du Parlement sur la nomination du Président pour le prochain mandat, que le Parlement prévoit d'organiser les 15 et 16 septembre 2009 respectivement. Il propose au Parlement européen un partenariat ambitieux pour le progrès.

    M. José Manuel Barroso est président de la Commission européenne depuis 2004. À la suite des élections du Parlement européen organisées du 4 au 7 juin 2009, le Conseil européen l'a reconduit à l'unanimité pour un nouveau mandat de cinq ans.

     

    Extraits du texte des grandes orientations politiques concernant:

    • l'Europe en laquelle croit le président Barroso:

    «Nous traversons une époque singulière. Ce dont l'Europe a besoin, c'est d'un agenda de transformation. Ce n'est qu'en étant unie dans l'action que l'Europe dispose de la masse critique nécessaire. Nous nous trouvons face à un choix: ou bien nous façonnons ensemble le nouvel ordre, ou bien l'Europe deviendra sans pertinence.»

    • les perspectives de demain:

    «Mon premier mandat consistait à consolider l'Europe à 27. L'UE élargie nous offre maintenant un tremplin pour utiliser notre influence et notre force de façon optimale. Nous sommes désormais en mesure d'avancer avec conviction et détermination pour passer à un autre niveau d'ambition.»

    - la définition de nos priorités dans une perspective à plus long terme: une vision pour l'UE à l'horizon 2020:

    «Nous devons revoir l'actuelle stratégie de Lisbonne pour être prêts à aborder l'après-2010, en la transformant en une stratégie de convergence et de coordination de manière à réaliser cette vision intégrée de l’UE à l’horizon 2020. Cette exigence nécessitera des actions immédiates et d’autres à plus long terme:

    - garantir une sortie de crise efficace;
    - être à la pointe de la lutte contre le changement climatique;
    - développer de nouvelles sources de croissance durable et de cohésion sociale;
    - faire avancer l'Europe des citoyens;
    - ouvrir une nouvelle ère pour l'Europe en tant qu'acteur global.»

    • la façon de garantir une sortie de crise efficace:

    «Aujourd’hui, la priorité est de continuer à soutenir la demande et d’enrayer la montée du chômage. Cela implique la mise en œuvre résolue du plan européen pour la relance économique, le maintien des taux d’intérêt à un faible niveau et un recours aux règles européennes en matière d’aides d’État de nature à soutenir l’action menée par les gouvernements pour redynamiser leurs économies sans porter préjudice à d'autres États membres. S’il est prématuré de mettre un terme aux mesures de relance et de soutien à l'économie et au secteur financier, il convient néanmoins de préparer une stratégie de sortie.»

    «Sous ma conduite, la Commission exploitera tout l’éventail des possibilités offertes par le traité pour renforcer la convergence des objectifs et la cohérence des effets de la politique économique, en particulier dans la zone euro. Le renforcement de la coordination sera essentiel à une stratégie de sortie efficace.»

    «L’Europe doit sortir de la crise avec la conviction qu'elle dispose d’un système financier plus éthique, solide et responsable.»

    • le fait d'être à la pointe de la lutte contre le changement climatique:

    «La crise économique et financière et les preuves scientifiques du changement climatique ont montré que nous devions investir davantage dans le développement durable. Mais tout cela ne se résume pas à faire le nécessaire pour l'avenir de notre planète: l'Europe s'apprête à tirer un bénéfice énorme de ses investissements dans les nouvelles technologies à faibles émissions de carbone, qui créeront emplois et croissance. La lutte contre le changement climatique et le passage à une économie sobre en carbone offrent d’immenses possibilités et renforceront notre sécurité énergétique.»

    «L’Europe peut bénéficier des avantages propres aux précurseurs en exploitant le potentiel des industries, services et technologies écologiques de l’UE par une action visant à encourager l’utilisation de ceux-ci par les entreprises, et notamment les PME, et par l’élaboration du cadre réglementaire approprié. Un appareil industriel modernisé, capable d’utiliser et de produire des technologies respectueuses de l'environnement et exploitant le potentiel d'efficacité énergétique, est essentiel à une croissance durable en Europe.»

    «La prochaine Commission doit continuer à promouvoir une économie à faible intensité de carbone et en particulier la décarbonisation de notre approvisionnement en électricité et du secteur des transports – de tous les transports, y compris le transport maritime et aérien, ainsi que le développement de voitures propres et électriques.»

    • le développement des nouvelles sources de croissance et de cohésion sociale:

    «Nous ne saurions toutefois nous appuyer éternellement sur des mesures de relance à court terme. De nouvelles sources de croissance devront prendre le relais – des sources de croissance qui soient durables.»

    «Si nous voulons faire en sorte que l'Union européenne exploite ce potentiel de changement et reste un pôle industriel attrayant en 2020, nous devons définir une nouvelle stratégie pour notre politique industrielle, qui soutienne l'industrie en mettant l'accent sur la durabilité, l'innovation et les compétences humaines nécessaires pour préserver la compétitivité de l'industrie communautaire sur les marchés mondiaux. Je suis résolument attaché à une politique qui continue de supprimer les charges administratives inutiles et de garantir la sécurité juridique dont les entreprises ont besoin pour investir à long terme.»

    «La prochaine Commission doit donner une nouvelle dimension à la politique de recherche de l'UE pour en faire un des moteurs de notre développement durable.»

    • un programme pour l'emploi dans un environnement de travail en mutation:

    «Nous devons faire en sorte que nos valeurs d'intégration, d'équité et de justice sociale soient reprises dans une nouvelle approche. Nous ne tolérerons pas que des droits sociaux fondamentaux, tels que le droit d'association ou le droit de grève, qui sont essentiels pour le modèle de société européen, soient menacés. Et si la mondialisation exerce une forte pression sur notre compétitivité, il convient de ne jamais réagir en revoyant nos normes à la baisse. Nous devons plutôt plaider auprès de nos partenaires pour qu'ils adoptent des normes analogues, dans l'intérêt de leur propre bien‑être, et continuer de faire campagne dans le monde entier en faveur du travail décent, parmi d'autres normes.»

    • les marchés mondiaux:

    «L'ouverture est essentielle pour la compétitivité future de l'Europe. Il ne s'agit pas seulement d'une question de préférence politique. Il y va aussi de nos propres intérêts en tant que premier exportateur mondial.»

    «Nous devons beaucoup mieux coordonner les différents volets de notre politique extérieure et utiliser notre pouvoir de persuasion pour obtenir des résultats tangibles pour les entreprises et les citoyens de l'UE. Il convient de promouvoir l'intérêt européen de façon cohérente et avec détermination.»

    • les réseaux du futur:

    «La prochaine Commission élaborera un «agenda numérique pour l'Europe» (accompagné d'un programme législatif ciblé) afin de s'attaquer aux principaux obstacles à un véritable marché unique du numérique, de promouvoir l'investissement dans l'Internet à haut débit et d'empêcher une fracture numérique inacceptable.»

    «Un des prochains grands projets européens vise à doter l'Europe d'un nouveau super-réseau européen de l'électricité et du gaz.»

    • l'ouverture d'une nouvelle ère pour l'Europe comme acteur global:

    «Le traité de Lisbonne, s'il est ratifié, nous fournira les outils nécessaires pour ouvrir une nouvelle ère propice au rayonnement des intérêts européens dans le monde entier.»

    «Je m'engage à ce que la Commission, qui pilote tant de politiques extérieures de première importance, joue pleinement son rôle en saisissant l'occasion de donner à l'Europe la place qu'elle mérite sur la scène internationale. Nous ne devons pas considérer les relations extérieures comme un domaine à part, mais comme une partie intégrante des moyens qui nous permettent d'atteindre nos objectifs de politique intérieure.»

    • les moyens de réaliser nos ambitions:

    «Pour ce faire, une réforme du budget de l'UE, de fond en comble, sera nécessaire.»

    «Nous devrions travailler en collaboration avec la Banque européenne d'investissement et le secteur privé de façon à la fois plus étroite et plus imaginative.»

    «La Commission proposera aussi un nouveau cadre pour les partenariats public‑privé en vue de faciliter la mise en commun de différentes sources de financement pour maximiser les investissements dans les années à venir.»

    Lire l'ensemble des Grandes orientations politiques

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    Dernière mise à jour : 14/05/2012  |Haut de la page